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Poème déposé sur le site le : 23/03/2006 15:22

SUR LE MEME CHEMIN
SUR LE MÊME CHEMIN

Nous nous sommes rencontrés
Sur un même chemin,
Et nous avons marché
A un pas cadencé
Que je croyais gagné,
Tant nos foulés alertes
Etaient synchronisées.

Puis le vent a soufflé,
Bourrasque de la vie
Qui nous fait s’arrêter.
Tu regardais devant,
Au calme du futur,
Au sortir de la tempête.
J’ai regardé derrière
Mes tempêtes passées.
Tu voulais avancer
Et briser les obstacles
Sur ton chemin de vie.
Je me suis vu tomber,
Je me suis écorché,
Je n’ai pas espéré
Car l’arrière, bien que sombre,
M’était plus clair qu’un avenir voilé,
Clair parce que je savais,
Mais je savais le pire
Alors que devant moi
Un meilleur, avec un peu de foi,
Pouvait se dévoiler.

Nos chemins, dès lors, divergeaient.

Quand tu riais, moi je pleurais,
Et je n’ai pas compris
Que la chaleur d’un regard
Suffirait à sécher
Des larmes de regrets.
Et je n’ai pas compris
Que tu riais pour deux
Et que tu m’invitais
A faire poindre un sourire
A l’aube d’une renaissance.
Sourire, c’est avancer,
Espérer au meilleur à venir.
Mais pleurer, c’est reculer,
Souffrir sur le passé
Quand l’avenir s’offre à nous
Et que le bonheur du présent
Ne demande qu’à se laisser cueillir.

J’étais pourtant si bien à ta lumière,
Quand ensemble nous gravissions
Les chemins escarpés d’une montagne
Et que tu guidais mes pas.
J’avais confiance en toi,
Car sans toi, je ne pouvais plus avancer.
Pourquoi ne puis-je te faire encore confiance ?
Pourquoi ne plus croire que tu crois en moi ?
Que tu veux que j’avance,
Même si tu dois me tenir la main ?
Car cette main ne peut que m’élever.
Elle n’est pas une main qui tire,
Mais celle qu’on me donnait
Quand débutait pour moi la route,
La route de l’homme debout.
Ne nous croyons pas affranchis,
Ni dévalorisés,
Quand une main se tend
Qu’il nous faut accepter.
C’est que ta route, désormais,
Tu ne veux la faire sans moi.
Cette route de l’amitié.
Or on ne peut être l’ami que de soi même.

Redonne-moi ta main,
Moi qui n’ose la mienne.
La route est encore longue,
Que nous avons à partager.
Car le soleil est là, même quand il ne brille pas.
Ce soleil est en moi,
C’est ce que tu m’as dit.
Alors laisse-moi le temps
Pour ouvrir les yeux au soleil présent
Qui rayonne en mon cour
Et illumine notre route.
Je le veux bien présent,
Même si parfois je doute.
Ce qui n’est pas ton cas
En ce qui nous concerne.

Alors avançons donc,
Sur la route de demain,
Sur le même chemin.
(F)petite fee ange

Remarque de l'auteur

Avt
xx/xx/xxxx
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Ecris le : 23/03/2006