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Poème déposé sur le site le : 13/11/2005 21:17

Liberté Apprivoisée (duo Le Passager / Undomielfe)
La grille se ferme dans un bruit de mâchoire
Le monde ouvre la sienne et ses dents implacables
Blessent ma peau ; pourtant je ne suis plus coupable
Que d’être un condamné rejeté du mitard !
N’ayant que mes deux pieds pour me faire avancer
J’opte pour un billet « voyage sans retour »
Je vais emprunter une route sans blessés
Hors de question de s’enliser dans les détours

Du soleil qui me brûle - où sont passées mes ombres !-
Les rayons pullulent, d’un teint plus rance qu’ambre :
Contrastes tragiques de ces cellules sombres
Où je pouvais, sans risque, oublier tous mes membres
Image inachevée d’un horizon sans vagues
La page est loin d’être tournée, moi je divague
Le temps sera mon seul allié, mon seul ami
Instants de vérités ne seront plus omis

Ô cruelle liberté, recherchée à tout prix,
Tu m’as incarcéré, dans une autre prison,
Où se trouvent mêlés des bourreaux sans raison,
Aux tristes prisonniers qui n’y ont rien compris
Je suis comme une écume aux reflets mordorés
Pourtant l’amertume est symbole d’égaré
Tout est beau, tout est vrai, serais-je dans un rêve ?
Point de corbeau dans le jardin d’Adam et Eve

Mais ce noir paradis, cache pires serpents
Que les vieux condamnés - qui paient toujours leurs crimes,
En expiant, enchaînés, leur peine dans l’abyme -
Car le pécheur ici, jamais ne se repend
Traînant ma vie comme on traînerait un boulet
Je fais du sur place et laisse entrevoir mes plaies
Dans le fond, je suis peut-être toujours en tôle
Pourquoi ne puis-je enlever cette lourde étole ?

J’ai rêvé d’enfants qui courraient dans la maison
D’une femme et d’un jardin que nous arrosions
J’ai vu quelques vrais amis autour d’une table
Mariage imbibé de discours interminables

J’ai rompu ma colère, appris ce qu’est le bien ;
J’ai quitté un enfer, et celui-ci n’est rien ;Çà paraît facile, pourquoi ne rien tenter ?
L’encre indélébile deviendra liberté

Les ombres du levant, s’élèvent devant moi,
Voici venu le temps de choisir mon destin,
Le choix d’être vivant ou de rester pantin…
Je me mets, en riant, en quête de mon toit !

Remarque de l'auteur

Avt
Le : 13/11/2005
Bon ben voilà, après tous ces jours de travail, voici notre duo ! Je remercie Le Passager pour ce poème car j'ai appris beaucoup et j'ai pu confronté mes idées avec celles d'une autre personne ce que je conseille à tout le monde car cela est très enrichis

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Ecris le : 13/11/2005