|
|
Poème déposé sur le site le : 20/09/2006 11:07
Les Nuits Libres
D’une autre aube lunaireS’élève le signal, Au chant des luminaires Et du murmure astral. Alors s’étend l’éclat aux teintes monochromes En flaques déchirées par les branches fragiles Des arbres hivernaux, hantés par les fantômes De chaque feuille morte assassinée en ville. Les phares chamarrés défient l’asphalte sombre, Et chacun de mes pas y enfonce mon ombre ; En ma tête un vampire avive mes pénombres, Corrompant mes pensées de ses vices sans nombres. Sur les trottoirs cendreux, des robes attirantes Se balancent aux reins de femmes écarlates, Sans pouvoir adoucir les courbes enivrantes Qu’éclaire sans chaleur la Lune délicate. Des yeux déliquescents poursuivent, au hasard De la brume alcoolique enfiévrant leur regard - Changeant chaque prunelle en inquiétant quasar -, Les voyageurs douteux qui, dans les rues, s’égarent. Les mendiants balbutient d’étranges litanies, Rythmées par les tambours soufflés de quelques fêtes, Auxquels vont se mêler les rumeurs infinies, Rugies d’une radio, ou chantées à tue-tête. J’écoute s’éveiller ces nuées d’instruments, Leurs notes s’entasser, entachées d’échos gris ; Mais les compositions se brouillent lentement, Car la nuit nous domine et tous les chants sont cris.
Le passager
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :Information : Poème Aucun
| |||||||||||||||||||