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Poème déposé sur le site le : 14/01/2005 20:03
Dictature d'un soir
En cette nuit, un seul flambeau brûle,Le vent souffle, les heures reculent. L’horreur prend place parmi les routes, Les prairies, les forêts, même les mers. L’inquiétude dépasse le doute, Au fond des coeurs s’installe l’hiver. L’obscurité a prit le pouvoir, Plus personne ne s’avance, On a peur du noir... Personne n’ose tuer le silence, Alors l’horreur est fière Et profite de son effet, éphémère. Pour une fois, personne ne rit du couteau Encore taché retrouvé par hasard. Personne ne rit du tombeau, Qui se retrouve rempli un soir. A l’unisson s’égare un frisson, Mais on tient bon. Puis, venant de nul part, d’une mer, Passe un nuage, qui cache en un éclair, La lune qui, rêvant, ne l’avait pas vu. La défense s’organise, Une union jamais connu Se rebelle.L’horreur agonise. Peu à peu, remonte l’ancien système, Il ne tient pourtant qu’à un nuage, Mais on veut juste tourner la page, On s’occupera plus tard des problèmes. Pour l’instant on oublie, Tant que le nuage n’est pas parti. Enfin, le jour se lève, Le peuple, soulagé, Se remet à parler. Bien sûr, le souvenir n’est pas rêve, Mais on n’a pas changé, "Toute façon la lune ne vient pas en journée!" Rassurez-vous comme vous pouvez, La lune n’est pas parti, Elle prépare sa prochaine nuit, Ce soir ça va se glacer.
**Linann**
Remarque de l'auteur
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