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Poème déposé sur le site le : 12/06/2008 20:03
JE ME SOUVIENS, LE PREMIER JOUR
Je te regarde, allongé là, Les yeux fermés, si paisible tu es, J'ai envie de te serrer dans mes bras, Ta peau si douce, de la caresser. Dans tes draps bleus, emmitouflé, Les yeux pleins d'amour, je te dévisage. Il est temps que je sorte tes vêtements, Que je retire ton bracelet d'identification, Au fond de ma poche, je le garde précieusement. L'heure de la sortie approche, lentement, C'est aujourd'hui que tout va commencer, Rien ne sera jamais pareil après ce moment là.
Avec du bois et de la soie, ton lit je le choisis. Dans des mains expertes, les derniers soins, Te voilà près pour une séance d'exhibition. Je cherche , je ne trouve pas les bons mots Pour publier les bancs dans les journaux. La nouvelle, demain matin toute la région la connaitra, Dans ta nouvelle demeure, ça se réunira, Te couvriront de cadeaux et de gestes tendres, Et plus rien ne sera jamais pareil.
Je te regarde une dernière fois, Allongé là, dans le lit que j'ai choisi, Je glisse un dernier souvenir sous tes draps, Vérifie que tout soit comme tu le conçois, Et je surveille la montée du toit. Maintenant, je ne te vois plus. Ils posent les scellés, à jamais, Je ne pourrais plus te regarder, ni te toucher. J'observe la terre qui bouche le trou, Petit à petit tu disparais, mais pas dans mon coeur, Ta gourmette au poignée droit, Les larmes coulent de mes yeux, comme toi.
Wakaboungo
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :
Information : Poème de Mort-Décès
Modifié le : 13/06/2008 à : 15:53 Modifié le : 14/06/2008 à : 10:26 | |||||||||||||||||||||||||||