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Poème déposé sur le site le : 21/07/2008 12:58
La bavarde
devant l'atre de la cheminée, bien au chaud installée, je profite avec délice, de ce doux moment de quiétude. Mais bavarde est entrée, et le calme s'en est allé. Elle parle,elle parle... Un flot de paroles me submerge telle une grande vague, sur une mer déchainée. Je me sens emportée,malgré moi dans ce tourbillon de mots. Elle cause,elle cause... Sans accent ni virgule, les mots se succèdent vertigeusement,sans répit. Je me noie dans ce déluge de paroles. Je plonge dans l'âbime. Mes yeux se ferment, pour entrer dans le silence. Les flammes non pertubées dansent dans le foyer. Elle parle,elle parle.. Telle une pie, elle picore les voyelles,les consonnes avec avidité. Mes oreilles meurtries ont fermé leur clapet. Ce doux silence envahit mon être avec délectation. Je ne vois plus que cette bouche ouverte, dont les lèvres s'entrechoquent, telle une truite, sans jamais se fermer. Shubert l'aurait-il délaissée? Aurait-elle oublier de respirer? Mes yeux cherchent l'oubli dans un profon d sommeil, bavarde s'en est allée,
minou ronronne devant la cheminée.
Arc-en-ciel
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :| Parler | | Silence | | Slendeur-Grandeur |
Information : Poème Parole
Modifié le : 16/08/2008 à : 16:39 | |||||||||||||||||||||||||||||