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Poème déposé sur le site le : 02/04/2007 00:00
LE SABLIER
J’ai décidé de ne plus retourner le sablierAssis, pieds dans l’océan, au bord du caillou Je suis désormais l’esclave de la sérénité Jusqu’à ce qu’on me couche au fond du trou Fini le découpage, seconde, minute et heure Le temps n’est plus l’ennemi à combattre Qu’il passe, qu’il coule puisque c’est écrit Jamais plus je ne regarderai un compteur Rythmant l‘éxistence, t’obligeant à te débattre Comblant tes instants pour faire une vie De longs moments à flâner, traîner nez au vent A écouter dans mes oreilles battre mon sang Ou sur ma tête pousser mes longs cheveux Rien de tel que de rouiller pour être heureux Sentir que les heures m’ignorent, me dépassent Elles ont enfin capitulé, abdiqué, de guerre lasse Bien sur mes articulations tirent et craquent Ma tignasse folle se couvre de reflets argentés Mon visage affiche nombreuses rides indélébiles Mais je descends le fleuve sur ma frêle barque Sourire aux lèvres, acceptant d’être brinquebalé Que le temps œuvre, je l’ignore, joyeux débile J’ai décidé de ne plus retourner le sablier Assis, pieds dans l’océan, au bord du caillou Je suis désormais l’esclave de la sérénité Jusqu’à ce qu’on me couche au fond du trou
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Remarque de l'auteur
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