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Poème déposé sur le site le : 06/06/2006 17:18
Mes yeux
Ces yeux qui voient sous le joug du voile de la réalitéCeux qui se ferment pour mieux s’ouvrir, pour mieux souffrir Voir ce n’est pas vivre, ce n’est pas exister C’est vouloir réagir A ce qui ne s’est pas encore passé... Dans chaque regard se déchargent les émotions présentes Ou le néant que je cultive comme une peste noire La vision n’est-elle que l’ombre d’une réalité distante ? Peut importe puisque l’ombre cache les défauts et m’abandonne au soir J’avance en regardant l’horizon que je ne veux pas atteindre Chargé de souffrance, de peines et de souvenirs Rien ne sert de geindre Le soleil ne tuera pas ces vampires Cette crucifixion spirituelle que je n’arrive pas à dépeindre M’empêche quelque part de mourir J’entends et admire les cloches de la cathédrale qui découpe le ciel rouge J’abdique devant la lumière et incline ma tête vers le sol Ce sol aride où plus rien ne bouge... L’immobilité ronge le passage du temps Et le rend inexistant Tout autour il subsiste des nuages de poussière Soulevés par le vent qui était pourtant enterré hier Chaque réalité perceptible affecte nos mouvements L’infini du ciel est ailleurs Visible à travers le regard des enfants Moi je n’ai que mes yeux, ces yeux qui ne sont pas de la bonne couleur
Nataku
Remarque de l'auteur
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