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Poème déposé sur le site le : 20/03/2006 10:54AbAnDoN...
Avec difficulté, j’ai poussé le portailEntravé par la rouilleet hautes graminées. Tel un pendu séché, le vieil épouvantail N’épouvante plus rien, par les ronces, miné. Le petit banc de pierre est recouvert de mousse Et les denses buissons lui cachent le soleil. Pourtant, il y a peu, brillaient les feuilles rousses Dans les rayons dansants, d’un éclat sans pareil. Las, je me suis assise au pied du grand érable Dont chacun des rameaux porte un de nos mots doux. De toi, je me souviens, de notre envie coupable, Au creux d’un coin fleuri, un lieu de rendez-vous. La nature a repris, dans mon esprit, ses droits, Ne reste qu’un regret, d’épineux encerclé. Tout est désolation et le vert, triste roi, Dans ce jardin secret dont tu jetas la clef. Adrien78711
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Information : Poème Aucun
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