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Poème déposé sur le site le : 04/06/2005 00:34
Echec & Mat
Une partie d’échecs pour un duelLa victoire étant une vie éternelle Mon adversaire est invisible Sa réputation le décrit comme invincible Mes pions avance sur le plateau Comme des soldats appelés au combat Ils espèrent pas revenir tout beau Et savent que la punition sera d’aller là bas Mon adversaire ne peut se trahir Il ne peut souiller sa réputation Un a un, mes pions viennent à périr Comme un avant goût de ma punition J’avance une tour, haute, imposante J’écrase quelques-un de mes ennemis Sans réelles difficultés, sans ennuis Les autres se retire, ma tour devient cassante L’opposant amène le fou dans le scénario Qui ne sait pas aligner deux mots Mais qui détruit ma tour d’un coup Se dirigeant vers mes pions, ils les mènent à bout J’avance mon fou à moi, engage le combat Qui perdra la tête le premier Qui tombera d’abord, qui réussira à gagner, Qui des deux ne survivra pas ? Mon fou est bien trop fou Je pense que je perd tout Mais les survivants continuent la marche La victoire, les deux armées s’arrachent J’envois un cheval et ma deuxième tour Pour combattre les derniers petits soldats Ils auraient pu gagner le combat Si les deux fou ne leur avaient jouer un mauvais tour Je désespère, au fil du temps et du combat Mes soldats se battent Mais les ennemis combattent Et la victoire semble bien loin de moi Ma Dame se fait massacrée, tuée Le Roi la pleure de toutes ses larmes Puis, prend le cheval, ses dernières armes Et s’enfuie, en jurant de la venger Mon dernier fou les accompagne Ils traversent toutes les campagnes Ils survivent à toutes les saisons Pour retrouver et battre tous ses pions Le roi en un dernier effort, animé de courage La rage qui se lit sur son visage Avance à vive allure sur le plateau Part à l’assaut, attaque le château Un combat, un vrai massacre, une boucherie Des coups d’épées, des cris de douleurs Un combat sans pitiés, avec le noir comme seule couleur Un duel entre deux armées qui se battent pour la vie Trois contre une armée, faut pas se voiler la face Le cheval, le fou et le Roi seront perdant Mais jusqu’à la dernier minute, au dernier moment Ils se battront pour venger et punir les défauts de cette race Les forces qui diminuent, qui disparaissent Mais mes soldats qui se battent sans cesse Le fou a déjà rendu l’âme, le cheval boite cruellement Le Roi continue le duel contre ses ennemis du temps Le cheval se couche et s’endort pour l‘éternité Il rejoint le monde des ennemis, et retrouve ses alliés Le Roi en rage, continue en déversant sa Haine Il tranche les têtes, transpercent les cœurs malgré sa peine La Dame de l’ennemi qui préfère la lâcheté Le prend par l’arrière et dans le crâne du Roi, enfonce une épée Elle est l’exemple parfait de toute sa patrie Se cachant du pêché, elle ôte la vie Le Roi a une dernière pensée pour le plateau Qui a perdu toute sa beauté, et est tellement faux Une dernière pensée pour sa Dame Qui attendait là bas qu’il rende l’âme Il rejoint sa bien aimée, fier de son duel Il n’a pas réussi à m’accorder une vie éternelle Mais il s’est battu sans compter Sans s’arrêter, il a toujours continuer Il n’a pas pu battre l’armée ennemie La Mort gagne toujours face à la Vie Il le sait, et espère qu’un jour, un Roi sera assez puissant Pour battre la Dame de la mort, pour battre le temps…
Cindy Limpens
Remarque de l'auteur
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