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Poème déposé sur le site le : 31/03/2007 00:00
LUNDI MATIN
Lundi matin, ruée sur les quais du métroMi novembre, bousculade, tirage de gueule En lice pour le concours du plus facho La foule me couvre, m’absorbe tel un linceul Parfums mêlés en bouquets nauséabonds Néons blancs aveuglants de couloirs de morgue Marchant en rang serré à trois de front Vers des heures alléchantes comme des gogues Et le flot me porte, m’emporte, m’exporte Tel un naufragé ballotté, entre les portes Où tous les corps chahutés se frottent Formant la plus grouillante des natures mortes Brusquement bercé au tempo des soubresauts Les yeux mi clos, marionnette menée à l’enclos Digéré dans les entrailles hermétiques du métro Mené sur les rails de la morne vie boulot dodo Et soudain sur elle mes yeux, mon coeur se posent Emmitouflés entre bonnet et écharpe joues roses Regard aux douces nuances bleues et vertes Nez délicat et lèvres soulignées entrouvertes Mèches brunes et fines formant la manne Tableau de maître offert à la foule profane Palette de couleurs dans un univers monochrome Brisant ma carapace et redevenant un môme Comme si le monde tournait autour d’elle Comme si l’univers avait un nouvel astre Faisant pousser dans mon dos de fines ailes Donnant la force de repousser les désastres Transformant enfin l’homme en humain Prenant, emmenant ma vie par la main Vers la rive blonde où les enfants le reste Où la caresse est le premier et l’ultime geste Où la foule est enfin le refuge le plus sur Où le sourire est la plus solide des armures Où le sentiment est cultivé comme un labour Nos yeux se croisent, je vois l’amour
Archi
Remarque de l'auteur
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Information : Poème Aucun
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