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Poème déposé sur le site le : 15/08/2006 23:45
Les brumes
Un enfant demandait à sa mère, à la vueDes convoits qui passaient insouciants, en dépit Des passants, dont l’ambition, chaque instant, se tut A la vue horrifiée des cadavres sans vie. Comme une histoire commune, qui ne cessait D’abattre des femmes; des enfants innocents Dont l’envie de vivre s’éteignait maintenant Dans les collines humaines où ils étaient. Que de trains qui passaient en ces journées d’hiver, Où les diaments tombés du ciel tranchaient la chaire Le destin se faisait inconstant de misère, Raflait toute vie au passage de l’enfer. Le ciel n’était plus là, recouvert par les brumes La vie était une cigarette allumée Disparaissant chaque instant dans le ciel voilé, L’âme des peuples qui n’est plus; Les corps qu’on exhume. Non, la Haine n’a pas disparue, mais l’Oubli, Lui, ne nous oublie pas, non, et ne commet Guerre Que dans l’instinct barbare et retranché, grégaire Des Svatiskas portant en Elles l’ignominie.
Cless
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Information : Poème Aucun
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