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Poème déposé sur le site le : 22/01/2008 14:22
Nancy à midi
Nancy à midi.Stanislas rassemble autour de sa prestance.Nous irons, si tu le veux, si tu le veux, sur la place défier du regard sa grandeur.Guidés par son doigt, nous effleurerons entre deux majestueux bâtiments les pas pressés des passants qui résonneront sur les pavés resplendissant de clarté. Entends les discutions… Entends les souffles… Entends le vent… Entends la bas, la bas, les portes s’ouvrirent puis se refermer dans un rythme presque régulier. C’est une symphonie quotidienne.Découvre comme on s’engouffre dans ces endroits charmants. Les pigeons au dessus de ces chaumières planent.Ils guettent quelques miettes exhibées aux terrasses.Mais ils se contenteront de scruter car l’époque n’est pas opportune à leurs appétences. Les arbres pleurent leur étisie.Et leur tristesse se répand dans le cœur des gens. Alors ils ouvrent leur appétit par un apéritif réconfortant avant de se lancer dans la carte à la recherche d’une formule bon marché.Ils savent qu’ils n’ont guère le temps de pavoiser, il faudra bientôt retourner travailler. Le Tramway lui, se nourrit de ses usagés ! Écoute son raille qui grince, qui grince encore. Car la femme trop âgée met trop de temps à traverser.Elle tient un vieux sac tout noir qui laisse son passé s’exhiber sous son nez.Au moins quarante an qu’elle ne le quitte plus pour aller déjeuner. La dame s’en va sur le trottoir d’un pas qui fait pencher sur sa tête grise son chapeau feutré. Sous son écharpe elle protège son visage ridé mêlé au vent froid qui caresse les vitrines des boutiques décorées pour la fin d’année. Et voici qu’apparaît, sortant d’une ruelle un ange noir accompagné de quelques collègues plus âgés.Ils remontent la longue rue commerçante en direction de la gare.Ils pourront, s’ils en ont l’occasion, comparer les bruits stridents des entraves sur les rails avec ceux exposés plus bas.Tout se bouscule, deux jeunes lycéens terminent leur américain tandis qu’un costard cravate sur un pas pressé esquive la foule pour rattraper le temps. Un rayon de soleil apparaît et la lumière berce tranquillement l’effervescence de la ville qui s’apprête à laisser l’imposante statue seule, au milieu de sa place. Pour un instant, pour un instant seulement… pour un instant.En attendant les heures et que le ciel s’assombrisse pour laisser place au balaie des voitures qui klaxonnent d’autres véhiculent devenus trop nombreux dans un élan de mouvement logique ou chacun converge à son point de rendez-vous.
Sydtama
Remarque de l'auteur
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