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Poème déposé sur le site le : 06/04/2006 19:40Au-delà des apparences
Je n’ai jamais compris pourquoien la regardant, j’aurais voulu caresser ses formes, lui dire en silence combien elle m’attire. Parfois, cependant, elle...me disait quelque chose, quelque chose d’incomprehensible, au moyen d’un grognement monotone; en se sentant peut-être mieux si je ne manifestais pas l’interêt qu’elle suscitait en moi. Je la contemplais dans l’obscurité, et elle me regardait comme indifférente. En essayant alors d’atteindre son esprit, mon être a tenté de lire à travers elle. Toutefois... il n’a pas réussi et moi, je n’y parviendrai pas. Chaque fois, quand elle faisait obstacle entre moi et le monde extérieur, en lui éclatant dans le même temps les articulations, je regrettais de ne pas avoir été suffisamment agile pour resister. Parfois, mon esprit se battait à l’écoute de la voix de quelqu’un qui aurait voulu me connaître, mais à qui, elle disait que je ne suis pas à la maison. Et, je ne reussissais pas, à ce moment là, et je ne vais jamais réussir à le connaître. J’aurais voulu sortir, car j’étouffais dans l’espace dans lequel je vivais depuis si longtemps. Mais elle ne me laissait point. Je n’ai jamais compris pourquoi j’avais, presque tout le temps, peur d’elle! Probablement parce que je n’avais pas su déchiffrer ses intentions, ce qui se trouvait derrière l’allure apparemment neutre: peut-être un esprit chaleureux ou... beaucoup plus cruel que l’ironie qu’elle montrait au moment où désenchanté j’avais découvert qu’elle avait reçu seulement...mes parents. Je ne saurais pas si je ne restait pas son obligé par le fait qu’elle me défendait contre les étrangers. Ou, peut-être, qu’en secret, elle coopérait avec mes ennemis. Des ennemis qui vont pénétrer mon esprit une fois pour l’absorber en jetant ma coquille par terre, pour qu’elle soit examinée par ceux qui viendront. Si j’essayais alors de courir, elle barrerait mon chemin, et dans un baiser profond elle me tiendrait pour que les autres puissent écraser ma carcasse osseuse au moyen de leurs poings et pieds. Même si j’essayais arracher leurs visages pour ainsi les connaître et de jeter sur les murs une partie de mon essence afin de laisser des traces de l’attaque à laquelle elle avait pris part, personne ne réagirait pas contre elle. Je ne réussis pas et je ne réussirai jamais à les convaincre qu’elle est la coupable. Je n’ai jamais compris pourquoi ils ne voudront pas me croire. Cependant, si pour moi elle est celle qui m’attire qui m’effraye; pour les autres elle est juste ce qu’elle semble être... une porte. Poussières
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