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Poème déposé sur le site le : 09/10/2007 11:32
Salence
Sans ces coeurs d'horiszons, ceux qui nous déchirent,Nous n'avons peur, que de raison qu'ils nous attirent, Dans les fosses endiablées, d'un futur si présent, Dans un gouffre enchanté, qu'on pense si grand, Alors, homme, marche au dedans de cet instinct futile, Qui t'as ordonné de suivre a jamais le fil, De la perdition et de la guerre, sans jamais t'arreter, Pour aimer et être aimé, faut t'il se tuer? La pluie pleut, au dehors de ton inconscience indigne De ta pensée qui en un instant signe, Les plus noirs des contrats, ceux qui tuent les âmes, Les plus gris des tournois, ceux qui tuent les anes. Oh tu oublie tant de chemins tantot parcourus, Ceux où tu disais avec assurance de n'avoir jamais su, Que le calice d'or n'appartenait qu'aux infames chiens, Et que de ne jamais en devenir un, tu en était certain. Mais te voici, voluptieux, lumineux, que dire encore? N'est tu pas de ceux qui lancaient des sorts? A ces peuples affamés qui sur leur propre pays brulaient, De tant de bois constitués en buchers? Oh tu souris, Mais moi je pleure de toi, Tu a su naquir dans l'or mais tu n'a pas de voix, Tu es frèle et si peu grand dans le fond, J'espere que le monde te mettra en haillons. Car si Dieu existe, ou quelconque puissance, Que la guerre et l'absurde s'abbatent sur tes sanglots, Que la mort et l'infâme détruisent ton enfance, Que tu comprenne qu'hors de toi le monde n'est pas beau...
Absinth
Remarque de l'auteur
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