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JEAN CAMILLE ETIENN

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Poème déposé sur le site le : 19/12/2007 19:31

« Le testament de papa»
Papa, je suis plus que sûr, et j’en demeure convaincu
Que de l’avoir ton départ pour l’éternité vraiment su,
De la sorte, tu n’aurais procédé avec tant de brièveté
Et que ton testament clair, net, concis; précis aurait été.

Alors, sans la tranquillité et le repos de ton âme perturber,
Je me propose donc à la réalisation d’un tel acte t’aider.
Ne crains rien, je saurai, en toute équité faire le partage
Des biens que tu nous as laissés en guise de vrai héritage :

A Mme Jean Emmanuel Etienne, ta veuve, notre maman,
Née, Marie Andréline Jean, n’ayant eu durant toute sa vie
Que toi comme époux bien-aimé, copain, et eternel amant,
De ton amour tu lui aurais et l’as dédié la toute pure folie.

Tu lui offrirais, puisque que tu n’as eu le temps de le faire,
Ce que tu lui portais, de plus tendre et cher, sans te taire.
Tu lui aurais dit, ce qui ardemment te traversait le cœur,
Que rien qu’elle te faisait aspirer réellement au bonheur.

Tu lui dirais merci pour ces 49 années passées à ses côtés;
Merci de t’avoir fait connaître l’amour pur, net, réel et vrai;
Merci de t’avoir, les meilleurs enfants du monde donnés,
Qui nous sommes faits pour devoir de vous exempter les frais,

Avant que vous ne nous ayez quittés, de toute commodité,
Et vous procurer un peu de confort et de réconfort,
Ce pour lequel vous avez travaillé et que tant méritez.
De vous en avoir pas fait, même un p’tit peu y goûter
A cours sûr, après vous, nous mourions de remord.

Oui, sans t’avoir dans ton labeur, papi interrompu,
A maman, tu dirais ce qu’elle n’avait jamais de toi su.
Tu lui dirais combien, tu l’aimais et son bonheur voulais.
Et qu’ainsi, pour le garantir, à tout faire prêt tu étais.

Tu lui dirais qu’aucun grief sur le cœur tu ne lui portes
Et que toutes rancunes que tu lui aurais, étaient mortes
Bien avant que tu t’en sois définitivement vers Dieu allé
Prendre possession de ce qu’il t’a gracieusement réservé.

Plus jamais, il n’y aura entre elle et toi de mésentente,
Et qu’à votre rencontre, au paradis, tu restes en attente.
Mais qu’elle se calme entre-temps en vue d’assumer
Avec, de Dieu l’aide, la garde des enfants que tu lui as laissés.

Tu lui dirais combien tu as regret de ne t’avoir pas consacré
Corps et âme à la sauvegarde de votre amour combien sacré,
Et à nous vos enfants donner un meilleur exemple de foyer,
En ne laissant rien à désirer, ni rien au meilleur des couples envier.

Tu lui dirais que tu as oublié, tout ce qui s’est entre vous passé,
Que tu lui as tout pardonné et que tu veux être, par elle, pardonné.
Tu lui dirais: « je n’ai jamais cessé de t’aimer mon amour;
J’ai continué à t’aimer, dans le silence, comme au premier jour.»

« Tu sais que je t’aime, et j’ai toujours voulu te le prouver;
Je sais que tu m’aimes, je veux te permettre de me le montrer.
Nous avons des enfants, donnons-leur de nous-mêmes le meilleur
Pour ne pas demain à l’amour leur causer ni peur ni frayeur.»

« Nous sommes pour nos enfants les meilleurs père et mère,
Dans notre foyer doit régner l’harmonie, la paix; non la guerre.
Soyons-leur, incontestablement, un model de vrai époux,
Ne laissons pas que notre amour se baigne dans les égouts.»

« Sache que je t’ai laissé de l’amour à explorer,
De la tolérance et de l’indulgence à partager;
De l’intégrité et de la dignité à conserver;
De la foi en Dieu et de la prière à exploiter.»

« Revis tout cela avec mes adorables enfants, intensément;
Dieu, et toi, leur maman, c’est tout ce qu’ils ont maintenant.
Je ne crains rien ; je sais qu’ils t’aiment autant qu’ils m’ont aimé,
Ainsi, entre de bonnes, je suis plus que sûr, t’avoir laissée.»

A toi, Fabie, mon unique et seule adorée fille,
« Que pourrais-je te laisser, si ce n’est le don de la prière ?
Je sais que ton état de santé, le plus souvent, vacille,
Je veillerai mieux sur toi; au ciel tu as plus qu’un père.»

« Si tu ne trouves pas quelqu’un avec qui faire ta vie,
Contrairement à ce que je te disais dans mon vivant,
Ne reste pas seule, considère Dieu et tes frères comme mari
Ils sauront soin vraiment prendre de toi tendrement.»

« Je te connais très laborieuse, sérieuse et pieuse,
Je suis presque sûr qu’avec moi au dernier jour je t’aurai.
Prends en main le labeur qu’avec honneur je te confirai;
Dieu distingue toujours les âmes bien heureuses.
Toujours tu dois de cela, ma fille adorée, te rappeler.»

A mon tout premier fils James, qui, enfant, était mon bras droit
Et qu’avec le temps s’est un peu éloigné de mes directives :
« Je te réitère en cet instant, à jamais mon amour pour toi »,
« Fais bien tout ce tu fais.» Voici de ta vie de chaque le leitmotiv!

« Ne permets jamais que ce que tu fais soit mis en veilleuse,
Prends ta vie au sérieux, pour que sa dimension religieuse,
En adéquation soit avec sa dimension matérielle
Qui, en tout pour toi, ne doit être que circonstancielle »

« Ne t’accroche pas trop au matériel mais,
Travaille pour seulement ton avenir assurer.
Ne sois jamais ingrat, ni orgueilleux, ni rancunier.
Que personne ne soit en mesure d’en payer les frais,

Si, pour une raison ou pour une autre ta dignité
A la vendre tu te verrais surtout obligé.
Car, bon gré mal gré, un jour arrivera
Où, après Dieu, c’est tout ce qu’il te restera.»

A toi Yanyan, mon ingénieur, ma fierté,
Mon enfant prodigue, mon fils retrouvé,
« Si en ton absence, je suis parti, je le regrette;
Et qu’on se revoie, m’est envers toi une dette.»

«Tu as tout mon amour; mon estime captivé,
Sans avoir été vraiment, à aucun moment, jalousé,
Par tes frère et sœur puisqu’à ce qui leur correspond,
Tu n’y as jamais touché à bien le considérer au fond »

« Continue sur cette lancée, fais tout à tête reposée,
Tel qu’avec de Dieu l’aide, pour toi, il en a toujours été.
Ne te dévie pas de la route que je t’ai frayée,
Elle nous permettra un jour de nous rencontrer.»

« Je ne doute aucunement que soin tu sauras prendre
De ta maman, ta sœur et de ton frère de façon si tendre,
Et, il en est de même pour eux, en ce qui te concerne.
Fais de Dieu, dans toutes les circonstances ta lanterne.»

A vous tous, mes bien-aimés,
« Mieux que moi, vous le savez,
Rien de matériel je vous ai laissé,
D’ailleurs rien de cela ne m’a tenté.»

« Ma mission parmi vous s’est bel et bien achevée,
Elle n’était autre que partager avec vous la parole de Dieu,
Et ainsi retrouver, d’où qu’elle soit, toute brebis égarée.
Je suis parti, sans vous faire, même pas un adieu,

Parce que cette nuit-là, Dieu l’a décidé,
Il m’a trouvé, pure, sans souillure, tel qu’il m’a désiré,
Ainsi, il en a profité de vers son trône me rappeler.
Dès lors, sa gloire, à ses côtés, je ne fais que chanter… »

« Réjouissez-vous, car je ne suis pas mort!
Je suis avec mon père qui est aussi vôtre.
Il m’a récompensé en fidèle apôtre.
Alors, ayez-le clair, je ne suis pas mort!

Je n’ai fait que vous devancer
Et mes travaux sont déjà gratifiés.
Vous, continuez à travailler à la conquête du ciel,
Voila donc pour tout chrétien, de la vie, l’essentiel!»

Sous l’inspiration de mon tendre et extraordinaire père,
Jean Emmanuel ETIENNE, déjà aux côtés de Dieu, son père!

Camilingue
JEAN CAMILLE ETIENN

Remarque de l'auteur

Avt
Le : 20/12/2007
Merci papi de m'inspirer tellement de profonds sentiments à ton égard, et ce, même après ton départ. Alors, aide-moi à ne jamais te décevoir. Je te serai éternellement reconnaissant de m'avoir permis d'être celui que je suis aujourd'hui, ton fils adoré.

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Ecris le : 19/12/2007
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