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Poème déposé sur le site le : 15/01/2006 22:30
DANS LES ALGUES DU SOIR
DANS LES ALGUES DU SOIRQuand la mer le soir va rejoindre le ciel Le vert reste très clair et d’essence légère Malgré l’adieu et son visage de cendre Versant sur les paupières les poussières du temps L’ombre de sa vie séparée de la mienne Sur son ombre sans fin s’allonge inconsolée Crois-tu que les feuilles tombées se souviennent Des pluies rouillées d’éternité ? Qui garde en soi le sommeil lourd des branches Que des millions d’oiseaux ne peuvent éveiller En s’élançant de la tête à ses hanches Connais-tu les desseins de cette danse lente Au regard d’insomnie De la valse lassante sans instant délaissée Dans ses voiles infinis Sais-tu que c’est le tourbillon des plus jamais Les rondes infernales des longues bacchanales Qui tournent rouges et noires autour des trépassés ? Je sais … Je sais … Ce soir que cette morte est lourde à porter …
Anne_21889
Remarque de l'auteur
Autres Thème possible :Information : Poème de Mort-Décès
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