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Lemmiath

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Poème déposé sur le site le : 01/02/2008 21:59

L’OMBRE ET LE SOLEIL :
Seul
sur le chemin des premiers jours d’automne.

Les
feuilles encore vertes et le ciel bleu.

Les
dernières roses résistent.

Les
Dahlias me font oublier que l’automne est là.

Les
Asters m’appellent à l’ordre.

Déjà,
les betteraves sont entassées.

 

La tête
mi-basse et comme seul compagnon une ombre.

L’ombre
semble assombrir cet instant ensoleillé.

Une
autre ombre m’interpelle et me fait monter la tête.

Une
dernière hirondelle semble éperdue et file comme un éclair.

Le ciel
tout bleu, pointé de quelques nuages d’une image angélique.

La tête
à nouveau basse, cette fois c’est le soleil qui m’interpelle.

 

Penses-tu
que l’ombre est là pour nous assombrir ?

Tu as
raison de m’ignorer, au risque d’être aveuglé !

As-tu
seulement cherché de ce qui se cache derrière cette ombre ?

Ou te
caches-tu derrière cette ombre de peur de te rencontrer ?

Ne
tarde pas avant que les premières feuilles mortes te confondent à ta propre
ombre et ta propre lumière, au risque d’oublier qui tu es !

 

À son
tour, l’ombre me murmure à l’oreille.

Sais-tu,
que je ne pourrai, exister sans toi, sans le soleil ?

Sais-tu,
que tu peux, être lumière et ombre pour les autres ?

Sais-tu,
que les autres peuvent, être ombre et lumière pour toi ?

Sais-tu
que le soleil, toi et moi ne faisons qu’un ?

 

Nos
paupières s’alourdissent.

Le
soleil est le premier à s’effondrer.

L’obscurité
se lève.

L’ombre
s’efface.

Le
temps se rafraîchit.

 

Je
ferme la porte d’une interrogation et me cache derrière un feu.

Couché
dans un fauteuil, rêvant déjà d’un hiver blanc !

À mon
tour, mes paupières s’effondrent.

Seules
quelques braises subsistent pour chauffer mon cœur glacé.

Déjà,
l’aurore intervient, brisant mon rêve, et me rappelle ;  que le printemps est tout proche.

 

 

 

 

OVERIJSE, le lundi 14 janvier 2008.

 

 

             
                                                                                                            Thierry
MAFFEI.
Lemmiath

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Ecris le : 01/02/2008