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Hugo

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Poème déposé sur le site le : 08/01/2006 00:18

Le baiser de l'au-delà
Je me trouvais dans un vieux manoir écossais,
invité à le partager avec des amis.
Il était en haut d’une colline pelée,
et, je dois dire que je le trouvais joli.

Quand je suis entré,
j’ai eu l’impression de tout connaître,
d’avoir déjà tout regardé,
comme si j’en avais été le maître.

Après une soirée bien arrosée,
nous allions tous nous coucher,
à peine endormi, j’étais réveillé
par un bruit venant de la salle à manger.

J’y descendais, et là, en bout de table,
dans cette pièce éclairée par des candélabres,
je la remarquais, la tête appuyée dans ses mains,
un regard furtif semblant me dire "enfin".

Je me suis approché,
à présent, elle semblait rêver,
son regard était perdu,
qu’elle était belle cette femme plutôt menue.

J’ai ressenti une profonde émotion,
cette dame aux longs cheveux blonds,
je l’avais vue où ? je me posais la question.
Elle se présenta comme la maîtresse de maison.

Vêtue d’une simple tunique blanche,
on devinait ses seins fermes et ronds.
Ses lèvres étaient pâles, sa peau, comme sa robe, aussi blanche.
Je m’assis près d’elle et naissait la conversation.

Elle parlait avec une grande douceur,
de l’homme qu’elle avait aimé,
puis elle laissa couler des pleurs...
absente, elle était dans ses pensées.

Je pris sa main avec délicatesse.
Mon Dieu qu’elle était gelée...
Je sentais cette profonde tristesse,
je le connaissais l’homme dont elle me parlait.

Un orage a éclaté, elle s’est levée,
devant la fenêtre elle se tenait,
quand un violent éclair me laissa deviner,
ses trésors cachés...

Elle s’est retournée, m’a sourit, puis m’a donné,
un tendre baiser sucré et parfumé.
J’ai ressenti comme un étourdissement,
je la voyais partir, s’envolant...

Je m’arrachais à mes réflexions...
Nous étions déjà le petit matin.
Je parlais de cette entrevue au maître de maison,
il me dit que j’avais rencontré le fantôme du fortin.

Il est dit que l’âme de cette femme, après sa mort,
est restée, attendant le retour de l’être aimé,
disparu pendant la grande guerre au siècle dernier...
J’ai le sentiment d’être la réincarnation de cet homme.Ai-je tort ?

"Eric VARNIER "
Hugo

Remarque de l'auteur

Avt
xx/xx/xxxx
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Ecris le : 06/01/2006