Une ange de plus (viens lire ma louloute)
Je ne sais pas si écrire ce texte est une bonne idée, je ne sais pas s’il sera lu et je m’en fiche du moment qu’il est lu par ma louloute, et je sais que c’est ici qu’elle viendra le chercher.Parce que comme elle, ce site m’a beaucoup aidé, parce qu’a une époque il a réussit à me sortir la tête de l’eau, parce que je m’y suis souvent sentie soutenue, rarement utile, mais jamais seule.Parce que tous les délires et les petites disputes, toute les discussions, tout les petits riens mettaient de la bonne humeur dans ce qu’il restait de ma vie.Parce que tous vos poèmes me touchaient, me faisaient rire ou pleurer et rêver aussi.Mais les rêves se terminent toujours et la réalité n’est pas facile.Je sais qu’elle ne l’est pour aucun d’entre vous, et que vous tous des personnes très forte et certainement des gens biens et je tenais à vous le dire.Ma Kinder qui m’a fait découvrir ce site qui m’y a même inscrite, qui m’a accueillie chez elle et qui a toujours été la pour moi, je te l’ai pas assez dit, mais je t’aime fort, tu es la personne la plus généreuse que j’ai jamais rencontré, comme quoi il faut pas avoir peur d’aller à la rencontre de ses voisins et surtout dépasser les apparences, ce serait risquer de passer a coté d’un personne formidable, et je serais déjà partie depuis longtemps sans toi, mais ne m’en veux pas si ce n’est pas suffisant.J’étais bien trop liée à elle pour l’oublier, c’est pourtant ce qu’on me demande, penser à l’avenir revient à penser à son absence, chaque jours, chaque heures.Certains disent que je ne fait pas d’effort pour aller de l’avant, qu’une seule personne n’est plus là mais que les autres m’entoure toujours : peut être on-il raison, mais surement n’on-t-il jamais connu la perte d’une jumelle.Mon sang coulait dans ses veines, et même si ca fait clicher à mort, je suis morte le jour ou elle est partie: mon âme et mon cœur l’ont suivie et je n’ai fait que retarder l’échéance.Quand on me demande comment je vois l’avenir, j’ai beau y réfléchir je ne vois rien, c’est bête, mais je vous assure, c’est vraiment flippant.Je sais que je vais faire te faire souffrir louloute, mais tu as une vie merveilleuse devant toi alors profites en à fond.Je vais aussi faire souffrir ma mère, mais ils seront bien plus heureux sont moi : comment oublier Lola quand je lui la rappelle sans arrêt, c’est bien trop dur pour elle, comme ca l’était pour mon père.Elle va avoir un bébé, un mari et une belle vie, j’espère qu’elle sera heureuse, comme j’espère que mon père sera heureux malgré la violence avec laquelle j’ai pu le détester, ou croire le détester en fait.Avant je pensais souvent à ce geste, mais j’avais peur, j’avais peur de la mort autant qu’elle m’attirait.Peut être qu’il fallait que je vive pour voir ma mère heureuse avant de partir.Aujourd’hui je n’ai plus peur de rien, et pour moi c’est le signe que le moment est venu.Je n’ai jamais été aussi sur de moi, et sache que je ne doute pas.Pour la première fois, je suis sure de ce que je vais faire, je n’ai jamais été aussi sure.L’horreur de ce monde me fait plus mal chaque jour.Je sais que tu viendras sur le site après qu’on t’ai prévenue, et ce sera trop tard, mais j’ai laissé une lettre pour toi, une vrai lettre ou je t’explique tout et tu la trouveras dans « notre cahier », il y en a une pour ma mère, une autre pour mon père et surtout une pour le bébé : s’il te plait garde la toi, tu la lui donneras plus tard, mais pas a ma mère.Je voudrais que tu ne sois pas triste, je ne le suis pas pour la première fois depuis longtemps.Je vais bien et je suis heureuse.J’avais toujours dit que je partirais dans le soir, sous la pluie, quelle meilleure nuit pour ca ?
Merci pour tout, à tous, et continuez vos merveilleux poèmes qui mettent de la joie dans le cœur de tant de monde, parce que c’est dans ces poèmes écrits avec tout votre cœur que les masques tombent, et c’est une bonne choses.
Talissa