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Poème déposé sur le site le : 17/06/2008 21:43
Le poète s’en est allé,
Le poète s’en est allé, laissant les lettres s’envoler. Compte sur une colombe pour distribuer la nouvelle. Sans espérer à un retour de courrier.
Le poète s’en est allé, laissant libre interprétation à chaque mot. Laissant le lecteur la liberté de rêver sur un banc solitaire. Il laisse comme seule image de lui-même ce que le lecteur voudra bien lire de lui.
Le poète s’en est allé, seule une plume garde ses empreintes. Finis de glisser sur une feuille de brouillon. Couché à jamais dans un tiroir bien rangé.
Le poète s’en est allé, un pauvre cahier de brouillon a été jeté au panier, Avec le reste des papiers brouillons tout chiffonner. Corbeille à papier qui restera vide à jamais.
Le poète s’en est allé, laissant son encrier se confondre à un vase solitaire. Seule une fleur s’est laissé apprivoiser par le pauvre vase. Cette fois remplie d’une eau minérale.
Le poète s’en est allé, laissant cette fois ses rêves s’envoler à jamais. Seule une chenille semble s’intéresser à ses écrits. Après avoir tout dévoré, invite le pauvre poète à se laisser cristalliser avec lui.
Le poète s’en est allé, après s’être laissé métamorphoser a pris son envol. Papillonnant d’un banc à l’autre. Soufflant sans faim, ni soif, chaque mot, chaque phrase à l’oreille.
OVERIJSE, le mardi 17 juin 2008.
Thierry MAFFEI.
Lemmiath
Remarque de l'auteur
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