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Poème déposé sur le site le : 24/11/2007 20:10
"T’aimer"
Au rythme du tambour de ta beauté,Eternel enroulement de mon âme Et envoutement de mes plus purs sentiments; La cadence de ton charme, Exaltation de mon regard que tu prends en gage ; La magie de tes envies, ce doux parfum Que mes désirs font exhaler à la cime de ta sensualité; L’écho de ton sourire, Qui mon ardeur effleure et glorifie. A cet étrange rythme, À sûr coup irrésistible, Mon cœur perd toute discrétion De son ordinaire battement, A l’expectative de ton irrésistance, Il se voit volontiers emporter. Sanctuaire de tellement d'arts, moderne et antique, À tous les principes de l’esthétique: Rythme, harmonie, articulation, Équilibre, divine proportion et métrique, Mon cœur dans ta contemplation Se convertit en ce qu’il y a de plus classique, Mais atypique et mystique. Ne pouvant plus l’œuvre du commun des mortels, Dans son salon l’accrocher Il est à la fois et volontiers, esthète et mécène, Et de la vie tout en reste Pour lui n’est que bagatelles. Ta contemplation m’est aliénation Indispensablement elle s’érige Tant à bord de mon âme Que celui de mon esprit. Mes souvenirs le font drame et blâme Jour après jour, sans lieu à la fatigue ni ennui, Avec le bonheur à la portée d'une seule et unique aspiration, Celle de t’aimer encore et toujours, en toute obsession Mais sans faire de toi ma possession, Sans te mettre en captivité, Tout en te laissant avec ta pleine liberté, Ainsi que ta dignité et humanité recouvrer, Sans te matérialiser et surtout sans te privatiser. Tu me fais la félicité entrapercevoir; A travers de l’amour les vertus de diamant Dont le haut pourcentage de carbone injustement Dans les conditions excessives et anormales De pression et de température, Tels de véritables cannibales, Sans capture ni pâture, Sa destruction laisse concevoir. Ainsi, sans charme; sa beauté se vaporise Et l’atmosphère du cœur maitrise Dans le cataclysme des sentiments Qui nos entrailles broient et noient Nos énergies durablement renouvelées, Se créent sans se transformer. Tu constitues le courant de mes sentiments, Tu me conduis à tes destinations, tel le vent Tantôt, tu me fais ta rivière, Et je déborde tes frontières, Tu me mets en crue ; En avalanche tu me transformes ; A plus rien je me conforme Je fais tout de manière crue Et, mon amour à travers tes cent-mille portes, Tout ce qui est sur son passage emporte. Tu me fais tantôt volcan, Au flanc de ta moindre flamme Je me mets en éruption Et mes laves me débordent l’âme. Aussi antique et habile que moi, L’homme primitif, dans sa quête En vue du feu la découverte, Véritable armure contre le froid Quant à la sauvegarde de l’espèce Dans toutes ses facettes et pièces. Que de menaces, que de périls Tel aujourd’hui dans les grandes villes, Plus de mise en commun De la conservation il n’en reste que l’instinct Sans pour la garantir les réels moyens Tout reste et demeure opportun Et du regret le malodorant parfum. Alors, de ton charme, Il en fallait du feu la domestication, Et au prix de tant de larme, Mon amour en proie à la glaciation Véritablement se revigorasse Tel dans un devis vorace La nuit qui jamais ne passe. Amour, ardente flamme L’humanité te réclame, A travers tous les âges sans cesse, Elle te veut son oriflamme, Sa gloire, sa fierté et son allégresse. Aujourd’hui encore comme des ratés, épiée, Tandis que celle-ci par dedans nous a consumés Au plus haut degré de ses feux niant toutes trêves Dans la sublimation de nos désirs, nos rêves, Nos vœux, nos envies, nos folies et nos caprices, Au plus profond de leurs cicatrices. Dans les entrailles crématoires du bonheur, Peut-être, comme celles de toute divinité, Dépourvues d’angoisse, de peur et de pleur, Aux plus lointains moments d’adversité, Déception, colère, déboire, faiblesse, Inclinations, émotions, stress et détresse, Que le cours des événements de notre histoire, Ait pu avoir causé et nous faire aspirer A ce qu’on n’avait du jamais avant espérer Y patauger au point d’y submerger, Jusqu’aux instants les plus sublimes. Fantasme et fascination nous enroulent; Sensualité, sexualité nous défoulent. En nous ils ne font que leurs œuvres poursuivre Et tout nous font revivre, Sans pourtant trace aucune laisser Ni amour, ni désir, ni envie Ni regret, ni remord ni folie Pas même ce qu’ensemble nous aurions pu partager. La vie, le bonheur et la joie Avec la mort, le malheur en proie Personne ne peut rien leur imposer Ni leur arracher ce qui leur est assigné, Tel est donc de l’homme la vraie destinée Notre existence est des deux côtés vouée A tellement de fatalités Elle ne se trouve donc dans tous les sens De par son immuable quintessence Qu’entre deux extrémités Et d’en faire un choix, On n’en a guère le droit: Ce qui n’est pas planifié Dit-on, relève de la spontanéité ; Ce qui parait fortuit Ne peut être à la fois gratuit Le bon et le mauvais, Le bien et le mal Le vrai et le faux, L’amour et la haine La paix et la guerre La destinée et la fatalité La vie et la mort, Le bonheur et le malheur, La sérénité et la peur L’abstrait et le concret Ne sont point contraires Sinon, complémentaires, Et inversement proportionnels, A la seule différence, Au cours de notre existence, Selon qu’on soit charnel ou spirituel Son usage, Dans notre entourage, Perd ou augmente de fréquence. On est tous ce jardin Où croît tout type d’arbres A l’incertain destin L’ordre du don de leur fruit, Est plus que fortuit, Il est pour certains, interdit Et pour d’autres, don gratuit. Mais, par sa durée de vie impérieuse, Souvent nos aspirations il met en veilleuse Il est capable, à un certain moment, De nous convertir en Ange ou en démon En Titan ou en Tiran, En Fou ou en sage, En homme cultivé ou en sauvage, En sentimental ou en bossal, Enfin, en qui dans cette vie Est du domaine de la folie, C'est-à-dire entre l’homme et l’animal, Entre sujet et objet, Cette perpétuelle lute sans succès. On est donc, a tour de rôle, Même si cela parait drôle : Producteur et consommateur, Porteur et récepteur, De sentiments et de vertus, De cette dévotion est toujours vêtu. Sous l’effet d’excès de contemplation D’admiration et d’exploitation, Arrivé à un certain temps, Tout vers la routine tend Et, entre l’intérêt et les sentiments Peut importe celui qu’on place avant Un peu d’habitudes, de sincérité Ainsi que de fidélité, C’est qui a caractérisé depuis toujours Et qui caractérisera pour toujours L’ambiance entre les amants Ou qu’ils se trouvent sous le firmament. Nos propres appréciations, Que de bonnes intentions nous présagent Pour que les vrais sentiments se partagent Telle la muse qui serpente au tréfonds de nos sens En vue de nous transformer en toute dépendance En esthète ou mécène du plus antique, Transcendantal et polémiques des arts, Véritable fruit du hasard, Ainsi que de notre existence problématique : Celui de t'aime a toute heure et a chaque instant, Dans les bons comme dans les mauvais moments, Dans toute ton intégralité et totalité Sans te posséder et surtout sans te changer, En tout honneur et fierté, Et t’appartenir, volontiers, Encore et pour toujours Tant dans la soie que dans le velours Et ce, même après le décès, De notre existence le vrai succès. Plus que de mon existence elle-même, S’il y a une chose au monde dont je suis plus que sûr, C’est que je n’aime rien que toi-même. Je pourrais bien ne pas avoir vu le jour mais, à coup sûr Peut importe la où je me trouverais Ou que toi, tu te trouverais, je t’aimerais. Camilingue
JEAN CAMILLE ETIENN
Remarque de l'auteur
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