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Poème déposé sur le site le : 02/11/2005 12:38
Le miasme
As-tu jamais senti, ô doux lecteurLes effluves du monde et sa puanteur? Admire donc les hommes dans leur ronde Dont s’échappe une émanation pudibonde. Sache que les élites bien-pensantes Dégagent plus encore ce fumet putride Qui, telle une mélasse répugnante Exhale ses vapeurs vaniteuses et morbides. Refuse, ô libre lecteur, l’odeur de la connerie Et de ses géniteurs aux idéaux faisandés. Car la bêtise peut empester chaque rêverie, Imprégner jusqu’à l’os, triste duperie. Respire les senteurs des grandes étendues, La vie simple et ses arômes timides. Par delà les mirages du quotidien fétide Enivre-toi d’un parfum porté aux nues.
Arnaud Defrère
Remarque de l'auteur
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Information : Poème sur la Servitude
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