|
|
Poème déposé sur le site le : 13/01/2008 20:00
À L’EMBOUCHURE DE MA RIVIÈRE :
À l’embouchure de marivière, je me suis laissé entraîner par mon fleuve préféré. Malgré tes tourbillons, tu es arrivé à adoucir l’eau trop salée de ma grise mer. Par tes vagues, je m’y suis laissé accrocher comme une moule. Toi, petit grain de sable venu de ton proche océan, tu m’as passé la manche et tu es venu te perdre sur les rivages de ce plat pays qui n’est plus le sien. Tu as pris ma coquille pour y faire ma demeure et y ensoleiller mon cœur. Tu t’y es laissé métamorphoser par une perle sans pareille. Une douce musique à l’intérieur de moi-même, ma curiosité de te rencontrer m’a trahie. Je t’ai ouvert ma carcasse pour me laisser attendrir mon cœur, mais toi tu m’es filé comme une anguille, pour partir vers un pays encore inconnu. Comme une force en moi, je ne me laissai pas décourager, je pris l’apparence d’une crevette. À contre-courant, sans me laisser tromper par les tourbillons, je refis le chemin de mon fleuve bien-aimé, dans l’espoir de te retrouver. Arrivée au croisement de ma rivière, je sortis de mon rêve, alors comme un fantôme tout triste de manière inaperçue je partis, me laissant confondre à mon fleuve. Seul un saule pleureur se remémora de moi et pria le tourbillon le plus proche de me ramener à lui. Sous l’ombre de l’arbre, je me retrouvai seul à seul avec la jolie dame, ma fidèle compagne d’enfance qui me consolât, tenant dans sa main une perle sans pareille. OVERIJSE, le dimanche 13 janvier 2008 Thierry MAFFEI.
Lemmiath
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :| Consolation | | Espoir-Désespoir | | Musique | | Ombre | | Trahison-Tromperie-Manipulation | | Tristesse |Information : Poème sur la Beauté-Sublime
| |||||||||||||||||||