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Poème déposé sur le site le : 29/03/2006 20:42Deux coeurs rapprochés
Ah, si j’avais su Que mon coeur fut condamné Et que le mal qui me rongeait Un jour s’en reviendrait, Si ces quelques années de répit N’étaient que sursis Alors je me serais endormie Pour ne plus avoir à souffrir Sur le sentier Où mes heures étaient comptées... Mais mon Ame depuis bien longtemps A cessé de vagabonder Sur les verts côteaux, Car à force de misère Et de longue galère J’ai perdu à mes yeux Les choses essentielles... Peut ètre que je l’ai trop imploré Le Tout Puissant De venir me chercher bien trop souvent, Et puis tu le sais bien Qu’on peu mourir d’amour Alors après tout Un cancer on s’en fou, Mais le combattre vois tu Je n’y crois plus du tout Car il est pareil au lourd chagrin Difficile à porter... Et quand il vous étreint Il bouffe les entrailles Comme le serpent tapi dans l’ombre Attendant la morsure finale Pour que je m’écroule... Ne désespère pas, je sais, c’est ce que je me dis, à chaque foi, que cette vie est injuste, pourrie, le mieux est de partir d’en l’au-delà, c’est une erreur, crois-moi ! ne jamais baisser les bras, garder jusqu’au bout, la Foi, la vie même pour un instant de bonheur, vaut la peine d’être vécue, regarde autour de toi, le soleil, le ciel, les fleurs, tout cela n’est gris, que dans ton coeur perdu, Ce mal, en nous, il faut le combattre, jusqu’au bout... Le Mal vivre, s’est installé en Moi, depuis trop longtemps, c’est vrai, j’ai essayé, nombre de fois, mais le chasser, je n’y arrive pas, à deux, peut être que l’on pourra, l’assassiner, lui donner des coups bas, et avec tout ça, c’est sûr, fini, pour lui, il ne reviendra pas ! Alors Toi et Moi, ensemble, nous verrons de nouveau, les choses essentielles de la vie, qui ne sont pas forcèment toutes jolies, Cette maladie, ce cancer, qui nous bouffe l’Air, toujours dans notre atmosphère, ravage notre pensée, à l’affut, sans arrêt, il suffit de l’accepter, et de continuer à rêver, les thérapies, qui jamais ne finissent, le corps qui nous devient étranger, qu’on voudrait gommer, effacer, tout cela je connais, c’est avec Toi, que je veux en discuter, tous tes songes, tes regrets, ton coeur explosé de mille contrariétés, je le sais, s’il te plait, promets, de ne plus avoir de telles pensées, cet hideux serpent, sans cesse nous torturant, on le tuera, là-dedans, en l’étouffant, en espérant, car sans espoir, on ne broie que du noir, on doit vivre cette Histoire, sans remord, c’est notre destinée, celle pour laquelle nous sommes nées, on doit l’assumer...
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