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Poème déposé sur le site le : 16/05/2007 12:58
QUAND
Quand un flot lisse et brun de longs cheveux éparsEnlisa ma conscience et noya ma raison, Quand le jour a percé ces gros nuages noirs Qu’en priant j’ai vu fuir devant un horizon, Quand la main d’un artiste troublé, tourmenté S’empara doucement de ma main hésitante, Quand ses doigts se glissèrent, sournois, mensongers Entre mes doigts tremblants, je tentai, haletante D’oublier ces questions qui se posent parfois. Ces « pourquoi », ces « comment », ces soupçons et ces craintes Pour goûter à l’ivresse du temps que l’on boit, Qu’on consomme et consume tout comme une absinthe… Quand sonne le réveil comme un glas messager Que l’on a tout perdu de ce qui nous touchait, Les trahisons que rien ne laissait présager Viennent ôter du coeur celui que l’on aimait. L’on hurle amère et dure, amoureuse ulcérée « Quand tu disais ces mots, infâme charlatan Quand tu parlais d’aimer, d’admirer, d’adorer, Et quand tu te disais loin de moi languissant, Dis-moi, Or de ma vie, quand tu disais ces mots Quand penché sur ton long piano droit tu jouais Clair de Lune pour moi, quand tu disais ces mots, Répétant ces promesses en lesquelles je croyais, Quand tu passais ta main dans mes cheveux mêlés Et quand tu demandais, timide et presque honteux, Si tu pouvais poser sur mes lèvres salées Un baiser dont le goût se faisait amoureux, A quel moment as-tu cru ce que tu faisais ? » L’on retourne marcher sur ces chemins absents, Ces chemins où, à deux l’on disait qu’on s’aimait, Où l’Absent n’a laissé que des larmes et du sang.
Tallulah849
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :| Admirer | | Coeur | | Comparaison | | Conscience | | Ivresse | | Proposer | | Raison | | Temps |Information : Poème sur le Mensonge
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