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Poème déposé sur le site le : 25/12/2005 00:00

Spleen et confusion ...
Dans une féerique apothéose embrasante, presque dorée,
Où de tendres nuances pourpres paisiblement se mêlaient
À la fin du jour sur la vie étincelle de cet épanouissent domaine
Pour ne plus laisser que la paix mystique des Cieux veillée.
Dans ce bout de rêve se dressait un merveilleux palais ;
Son dôme, à l’apogée, communiaient avec les douces voix des Dieux éloquents,
Eux, qui naguère, repoussèrent les chemins perfides du malheur grandissant
Afin de garder, dans ce lieu, la ravissante quiétude se reposer
À l’abri des roseaux silencieux et dressés vers l’horizon ambré
Qui s’annonçait, comme l’avenir, dégagé de tous les fléaux des tourments
Ravageurs du temps.Non, tous ici n’était que paix et enchantement,
Même le temps assassin vous laissait une saveur de magie dans la pensée.
Le bonheur résidait dans le mystérieux instrument qui charmait les Dieux,
Dans ce concept de voix éternelles inséparables du mouvement des corps célestes ;
La douce harmonie.Elle rendait les choses si radieuses que même la peste
Était souffle de paix dans cet asile revêtu du Paradis, le bienheureux.
Quant à l’Amour, il naissait des incantations des nymphes de couleurs
Unies aux gracieuses danses sur des ardents brasiers d’argent
Où le soleil, flamboyant, se couchait sur le visage des bons Anges ;
Braves gardiens pour l’éternité de cet inflexible bonheur.
Mais un soir, la nuit devenue froide se posa sur un souffle inopportun,
Alors des êtres de malheur, tout de noir vêtus, ont franchi
La porte du palais.Avec eux est apparut l’enfer qui, de ses doigts aigris
Et de sa répugnance, effaça le beau chemin rectiligne du destin
Tracé sur ce domaine pour ne plus laisser que mal et souffrances
Tout ravager sur leur passage et n’oublier que cendres et sang
Avant de disparaître dans l’obscure profondeur du néant,
Et, désormais, loin du passé, tout n’est plus que silence.

Eideal...
Eideal

Remarque de l'auteur

Avt
Le : 12/12/2006
Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s'enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous !
Charles Baudelaire

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Modifié le : 12/12/2006 à : 19:56