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Poème déposé sur le site le : 31/05/2006 17:30
Laisse moi le temps...
Sans visage elle erre, mortifère image, lugubre présence…Silencieuse et pesante, ta venue angoisse les âmes coupables, sans cortège pourtant, tous savent que tu es là. Ames meurtrières ou âmes perverses tremblent et se rebellent espérant un sursis, un retard, maudissant ta venue comme pour t’interdire d’officier, mais à l’aube de leur dernier souffle, ton odeur emplit leurs narines et les arrache, impassible, à leur existence prisonnière… Noire justicière, sans a priori tu fauches et emportes les âmes leur heure venue, imperturbable, tel un moine cistercien, tu accomplis l’œuvre qui t’amène, et les pleurs que tu traînes en immenses chapelets ne retardent pourtant pas ton arrivée. Aujourd’hui pourtant je te demande, ô sœur de ma vie, d’oublier sur ton chemin, le semeur de ma petite existence, j’ai tant de choses à lui dire, tant d’amour à lui donner, trop de déception à lui faire oublier… Hier est un autre jour que demain n’enfantera plus, car aujourd’hui est différent, rempli de repentir et d’amour… Ö noire faucheuse, l’Eternel Bienveillant m’a assurée de sa clémence et tu es servante fidèle, éloigne toi pour un temps, c’est ma requête accordée, et je pourrai rattraper les secondes et les heures pour être pardonnée de l’avoir mal aimé. Je sais que tu reviendras quand il sera temps pour cette âme, que tu garderas comme un trésor de guerre, et mes yeux gonflés de peine et d’amour égoïstes déverseront alors, leurs larmes dans ton noir sillon pour grossir les chaînes que tu traînes, incapables elles aussi de te retenir… Laisse-moi le temps… Lunessences Copyright SGDL 2005 Tous droits réservés 02/03/2005
Lunes
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :Information : Poème sur la Complaisance
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