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Poème déposé sur le site le : 29/03/2006 23:41Kerarbars
Un paradis perdu au bout du continentJe demeure seul sur le sentier de terre – j’attends Que mon petit prince coure, apparaisse au devant M’attrape puis m’étreigne face à cet océan Mais nulle trace de lui – il a dû fuir ailleurs Sur ce bout de falaise un menhir solitaire Veille ; le lichen l’envahit, et il se laisse faire Une mer de saphir frappe de son bruit clair Les côtes décharnées par des rouleaux rageurs Que j’eusse aimé pouvoir te montrer les mystères De cette côte sauvage aux senteurs de bruyère Partout, la lande tremble face aux assauts du vent - Des gifles d’iode éveillent le menhir fainéant - Aussitôt se rendort, en proie à sa chimère, L’humble pierre érigée en contrefort de l’air Elle songe à ces mûres qu’il lui plaisait naguère D’empiffrer – aux noms secrets donnés aux vagues Aux rochers sur la plage mille fois escaladés A ce qu’il lui plairait de te déshabiller Dans le creux d’une falaise, instant évaporé Au loin.Je divague, tu dis - vagues, emportez Ce caillou misérable, cette pierre déformée Qu’elle ne soit plus que sable ! Peut-être un jour lointain Un de ses nombreux grains retrouvera ta marche Transporté par une brise si violente, si fugace Qu’il heurtera ton cœur ~ mais la falaise cède Et les courants vivaces aspirent terre, pierre, chimère Sans qu’aucun ne crie grâce. A quoi bon vivre seul sur ces côtes décharnées ? Oz
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Information : Poème sur le Souvenir
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