L'aveuglement de l'amour
...
D’ordinaire, je ne souhaite jamais une vie différente,
Mais aujourd’hui, tout ce qui me ferait vivre, c’est ma séduisante.
J’ose garder cet espoir du moment où je ferai lumière dans sa vie,
Même s'il pourrait s’avérer naïf de ma part d’espérer, car il n’y a plus de si…
Anesthésie du cœur recherché, extraction du cœur, pour une meilleure conservation,
Car l’attente risque d’être longue et je voudrais pas qu’il commence sa décomposition.
Au dépotoir où vous jetez tous vos rêves oubliés,
Vous pourrez me retrouver tout en entier.
Mais aucun de mes rêves ne baignera dans la moisissure,
Ils m’attendront bien au chaud dans le cœur du futur.
Alors que je vogue sur les eaux de ma mélancolie,
En direction du paradis, cap sur l’île de l’agonie.
Paraphrène au délire obscur, je m’étale dans la rocaille,
Je savoure l’obscurité tant aimée derrière mon vitrail.
Mais même lorsque je sors dehors, je ne vois plus rien,
Je ne vois pas tous ces oiseaux que j’entends chanter .
Je ne vois plus ce soleil qui me réchauffe d’un brin trop bien,
Et je trébuche le long de cette route maintenant mal éclairée.
Habitude malsaine, je ne respire plus qu’en écrivant,
Et je suffoque lorsque je me perds dans mes limbes salivantes.
Dans un voile de cascades, j’aurais au moins touché à ce paradis mordant,
Paradis aux nuages dorés dont je regrette la mélodie enivrante.
Pauvre fou, tu t’es perdu dans ses yeux et tu ne peux plus revenir,
Tu l’as perdue et tu t’es enfui si loin que son parfum tu ne peux plus le sentir.
Négligeant tous mes devoirs, négligeant toutes personnes,
Je m’exile au plus profond de moi-même, pour ne plus voir.
Ma vie un peu trop parfaite, qu’elle ne peut même pas me décevoir,
Et puis toutes ces pensées n’ont aucun sens, si ta présence n’y résonne.
Comme une rose blanche tombant dans un chant de roses rouges,
Tu brises la constance qui me rend morose et de tout ce qui bouge.
Émerveillements que furent les fois où j’ai pu être sûr de ton amour,
Et de tous les autres fois que j’ai pu le sentir réchauffer ma tour.
OH oui que j’étais au paradis et je le retrouverai… Un jour,
Dieu sait que je mettrai la terre en feu pour retrouver notre passion.
Les kilomètres, les années et les murs ne pourront jamais arrêter mon obsession,
Princesses et diablesses ne seront toujours que feux de paille face à mon addiction.
L'Archange du péché