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Poème déposé sur le site le : 08/06/2006 21:04
Je souffle notre flamme
Je veille sur la flamme qui s’éteint doucementJe pourrais la souffler, ou bien la ranimer Ou la laisser faiblir et la céder au temps, Te regarder partir, léger de nos chimères. Reprends ton étalon et chevauche les plaines La lumière dans le dos et le cœur libéré C’est le visage au vent que l’on gomme la peine Et le pas généreux, que l’on avance aussi. Mais si tes longs soupirs à l’aurore me survivent Et qu’au devant des lois le soleil ne brille plus Assieds toi sur une pierre et souviens toi de nous Comme un conte éphémère, une rivière ténue. Ne garde que l’éclat de mon sourire ami Sans oser raviver ce qui est déjà mort Et laisse couler nos rires sur les maux assoupis Comme le sable fragile de notre amitié. Quel était ce présage qui nous gardait du feu ? Quels méandres si graves nous ont risqués au deuil De nos mains conciliées autour d’un coin de rimes ? Quel paysage vide lentement nous décime ? Alors j’éteins la flamme et te souris encore Puis d’un clin d’œil agile referme notre livre Et le dépose tranquille au coin des souvenirs Un des plus beaux pourtant mais qu’il me faut enclore.
Leicia
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :| Amitié | | Amour-Amitié | | Contempler | | Ephémère | | Flamme | | Lumière | | Soleil | | Temps |Information : Poème d' Amitié
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