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Poème déposé sur le site le : 17/09/2005 18:19
Le poète et la rose
Il était une foisDans un temps un peu perdu Un poète aux talentueux doigts Et au style fort connu Quand il sortait de sa maison Et empruntait les sentiers du village Dames et demoiselles courtisaient son attention Et voulaient être de son proche entourage. Elles cherchaient en lui Un reflet à leurs beautés prétentieuses Un vers inédit Pour apaiser leur égoïsme d’orgueilleuses. Lui leur chantait Parce qu’il aimait chanter Parce qu’il voyait dans ses mots Une consolation à ses maux. Elles...n’y voyaient que des paroles Des rimes, des lettres, des chansons Où elles avaient le premier rôle Dans une comédie de fanfarons. Mais plus les jours passaient Plus il s’en lassait Fermait ses yeux fatigués De leurs rires désuets Abandonnait sa plume dégoûtée De leurs compliments mensongers. Il voulait partir loin, très loin Et quitter son cimetière Vers un horizon sans fin Sans murs, sans frontières. Il cherchait une nature Encore innocente et pure Un paisible paysage Sans fard ni maquillage Et c’est là qu’il découvrit L’être le plus tendre de sa vie : Une rose au coeur vif Tendre et sensitif. Il sortait à l’aube Alors que le soleil enfilait encore sa robe Se dirigeait vers les champs Loin des villes et des maisons. Une fois arrivée Auprès d’elle, il s’agenouillait Lui murmurait Des poèmes que nuls yeux n’ont lus Lui chuchotait et chantait D’une voix que personne n’a jamais entendue Pleine d’affection et de bonheur D’espoir et de douceur... La rose aussi sensible qu’elle était Valsait sur ses mots enjoués Qu’elle adorait Qui l’épataient Ses pétales s’ouvraient Encore trempées par la rosée Accueillant les rayons réconfortants Du soleil levant Son parfum s’étendait Le chatouillait L’encourageait L’inspirait Pansait son coeur blessé Et ils en étaient heureux Tous les deux. Après de longues années Le poète a vieilli Sa fidèle rose aussi Sentant leur amour plus fort Que leurs pauvres corps Et que la mort s’approchait à petits pas De leur joli coin Ils firent leur dernière prière La plus forte et la plus chère Que cette belle union Qu’ils ont si longtemps Gardée franche et sincère Tiède et prospère Ne soit héritée Que par deux amis dévoués Qui sauront protéger Leurs confidences sacrées Après, ils moururent laissant à la nature Tous les secrets de leur belle aventure. Des années passèrent Des saisons défilèrent Avant que la nature ne puisse Trouver les amis propices De continuer l’éternelle histoire Du poète, sa rose et leur grand espoir Aussi merveilleusement qu’elle a commencé Aussi sincèrement qu’elle s’est passée Et ces deux là sont moi Et toi.
Khalil
Remarque de l'auteur
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