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Poème déposé sur le site le : 02/05/2005 08:33
LA MORT
Brusquement, autour de moi, tout s’est éteintEt je sens que c’est la fin Je cherche dans le noir une porte à ouvrir Mes forces m’abandonnent dans un dernier soupir Les images du passé défilent, Les sourires, les pleurs, cette vie si futile. Qu’est qui pourrait bien me retenir Dans ce monde où je n’ai pas d’avenir C’est drôle, comme les choses autrefois essentielles Apparaissent maintenant si superficielles Je savourais le bonheur Loin du mal et de ces rumeurs A présent, j’attends la mort comme délivrance La grande faucheuse comme délicieuse sentence Et j’ai peur, j’ai peur de l’oubli Et je sens que monte en moi l’hypocondrie L’angoisse m’entoure de toute part Et mes pleurs se font rares Pourquoi verser encore des larmes Face à ce mal qui ne redoute aucune arme Tout défile à une vitesse vertigineuse Pas de prêtre, ni de pleureuses Juste moi face au néant Qui va m’engloutir définitivement Mon corps astral s’envole enfin libéré De cette enveloppe charnelle emprisonnée Des tenailles de l’amour toutes ces années Il s’en va en quête de sérénité L’être las se détache des ombres Libéré des chaînes d’une vie trop sombre Sans souffrance, il s’éteint lentement Dans une mort au silence arrogant.
Remarque de l'auteur
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Information : Poème de Mort-Décès
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