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Poème déposé sur le site le : 26/05/2006 12:27

Souvenirs...Hélas!
La nuit tombe, je vais la rejoindre enfin !...
La ville s’est habillée de lumière, éclairage incongru qui offense ma peine, si tout pouvait être sombre comme mon cœur quand elle n’est pas près de moi.
Dans la ruelle je me faufile, mes pas résonnent…
Au bout une place, ou déjà quelques poivrots ont allumé un feu pour se réchauffer.
Je les ignore… trop de souvenirs ;
Enfin la grand rue, il fait froid…je ne sais pas, mais elle est là-bas, elle m’attend…je sais qu’elle m’attend, je l’aime mais ne le lui ai pas encore dit !
Pourquoi le dire ? Elle le sait.
Mes pas se pressent,
Encore quelques rues de lumières inondées,
Après ce sera plus sombre, et je serai plus calme…
Je hais le jour et sa clarté…
Les noctambules se réfugient dans leurs voitures, dans les bars, c’est l’hiver, j’avais oublié.
Je marche, mon corps brûle… je vais la retrouver,
Fantôme de sa vie je ne veux plus être, ce soir je serai avec elle.
Voilà, j’arrive, son visage derrière la vitre me sourit…
Toute la ville m’a ignoré, le vent, le froid, la nuit m’ont transpercé.
Toute ma vie, depuis un lourd chagrin,
j’ai oublié,
Le chaud, le froid, la pluie j’ai ignoré.
Ce soir, j’ai chaud, j’ai froid, je vis, elle m’aime pour un jour, une nuit, une vie.
Fantôme de sa vie, illusion,
Amant, Pygmalion,
Je ne suis plus.
Elle ouvre la porte, deux étoiles noires percent l’azur de mes yeux, ses bras m’enlacent, je vis, je meurs… Je l’aime.
Nuits de tragédies, n’existent plus,
L’alcool, les filles, à jamais révolus,
Elle est ma nuit,
Elle sera ma vie, ma mort, mon ange,
Je haïrai le jour et sa lumière
Qui même pour quelques heures éphémères,
L’arracheront à mes bras.
Douce nuit, tendre nuit me la rendra, cycle infernal qui me tuera.
Ma vie, mon ange tu es à moi,
Ma vie, mon ange je suis à toi, reste ! Laisse moi t’enlacer du voile éternel de l’oubli,
La nuit ma mie, nous goûterons au sourire des étoiles, leurs jeux, leurs danses, leurs sarabandes…
La lune, complice éternelle, nous guidera sur le chemin de notre bonheur, pour qu’enfin réunis au royaume nocturne, toi mon ange, mon cœur, tu me donnes la vie…

Lunessences 26/02/2006

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Avt
xx/xx/xxxx
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Ecris le : 26/02/2006