L'Ame
L’âme respire, il pleut ; l’âme conjugue les cœurs d’enfants, les cœurs géants d’étoiles naines, leurs illusions légères, innocentes, s’égrèneraient dans le ciel, se substituant à des lacs d’amours, profonds, universellement silencieux et informes, interminablement blanc et doux, léger, de soie ou d’air, et leurs illusions neuves, innocentes et débiles, s’échapperaient immanquablement d’instants intuitifs : l’âme respire, avale ces illusions, transmute, comme un vilain ou sublime alchimiste, leurs défauts puériles en de simples souvenirs ; le ciel tire vers des pâles plus bleu et des soleils moins habituels ; le souvenir, photographie instable et immuable à la fois, magnifie, épure des contours, trouble le détail.
Mais Où Marche Lâme