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Poème déposé sur le site le : 28/12/2006 19:16
Portrait n°3
Dans la chapelle métalliqueEncore le matin Il semblerait que baisser la tête pour prier Soit leur seul moyen d’échapper à leur inutilité devant l’éternel Leur seul moyen d’ignorer que le soleil se lève Habillé dans un costume au prix dépassant mon entendement Que son manteau au prix exorbitant laisse entrevoir Les cheveux gominés avec la raie sur le côté droit Image enfantine préservée du temps où il était premier de la classe Maintenant c’est un banquier frigide Brassant l’argent qu’il compte par billets de cinq-cents Et pestant contre sa propre fortune qu’il ne compte que par billets de cent Comme chaque jour il fera face à des clients mécontents Et refusera des crédits à des gens qui en ont besoin Pendant que sa femme comme chaque jour Le trompera avec le voisin censé réparer une armoire Son regard terni montre qu’il est au courant Mais leur compte est en commun, pensons argent avant de penser sentiment Il rentrera à 20h30 comme tous les soirs sauf le week-end Et sa femme, celle qu’il appelle « l’autre » au bar avec les collègues Elle l’attendra comme tous les soirs de travail pour lui Et de réparation sexuelle pour elle Devant un repas déjà tiédi Après avoir regardé le film de Tf1 Ils iront se coucher, comme chaque soir elle aura la migraine Comme chaque soir il ira dix minutes aux toilettes Se rincer l’œil sur un magazine pornographique prenant de l’âge Il ira se coucher pendant que sa pensée s’émiette Demain on essaiera encore de cacher le naufrage
Nataku
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :
Information : Poème sur le Temps
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