|
|
Poème déposé sur le site le : 07/09/2007 00:48
“ Mon tout premier enfant”
Je n’avais même pas encore dix (10) ans,Je l’ai eu pourtant, Mon tout premier enfant. Il s’agissait d’un joli petit garçon, Mandel est l’un de ses prénoms. Moi qu’on croyait dépourvu vraiment D’amour pour les enfants, Sans une seconde cependant, D’hésitation ou de désintéressement Je l’ai reçu comme par du ciel un don Des mains de sa maman Qui, je ne sais pour quelle raison Elle avait choisi et préféré De me le laisser, En ce moment, Permettez-moi d’oser supposer, En guise de présent. Je n’avais pas l’âge Pour, à la vie rendre un tel hommage, Mais, dès ma prime jeunesse, Sans stress, Avec autant d’ivresse D’amour et d’allégresse, Sans détresse, Il m’a été du ciel accordé La faveur de cette sagesse Peut être sans l’avoir mérité, À savoir : Avec ou sans les moyens voir Pour réellement y pourvoir A ce que la nature, De jure S’est arrogée le pouvoir De nous imposer Volontiers, Tel un irréfutable devoir, Sans préoccupation du bien Qui par ce lien, Pourrait en découler demain, Il faut en conséquence, corps et âme Avec du monde le plus grand charme Tout l’amour et tout le plaisir Sans par la peur se laisser saisir, Complètement s’y adonner Sans rien dédaigner Et s’il le faut tout hypothéquer Même son quotidien pain Avec ou sans levain. Que surtout vous ne vous imaginez rien Car, à cet âge, je ne saurais arriver a ce point, Mais, d’en avoir les possibilités, je le ferais bien. Au, fait, on n’avait aucune relation de sang, Mais, il l’était, mon enfant Mon tout premier enfant Celui que la nature, dans son mystère De générosité, toute sincère, A choisi don m’en faire. Cette paternité, Prématurée ou inappropriée, Dans un certain sens Ne sachant comment le qualifier, Sans trop grande exigence, Je l’ai pourtant assumée Et personne n’aurait pu sa jouissance Pour rien au monde me retirer. Alors, ne vous étonnez pas Quand je vous dis moi, Entre neuf (9) et dix (10) ans, Je l’ai bel et bien eu Comme de la concupiscence, De mon obéissance, Le doux et tendre fruit Mon tout premier enfant. Il s’agit d’un gentil et fou petit garçon, Enoch Mandel Solarsen Dorcély Constituent véritablement Ses prénoms et nom. Très bientôt, il sera revêtu d’un autre printemps, Il célébrera ses vingt-deux (22) ans. Mon Dieu qu’il est en un rien de temps Devenu grand ! C’est donc la preuve la plus tangible Du temps la marche irréversible. C’est l’unique véhicule Dont l’allure Ne permet point de recule, Y recourir, N’est autre que de parjure Trompeusement l’esprit recouvrir A titre d’injure. Ainsi, A l’ombre de mon regard Jusqu'à un certain point son étendard, Il a grandit. Il est maintenant tout un homme, En conséquence, sa gomme Ne peut plus retenir Et doit tellement de terrains enrichir. Moi, avec les trente deux (32) ans, Que je célébrerai très prochainement Ne serait-ce lui en que miroir, Vous pouvez m’y croire, Je me sentirais encore un enfant. Bastonné et ravagé par la solitude Le célibat s’avère ma meilleure attitude, Alors que lui, Déjà il m’a promis Qu’il ne tardera pas d’enfant passer A mon filleul Jurant de ne pas rester tout seul. Que la vie est drôle Toujours elle change de pôle ! Le 11 septembre Dieu voulant, Alors, que les Etats-Unis, En toute frayeur Et la plus grande stupeur, Tristement commémoreront, La sixième année de destruction Du World Trade Center Dans ce pays où l’arbre de l’oubli Croit et prolifère En même temps que son véritable père Il fêtera de sa naissance l’anniversaire. Bonne Fête Fiston ! Que toujours tu te le rappelles, Dans la vie, rien n’est casuel, Car, l’expérience a prouvé Que même le hasard Est prédéterminé, Il y a quelque part, Où il est minutieusement préfabriqué Et, ce, de toutes pièces Avec du moins toutes liesses. S’il peut de cadeau te servir Tel est sans trop te faire languir Le mien pour toi, Et ceci avec mon cœur rempli d’émoi. Et s’il y a une chose sure, Bien que sûre, Qu’on le veuille ou non, Tu resteras toujours, mon enfant ! Allez ! L’avenir à ton horizon point Ses charmes ne te sont pas loin Mets-y dessus la main Fais-en, bel et bien Dans tous les coins, Ou que tu sois, Tien Car il t’appartient ! Camilingue
JEAN CAMILLE ETIENN
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :| Amour | | Amour-Amitié | | Anniversaire | | Autre | | Avenir | | Bonne Année | | Changer | | Chose | | Comprendre | | Connaissance | | Corps | | Détresse | | Devoir | | Enfant | | Esprit | | Expérience | | Hommage | | Homme-Femme | | Ivresse | | Monde | | Nature | | Ombre | | Prendre | | Slendeur-Grandeur | | Tendresse |
Information : Poème sur l' Enfant
Modifié le : 07/09/2007 à : 15:07 Modifié le : 11/09/2007 à : 18:24 | |||||||||||||||||||||