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Poème déposé sur le site le : 04/07/2008 18:47

La gare des neuf provinces,

Ce matin au lever du jour, une brume couvrit mon chemin.Me conduisant à la gare des neuf provinces, au milieu des prés verts. Je ne sais si c'était réalité ou rêve.

A peine arrivé, un banc m'attendait à arrêter le temps. Sur l'autre quai, un squelette vivant arriva à son tour, croisant un autre squelette. Tous deux à leurs tours s'assoient sur un banc.


Pendant que je rêvais de mon côté et que les horloges s'étaient arrêtées, les deux squelettes se mirent à parler de claquement de dents. De manière nostalgique, j'entendis une locomotive arrivée sur un nuage de vapeur, tirant derrrière elle un chapelet de wagons, première classe.


A son bord, des hommes et des femmes du dix-neuvième siècle s'imaginèrent un paysage futuriste. les sifflement ne parvinrent pas à me faire sortir. cependant, ils attirèrent ces vaches aux ailes angéliques qui admirèrent ce curieux Mammouth de fer, tirant derrière lui ces drôles carrosses.


Une fois arrêtée, la grosse locomotive lâcha de plus belle, tranformant la gare en véritable sauna de plein air. Sans que le décor bouge d'un pouce, c'est sous un épais nuage que le mystérieux train disparut. les deux squelettes, eux aussi s'étaient volatilisés.


Quant à l'horloge, elle se remit en marche, et moi je repris mon chemin, comme si rien ne s'était passé. C'était un beau matin, d'été, le ciel était tout bleu, les prés verts fleuris, avec des vaches qui regardaient passionément les trains passer. Je ne sais, si c'était un rêve ou réalité, mais ce que je sais, c'est que c'était beau.

 

OVERIJSE, le vendredi 04 juillet 2008.

 

Thierry MAFFEI.

 

 

 

Lemmiath

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