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Poème déposé sur le site le : 22/06/2008 19:55
« Sans complication »
La supériorité de l'un par rapport à l'autre, Si toutefois elle existe, Ne peut être mesurée par le niveau d'intellectualité de celui-ci, Ni non plus par son degré de culture, La couleur de sa peau Ou encore la somme de sa fortune, Mais plutôt, par la capacité de s'élever À au sommet de la dignité humaine, Qui nous fait tous égaux Sans préjugé aucun Ni aucune discrimination.
Être Homme ou Femme, Si à la véritable acception du terme nous nous en prenons, Est tout un projet, le plus grand de tous, Pour cette raison, de très souvent difficile à concrétiser. Il est un processus en devenir, Que même la mort dans son opulence ne parvient boucler.
Notre passage sur terre ne relève En aucun du hasard, Il atteste plutôt par nos actes, De la manière dont nous avons géré Ce cadeau si précieux et sacré, A savoir: Celui d'exister.
Même si la mort se veut En notre destin final s’ériger Vivons comme si elle n'existait pas, Pulvérisons-la à travers nos attitudes En ce qui concerne le drame humain Que nous vivons le quotidien Sans exonération de ses bienfaits à personne Comme si tout allait pour le mieux.
Tâchons-nous d’être bons, fidèles et sincères, Malgré les sacrifices que tel entreprise nous inflige; Malgré l'indifférence des autres Ne nous laissons plonger dans le découragement, Tenons-nous en haleine peut importe la situation Ayons pour seuls juges : Dieu et notre conscience.
Gardons l'esprit positif Et soyons heureux même sous le poids De l'ingratitude, la trahison, L'incompréhension, la méchanceté, L'indignation et de manière générale Toutes les adversités de la vie, D’où qu’elles viennent.
Rêvons haut, loin et grand. Soyons sincères et dignes Toujours, en tout et partout. Soyons dans toute notre intégralité homme Avant toute étiquette de nationalité, De race, de religion ou de classe sociale.
Convainquons-nous du bien qu’il revient de faire. Aimons-nous et aidons-nous les uns les autres Et surtout à celui qui de nous quelque chose, Minime qu’il soit nécessite.
Pardonnons-nous le mal que nous nous sommes infligés. Et ne l'oublions jamais: S’excuser ne relève en rien de la méchanceté, Ni encore moins de la honte, Et aucun dieu n'a le monopole du pardon.
Tout au moins, Pour ce qui est des pauvres mortels que sommes, Être heureux côtoie de loin l'utopie, C’est un réalisable rêve Pour ceux qui s’y attachent vraiment. Dans la mesure où on s’y conforme Vivre le plus simplement que possible Sans nulle complication, tout nous facilite: Le respect mutuel, la franchise, L'harmonie, la paix, la concorde; l'altruisme Entre nous ne peut que régner.
Ainsi, en dernière instance, Il n’y a qu’une conclusion A laquelle nous devrions tous parvenir: Vivre heureux ne requiert d’aucune complication.
Camilingue
JEAN CAMILLE ETIENN
Remarque de l'auteur
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