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Poème déposé sur le site le : 15/10/2008 21:31
Ils se foutent de ta geule
Ils se foutent de ta gueule
Un esprit virevolte sur leurs fadaises L’argent clinquant partout sonne le vide Il ce fut ce gouffre de désir toujours avide Pour enrichir ces capitalistes obèses ☼ Boulimie rapace d’un virtuel amère Qui s’entasse au fond d’immenses coffres Ils se remplissent selon toutes les bonnes offres Rivalisant perfides avec la famine des misères ☼ Tous les princes d’or féconds attendent l’heure De la bonne affaire luisant dans leur riche lumière Ils vont vendre, tout vendre, ils n’ont que faire Les plaintes de la misère, ce n’est leur bonheur ☼ Avare ils s’amarrent assoiffés au mirifique profit Les plus values recalculées gagnent des sommets Envieux de leur envie, leurs espérances rêvées Ils l’ont fait, libérer le marché de leur plus pur vomi ☼ On vomit à chaque coin du monde les faillites Tout explose, se déchaîne guerre des nerfs ruinés Des villes sont dévastées, elles lorgnent leur passé Celui du soldat joueur, traders que l’on mérite ☼ De partout on s’effraie, on s’angoisse on se pleure Tout s’écroule, il fut hier ce château des ripailles Son argent se brûle, il n’est plus que feu de paille Où S’embrasent les malheurs de toutes nos peurs ☼ Les conquistadors s’activent de partout en solution Offre à tous ces voleurs votre altruiste participation On leur donnera demain sans aucune contestation Le fruit du labeur, ce faille nickel de votre sudation ☼ Mais là bas au fond de leur bourse, charognards ils veillent Quand sera-t-il l’instant de faire sans sentiment le rachat Spéculation rapace de leurs traditionnels assignats Pour transformer votre nickel en or, oh je me réveille ☼ Oui Je me réveille dépouillé de l’affectif de mes lustres Quelques actions qui restent là, cadavre sans valeur Mes vacances, mon tout petit en plus, moqueurs Ta confiance tu leur a donne, était-ce acte bien juste ☼ Tu ne comprends plus, tais toi, on les rembourse Leurs vols, leurs pertes, on fait fi de nos pleurs Eux n’ont pas de fièvre, la crise n’est pas leur douleur Leur santé, encore plus brillante sans fin de course ☼ Regarde –les ! Ils se foutent de ta gueule, avec raison De leur plus value ils paient la justice émerveillée Elle ne dira rien profitant des miettes d’or volées C’est quand même mieux que le nickel des avortons ☼ Tous les conseils dont l’état se justifie sans pardon Donneront attendu que la chose est légale en somme Comment croire quand on vous offre un soporifique rhum Pour que votre esprit révolté se libère des réalités ☼₣€
Macha577
Remarque de l'auteur
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Information : Poème Aucun
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