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Matiflo

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Poème déposé sur le site le : 23/02/2008 20:54

Mon épuisement et ma délivrance.
 

Je veux mourir,
M’allonger, et mourir.
La douleur au fond de moi,
Est devenu insupportable.
Je crains de ne pas être la hauteur,
M’imaginais inerte,
Le corps lourd et les yeux grands ouvert.
Encor apeuré par le visage de la mort.
M’abandonnait à la mort,
Au lieu de vivre mes souffrances.
Signe de lâcheté, mais aussi d’épuisement.
Je me bats depuis cinq ans,
J’ai utilisé toutes mes armes que je possédais.
Mes poings sont cachés par le sang qui dégouline.
Mon visage est altéré par les coups,
Et mon corps me crie t’arrêter.
Je n’ai plus assez de force,
Pour m’imaginais un avenir.
Que je ne pourrais certainement pas connaître.
Non pas que, je ne veux pas.
Mais parce que je ne peux pas.
Légère nuance, qui fait toute la différence.
Mon énergie si faible, mais encor présente.
Me permet de m’allonger sur le sofa,
Par la fenêtre je vois le ciel,
Dégager des nuages, et envahit par le soleil.
Une belle journée, pour m’accueillir aux cieux.
Prenant ma lame,
Je regarde une dernière fois cette photo.
Prise de rancœur envers ma vie,
Je me coupe les veines,
Encor la douleur,
Mais celle-ci est différente.
Elle me libère.
Ma main tombe au sol,
Le sang coule le long de mes doigts.
Mon élixir de vie finit en flaque sur le sol.
La mort m’envahit,
Elle progresse doucement,
Remonte mon bras,
Donne la bleuté a mes lèvres.
Ferme mes paupières sur cette image.
 
Me voyant partir,
Tu hurles de chagrin,
J’entends tes cris,
Ils me transpercent le cœur.
Ne pleure pas,
Je l’ai voulu, c’est mon choix.
Mes devoirs étaient trop pénibles,
Ma vie trop infernale.
Je suis enfin heureuse.
Mon expression est morte, mais mon âme.
Est enfin libre de tous ses fardeaux.
Tu me prends dans tes bras,
Ton corps et le mien contraste.
Le mien est glacial, alors que le tient est chaud.
Je sens tes lèvres sur les miennes.
Tes larmes me coulent sur le visage,
Ta tristesse et ta souffrance,
Me font autant souffrir que toi.
Mais le temps est arrivé,
Dis moi au revoir,
Et laisse moi partir.
Mais garde en toi,
Seulement ces mots :
Je t’aime.
Matiflo

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Ecris le : 23/02/2008