Petite chenille cherche des ailes de papillon ...
Au regret du temps, je l’ai bien compris,
Hélas! inconsiante c’était moi qui l’habitait,
Elle me bercait pendant toutes ces nuits,
M’aidant à verser des larmes pour me libérer...
Je l’aimais d’être toujours présente,
Je la haissais de faire fuire les autres,
Elle est là lorsqu’au nez se ferment les portes,
Elle n’est là que lorsque je ne suis souriante...
Solitude, fidèle compagnante de mes maux,
Tu ne ressembles à rien et tu occupes tout l’espace,
Dans ton coeur me réserves-tu une bonne place?
On dirait que je suis de plus en plus décrite par tes mots...
Aprés une longue nuit de silence,
J’ai compris le sens de mon existance,
Je suis un rat de laboratoire,
Que la vie torture, avant que lui même, se conduise vers l’abattoire...
J’avais appris à accepter les choses avec calme,
La fatalité était devenue insignifiante à mes yeux,
J’avais perdu l’usage de mes larmes,
et je suis perdue d’avoir compris les régles du jeu...
Je suis devenue comme ce petit garcon,
Qui avait perdu, faute du destin, sa petite maman,
Et qui, grand, avait compris qu’elle ne reviendra jamais,
Et qu’il faudra renoncer aux beaux projets qu’il lui réservait...
La décision est venue, je renonce à la vie!
J’accomplirai mon destin sans regrets,
Ca ne m’a pas aider de pleurer des nuits,
Ca ne m’a pas guéri le sourir du matin levé...
Solitude, ne m’en veux pas s’il te plait!
Je porte le poids du silence sur le coeur,
Il devient lourd et je me sens épuisée,
Je veux me libérer, je réclame mon heure...
C’était par une nuit que mes larmes commencèrent,
Et c’est pendant une autre que je marque la fin de mes sanglots,
J’effleure une dernière fois la lame du couteau,
Et d’un oeil s’échappe une larme et le coeur se serre...
Rouge sang, chaude sensation,
Je me laisse guider par mes ailes,
Je suis là et en même temps suis-je elle ?
Elle est par terre, souriante, dans un bain de sang...
J’ai eu l’impression d’être en face d’un tableau,
Où les yeux parlaient de sa souffrance,
Ses lèvres racontaient que ses sourires étaient faux,
Et où son sang déclarait sa délivrance...
Et je fuis loin de moi, loin d’elle,
Me réfugiant dans le vent qui me porte vers le ciel,
Pendant des années que je cherchais le repos,
Je me sens déchue, étrangère, à jouer dans un nouveau scénario...
(f)FleurLune Mimi(f)