Ceux - là
Ceux-là
J'aperçu une empreinte, empreinte semblable à ta flamme éteinte.
J'entendis ta vague ensorceleuse baigner dans les ténèbres de mon enfance.
Le ciel brumeux jette sur moi son éclat trouble...
Tu es mon amour, tu es mon double. Tu es le miroir lumineux des eaux troubles. Tu es l'autan de mes vagues fumeuses.
Je te vois, je te sens, je t'entend ; tu es absent !
Absent de mon univers, loin de ma terre, près des montagnes noires des guerres et des galères.
Déchue, vidée de mes sens, je trouve dans mon ailleurs une paix trouble et aguichante.
Tel ce poète bohême, je chante ma vie, je rêve ma vie, je vis mon rêve dans mon rêve, je vis ma vie sans envie. Je m'ennuis, je meurs chaque nuit.
Je m'envole vers les saisons de mes paradis...
Et puis, mélancoliquement, je revis,
Laissant derrière moi la cinquième saison de mon astre perdu.
Fellahi Salma
Slymch