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Poème déposé sur le site le : 11/02/2008 21:07

Les noces d’hiver,
Vêtu d’un gros manteau, sous un capuchon bien chaud.
Les mains dans les poches,
Ses pieds chaudement bottés s’enfoncent dans la neige
fraichement tombée. 
Le visage caché sous une écharpe
Loin de son baladeur, une douce mélodie murmure à
l’intérieur de lui-même.

Comme seule musique, le silence.
Accompagné d’un sifflement venteux.
Quelques corneilles affamées s’ajoutent à cet orchestre.
Des petits craquements dans la forêt se joignent au
concert.
Parfois, un croisement interrompt une strophe par une
petite salutation bien distinguée.

Le ciel devenu tout bleu, après une nuit libératrice de
tous ses petits flocons.
Le soleil trop bas, des verres noirs masque un peu plus son
visage.
Doucement, mais surement, son esprit se libère de tous
ses tracas.
Tout son corps se dilate et devient plus léger.
Une main ressort de sa poche, le libérant d’abord de son
écharpe, pour ensuite le débarrasser de son capuchon envahissant.

Des paroles s’ajoutent à sa mélodie.
Que tu es belle Dame-Nature dans ta belle robe de
noce !
Lui aussi, ton fiancé, le roi des forêts, s’est fringué
d’un vêtement blanc.
Tous tes convives, les champs, les prés portent leurs
tenues blanches.
De simples perce-neige sous un léger feuillage vert
printemps te forment un joli bouquet de marié.

Tiens,  voilà que
les premiers feuillages des hyacinthes sauvages font leurs apparitions.
Voici les premiers bourgeons qui se cachent sous les
branches.
Quelques arbustes fleurissent déjà.
Sous son manteau d’hiver, tout lui semblait mort,
Mais la vie se montre plus forte que la mort.

Le soir arrive à petits pas.
Poussant déjà la porte de sa demeure, c’est une table
accueillante qui l’attend.
Garnie de crêpes bien chaudes, après avoir terminé une
danse bien joyeuse.
 Maintenant, la
nuit est bien tombée,
Mais,  ce
soir,  c’est le retour de la lumière
qu’ils fêtent tous ensemble.

OVERIJSE, le lundi 11 février 2008.

                                                                      
                                                                                  Thierry MAFFEI.
Lemmiath

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Ecris le : 11/02/2008