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Poème déposé sur le site le : 13/11/2007 21:21
Tu aurais pu me le dire
Je le vois dans tes yeux, mon amour, alors cesse cette comédie stérileTes gestes n’étaient plus aussi tendres, ton regard de plus en plus fuyant Toi qui d’habitude au petit soin pour moi, toujours si prévenant, Par manque de courage et pour éviter une scène futile Tu as préféré partir, au bout du monde, sans même te retourner Tu aurais pu au moins me faire un signe, me dire "au revoir" Pour que je sache qu'entre nous, il n'y aurait plus jamais d'histoire Même si je le savais, je le sentais, c’était la fin n’est ce pas ? Ne me laisse pas dans cet état, libère-moi et dis-le moi... J'aurais préféré des mots, aussi blessants soient-ils, Quitte à mettre en morceau mon cœur déjà si fragile, J'aurais préféré une querelle ou même une grosse dispute, Qu’on s’entraîne ensemble, qu’on reste uni, dans cette chute Tu aurais pu me le dire, avant de partir, Cela ne pouvait pas être pire que des propos vulgaires. On était marié pour le meilleur et pour le pire Tu n’as plus supporté l’usure qui est venu nous engloutir Je n’ai plus jamais entendu un « tu me manques » ou un autre « je t’aime » Je ne savais jamais à quel moment tu avais décidé que tu reviennes Des questions sans intérêt, des réponses encore plus vagues Tu hésites, attend le bon moment, tout comme moi tu sens la fin. Je ne te manque pas, non, tu n’as pas le temps Pour moi tu n’a plus que de l’affection, c’est tout ce que j’entend Fin des belles illusions, et moi toujours j’attend Tu as bien des raisons, mais c’est la fin d’un autre temps Je ne sais plus à quel moment je n’ai plus été ta femme parfaite Que tu me voulais pour la vie à tes côtés, je te mettais le cœur en fête Que par un simple email, et la bouche en cœur, tu me rejettes Une excuse bidon, un coup bas, un simple coup de tête Je veux bien comprendre que peu à peu tu te détaches La flamme qui éclairait nos chemins s’est soudainement éteinte Ce ne fût pas chose facile à écrire, mais comment être aussi lâche On aura connu bien des dédales, mais celle-ci nous fut fatale Chaque histoire, chaque amour, à une fin un peu louche Mais franchement, j’aurais préféré l’entendre de ta bouche De ton départ, il restait l’espoir, il restait la lumière Mais ton silence fait plus mal qu’une blessure à la chair. Je connaissais la rupture, ce n'était pas ma première, En ce qui te concerne, le plus dur, c'était surtout la manière. Je pensais mon cœur préparé, pourtant la douleur n’en est pas moins vive De toute les déchirures, le pire est de partir sans espoir de rédemption Et réaliser que tu as tourné le dos à un amour qu’on croyait exception J’ai su également à ce moment-là ce qui faisait le plus mal C’est l’attente interminable dans le doute et l’incertitude
Roxydiane
Remarque de l'auteur
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