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Poème déposé sur le site le : 03/06/2005 17:23
Les braises nues...
Il est des doux regards que l’on croyait volerDes paroles mystifiées en des instants sacrés Quand j’effleure leurs présences du bout de mes doigts La magie se dissipe et ceci malgré moi. Les flammes rougeoyantes, ces sentiments rêvés N’étaient que l’illusion d’une passion sublimée, Une chaleur rassurante qui brillait de mille feux Pour mieux masquer la honte du douloureux aveu. On attise les braises, on ne cesse de croire Qu’il ne s’éteindra pas.On consumme les soirs En quête d’une étincelle qui ravive le rêve… La douleur de l’espoir ne connaît pas de trêve Tant qu’il nous ensorcelle et nous tient en émoi. Mais l’on sait bien pourtant que l’on attend en vain Et plutôt que de fuir, on brûle nos lendemains. Toujours l’Inaccessible, ce besoin d’Absolu Qui délaisse ce qu’on a pour ce qui est perdu… Et nous voilà enfin aux pieds des braises nues Ce petit tas de cendres, et nos amours déchus Le crépitement s’est tu, les flammes dissipées Danseront dans nos âmes pour la postérité…
Penthesilia
Remarque de l'auteur
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Information : Poème d' Amour
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