Poeme : Que Sommes-Nous Devenus
Que Sommes-Nous Devenus
’’ Le savoir a toujours été une incertitude
La certitude c’est d’avoir oublié d’apprendre… ’’
(La plume de Bruno)
Depuis des siècles, à des lois, il nous faut obéir
Quitte à en pleurer de chagrin, quitte à en mourir
On exécute, on fait des efforts en bons citoyens
Mais l’on nous traite toujours comme des chiens
On nous donne des leçons de conduites futiles
Qui ne servent qu’à nous rendre fragiles
Alors le doute s’installe et renforce notre mépris
Et c’est là que commence notre misérable vie
Si l’on ouvre la bouche pour dire des mots qui dérangent
Cela gêne mais rien vraiment ne change
La raison a toujours été celle du plus fort
Et cela nous a causer énormément de tort…
On nous pousse à faire des choses contraire à l’éthique
Avec des belles paroles qui sont pour le peu, utopiques
Toujours dans l’engagement, l’humain se satisfait
Mais jamais réellement il ne voit de concret
La peur nous envahit et parfois l’on succombe
Les trous sont déjà creusés pour y mettre nos tombes
Notre foi, notre courage en deviennent presque illusoires
Et c’est là que s’envole tout nos rêves d’espoir
La folie nous guette et lentement nous emprisonne
Je crois au fond de moi que l’intelligence nous abandonne
C’est dans l’adversité qu’il nous faut montrer notre force
Sans pour autant en devenir cruels et féroces…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
On nous déstabilise, on nous provoque sans cesse
Sans doute pour nous effrayer et attirer le stress
Face à cette menace d’une éventuelle éradication
La monstruosité atteint son paroxysme sans condition
La violence engendre la violence et laisse des traces
Notre volonté se fait moindre et notre âme s’efface
Les regards se posent sur une décrépitude excessive
Et l’ont fini par adopter une attitude dépressive
Toute cette agressivité devenue sanguinaire
Nous porterait à croire que c’est une ambition meurtrière
Sous les coups des injures et des travers insoutenables
Notre moral s’effondre dans une ambiance insupportable…
Persécutions, intimidations et autres débordements
La colère grandit de plus en plus et terrorise les gens
Mais dans tout ce micmac, et c’est bien ce que je déplore
C’est que personne honorablement ne veut faire d’efforts
Pour un oui ou pour un non, nous nous querellons
Sans même parfois en connaître la raison
Mais ce qui me débecte le plus quand je vois le malheur
C’est qu’au fond, nous n’avons pas de cœur
Quel est notre but à chacun sur cette belle terre
Est-ce de tout détruire et continuellement nous faire la guerre
Mais je pense que nous n’avons pas tout à fait compris
Que notre rôle principal est de protéger la vie…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
Je trouve inadmissible que personne ne s’en rende compte
Et j’ai l’impression que parfois, les gens en ont honte
Chacun de nous fait des erreurs et ce doit de les corriger
Ce qui nous rendrait bien plus fort et surtout civilisés
Notre rancœur sera punie pour tous nos péchés commis
Par tous nos crimes et notre bassesse d’esprit
L’on ment, l’on parjure, l’on s’insurge et nous nions les faits
La vérité étant que nous sommes tout simplement imparfaits
Est-ce qu’un jour ce monde deviendra meilleur
Pour que l’on devienne libre et vivre sans avoir peur
On en ferait tout autant si c’était à refaire
Car l’être humain pour tout dire, à tout se montre réfractaire…
J’aimerai pouvoir me convaincre d’une future amélioration
Où la sagesse viendrait nous apporter son approbation
Dans cette illusion d’optique qui me rend parfois hilare
Je me sens presque impuissant face à cette frénésie barbare
Notre responsabilité ne se résout pas à une simple déduction
Il nous faut percer le fondement de par la réflexion
Ce qui nous apporterait je pense, une autre vision de nous-même
Nous en sommes incapables et c’est là que repose tout le problème
Pourtant, si nous étions plus humains, nous serions tous solidaires
Forçant notre courage à devenir beaucoup moins austères
La connaissance de soi a toujours été un soucis
La vertu a parlé et ce n’est pas moi qui le dit…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
Nos jours sont comptés et bien que l’on s’en moque
L’on s’apitoie sur notre sort mais en rien cela nous choque
Entre notre folie de grandeurs et nos pitoyables caprices
La seule chose qui rentre en vigueur reste le sacrifice
On condamne souvent à perte et de cela sans état d’âme
Pour ensuite venir se plaindre que trop chaude est la flamme
L’envers du décor est beaucoup plus terrifiant
Quand l’on fait mine d’ignorer ce qui est important
Le monde se meurt dans un profond sommeil
Où notre conscience se cache dans l’ombre du soleil
La vie a parfois sa propre justice et ne s’en justifie point
La mort en sera pour nous notre seul témoin…
La connaissance, le savoir veulent pourtant dans l’excellence
Que la race humaine devienne sociable en toute circonstance
Nous traversons de rudes et pertinentes épreuves
Il ne tient qu’à nous sur cette planète de faire nos preuves
Nos actes sont impardonnables mais l’on passe outre mesure
Pourtant nous ne sommes que de vulnérables créatures
S’il fallait que l’on fasse un geste pour montrer notre loyauté
Alors nous le ferions et de cela sans même hésiter
La vie est courte pour ne pas l’apprécier fortement
Je trouve dommage que nous n’en sommes pas conscients
Il nous reste peut-être encore une minime chance
Sans se voiler les yeux et regarder en face l’évidence…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
Faut-il que l’on soit si puérils pour en arriver à l’inévitable
Ce qui est pour ma part et je pèse les mots, lamentable
Par notre façon d’agir, notre manière de penser et tout le reste
Notre monde est en perdition notre destin sombre dans le funeste
Je ne suis pas moraliste ni même donneur de leçons
Je n’ai pas le langage d’un certain Jean d’Ormesson
Cette route ne nous mènera nulle part sauf si et seulement si
Les êtres humains au lieu de s’entretuer, voulaient devenir amis
Le futur est tellement loin, le présent tellement lourd
Que l’on préfère se faire la guerre plutôt que de faire l’amour
Dans cette mascarade qui me semble trop éphémère
Je doute qu’un jour notre réputation devienne légendaire…
Nous sommes pour le peu tous pareils mais tellement différents
Et tout ceci se voit dans notre comportement
Le mal est une peur qu’on n’a laissé grandir
On n’a laissé faire, on n’a pas voulu s’enfuir
La porte restée ouverte, l’ombre y est entrée
Et nous comme des lâches, on n’a capitulé
Si l’être humain en son doux sommeil
Ne daigne ouvrir un œil
Je ne crains que son réveil
Ne soit plus noir que son cercueil
Je vais m’arrêter là sinon j’y passerai des heures
En attendant que vos esprits s’éveillent, sur ce à bon entendeur…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Même si ma réflexion aucunement ne sera entendue
Je me pose cette question, que sommes-nous devenus… ’’
La plume de Bruno
La certitude c’est d’avoir oublié d’apprendre… ’’
(La plume de Bruno)
Depuis des siècles, à des lois, il nous faut obéir
Quitte à en pleurer de chagrin, quitte à en mourir
On exécute, on fait des efforts en bons citoyens
Mais l’on nous traite toujours comme des chiens
On nous donne des leçons de conduites futiles
Qui ne servent qu’à nous rendre fragiles
Alors le doute s’installe et renforce notre mépris
Et c’est là que commence notre misérable vie
Si l’on ouvre la bouche pour dire des mots qui dérangent
Cela gêne mais rien vraiment ne change
La raison a toujours été celle du plus fort
Et cela nous a causer énormément de tort…
On nous pousse à faire des choses contraire à l’éthique
Avec des belles paroles qui sont pour le peu, utopiques
Toujours dans l’engagement, l’humain se satisfait
Mais jamais réellement il ne voit de concret
La peur nous envahit et parfois l’on succombe
Les trous sont déjà creusés pour y mettre nos tombes
Notre foi, notre courage en deviennent presque illusoires
Et c’est là que s’envole tout nos rêves d’espoir
La folie nous guette et lentement nous emprisonne
Je crois au fond de moi que l’intelligence nous abandonne
C’est dans l’adversité qu’il nous faut montrer notre force
Sans pour autant en devenir cruels et féroces…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
On nous déstabilise, on nous provoque sans cesse
Sans doute pour nous effrayer et attirer le stress
Face à cette menace d’une éventuelle éradication
La monstruosité atteint son paroxysme sans condition
La violence engendre la violence et laisse des traces
Notre volonté se fait moindre et notre âme s’efface
Les regards se posent sur une décrépitude excessive
Et l’ont fini par adopter une attitude dépressive
Toute cette agressivité devenue sanguinaire
Nous porterait à croire que c’est une ambition meurtrière
Sous les coups des injures et des travers insoutenables
Notre moral s’effondre dans une ambiance insupportable…
Persécutions, intimidations et autres débordements
La colère grandit de plus en plus et terrorise les gens
Mais dans tout ce micmac, et c’est bien ce que je déplore
C’est que personne honorablement ne veut faire d’efforts
Pour un oui ou pour un non, nous nous querellons
Sans même parfois en connaître la raison
Mais ce qui me débecte le plus quand je vois le malheur
C’est qu’au fond, nous n’avons pas de cœur
Quel est notre but à chacun sur cette belle terre
Est-ce de tout détruire et continuellement nous faire la guerre
Mais je pense que nous n’avons pas tout à fait compris
Que notre rôle principal est de protéger la vie…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
Je trouve inadmissible que personne ne s’en rende compte
Et j’ai l’impression que parfois, les gens en ont honte
Chacun de nous fait des erreurs et ce doit de les corriger
Ce qui nous rendrait bien plus fort et surtout civilisés
Notre rancœur sera punie pour tous nos péchés commis
Par tous nos crimes et notre bassesse d’esprit
L’on ment, l’on parjure, l’on s’insurge et nous nions les faits
La vérité étant que nous sommes tout simplement imparfaits
Est-ce qu’un jour ce monde deviendra meilleur
Pour que l’on devienne libre et vivre sans avoir peur
On en ferait tout autant si c’était à refaire
Car l’être humain pour tout dire, à tout se montre réfractaire…
J’aimerai pouvoir me convaincre d’une future amélioration
Où la sagesse viendrait nous apporter son approbation
Dans cette illusion d’optique qui me rend parfois hilare
Je me sens presque impuissant face à cette frénésie barbare
Notre responsabilité ne se résout pas à une simple déduction
Il nous faut percer le fondement de par la réflexion
Ce qui nous apporterait je pense, une autre vision de nous-même
Nous en sommes incapables et c’est là que repose tout le problème
Pourtant, si nous étions plus humains, nous serions tous solidaires
Forçant notre courage à devenir beaucoup moins austères
La connaissance de soi a toujours été un soucis
La vertu a parlé et ce n’est pas moi qui le dit…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
Nos jours sont comptés et bien que l’on s’en moque
L’on s’apitoie sur notre sort mais en rien cela nous choque
Entre notre folie de grandeurs et nos pitoyables caprices
La seule chose qui rentre en vigueur reste le sacrifice
On condamne souvent à perte et de cela sans état d’âme
Pour ensuite venir se plaindre que trop chaude est la flamme
L’envers du décor est beaucoup plus terrifiant
Quand l’on fait mine d’ignorer ce qui est important
Le monde se meurt dans un profond sommeil
Où notre conscience se cache dans l’ombre du soleil
La vie a parfois sa propre justice et ne s’en justifie point
La mort en sera pour nous notre seul témoin…
La connaissance, le savoir veulent pourtant dans l’excellence
Que la race humaine devienne sociable en toute circonstance
Nous traversons de rudes et pertinentes épreuves
Il ne tient qu’à nous sur cette planète de faire nos preuves
Nos actes sont impardonnables mais l’on passe outre mesure
Pourtant nous ne sommes que de vulnérables créatures
S’il fallait que l’on fasse un geste pour montrer notre loyauté
Alors nous le ferions et de cela sans même hésiter
La vie est courte pour ne pas l’apprécier fortement
Je trouve dommage que nous n’en sommes pas conscients
Il nous reste peut-être encore une minime chance
Sans se voiler les yeux et regarder en face l’évidence…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Cherchant à conquérir une terre agréable
Pour la rendre finalement, beaucoup plus instable… ’’
Faut-il que l’on soit si puérils pour en arriver à l’inévitable
Ce qui est pour ma part et je pèse les mots, lamentable
Par notre façon d’agir, notre manière de penser et tout le reste
Notre monde est en perdition notre destin sombre dans le funeste
Je ne suis pas moraliste ni même donneur de leçons
Je n’ai pas le langage d’un certain Jean d’Ormesson
Cette route ne nous mènera nulle part sauf si et seulement si
Les êtres humains au lieu de s’entretuer, voulaient devenir amis
Le futur est tellement loin, le présent tellement lourd
Que l’on préfère se faire la guerre plutôt que de faire l’amour
Dans cette mascarade qui me semble trop éphémère
Je doute qu’un jour notre réputation devienne légendaire…
Nous sommes pour le peu tous pareils mais tellement différents
Et tout ceci se voit dans notre comportement
Le mal est une peur qu’on n’a laissé grandir
On n’a laissé faire, on n’a pas voulu s’enfuir
La porte restée ouverte, l’ombre y est entrée
Et nous comme des lâches, on n’a capitulé
Si l’être humain en son doux sommeil
Ne daigne ouvrir un œil
Je ne crains que son réveil
Ne soit plus noir que son cercueil
Je vais m’arrêter là sinon j’y passerai des heures
En attendant que vos esprits s’éveillent, sur ce à bon entendeur…
’’ Pauvres êtres humains qui ne savent où ils vont
Toujours la tête basse dans un état presque second
Même si ma réflexion aucunement ne sera entendue
Je me pose cette question, que sommes-nous devenus… ’’
La plume de Bruno
Bernie
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Poème en Phonétique
lə savwaʁ a tuʒuʁz- ete ynə ɛ̃sεʁtitydə
la sεʁtitydə sε davwaʁ ublje dapʁɑ̃dʁə…
(la plymə də bʁynɔ)
dəpɥi dε sjεklə, a dε lwa, il nu fo ɔbeiʁ
kitə a ɑ̃ pləʁe də ʃaɡʁɛ̃, kitə a ɑ̃ muʁiʁ
ɔ̃n- εɡzekytə, ɔ̃ fε dεz- efɔʁz- ɑ̃ bɔ̃ sitwajɛ̃
mε lɔ̃ nu tʁεtə tuʒuʁ kɔmə dε ʃjɛ̃
ɔ̃ nu dɔnə dε ləsɔ̃ də kɔ̃dɥitə fytilə
ki nə sεʁve ka nu ʁɑ̃dʁə fʁaʒilə
alɔʁ lə dutə sɛ̃stalə e ʁɑ̃fɔʁsə nɔtʁə mepʁi
e sε la kə kɔmɑ̃sə nɔtʁə mizeʁablə vi
si lɔ̃n- uvʁə la buʃə puʁ diʁə dε mo ki deʁɑ̃ʒe
səla ʒεnə mε ʁjɛ̃ vʁεmɑ̃ nə ʃɑ̃ʒə
la ʁεzɔ̃ a tuʒuʁz- ete sεllə dy plys fɔʁ
e səla nuz- a koze enɔʁmemɑ̃ də tɔʁ…
ɔ̃ nu pusə a fεʁə dε ʃozə kɔ̃tʁεʁə a letikə
avεk dε bεllə paʁɔlə ki sɔ̃ puʁ lə pø, ytɔpik
tuʒuʁ dɑ̃ lɑ̃ɡaʒəmɑ̃, lymɛ̃ sə satisfε
mε ʒamε ʁeεllmɑ̃ il nə vwa də kɔ̃kʁε
la pœʁ nuz- ɑ̃vai e paʁfwa lɔ̃ sykɔ̃bə
lε tʁus sɔ̃ deʒa kʁøze puʁ i mεtʁə no tɔ̃bə
nɔtʁə fwa, nɔtʁə kuʁaʒə ɑ̃ dəvjεne pʁεskə ilyzwaʁə
e sε la kə sɑ̃vɔlə tu no ʁεvə dεspwaʁ
la fɔli nu ɡεtə e lɑ̃təmɑ̃ nuz- ɑ̃pʁizɔnə
ʒə kʁwaz- o fɔ̃ də mwa kə lɛ̃tεlliʒɑ̃sə nuz- abɑ̃dɔnə
sε dɑ̃ ladvεʁsite kil nu fo mɔ̃tʁe nɔtʁə fɔʁsə
sɑ̃ puʁ otɑ̃ ɑ̃ dəvəniʁ kʁyεlz- e feʁɔsə…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
ɔ̃ nu destabilizə, ɔ̃ nu pʁɔvɔkə sɑ̃ sεsə
sɑ̃ dutə puʁ nuz- efʁεje e atiʁe lə stʁεs
fasə a sεtə mənasə dynə evɑ̃tɥεllə eʁadikasjɔ̃
la mɔ̃stʁyozite atɛ̃ sɔ̃ paʁɔksismə sɑ̃ kɔ̃disjɔ̃
la vjɔlɑ̃sə ɑ̃ʒɑ̃dʁə la vjɔlɑ̃sə e lεsə dε tʁasə
nɔtʁə vɔlɔ̃te sə fε mwɛ̃dʁə e nɔtʁə amə sefasə
lε ʁəɡaʁd sə poze syʁ ynə dekʁepitydə εksesivə
e lɔ̃ fini paʁ adɔpte ynə atitydə depʁesivə
tutə sεtə aɡʁesivite dəvənɥ sɑ̃ɡinεʁə
nu pɔʁtəʁε a kʁwaʁə kə sεt- ynə ɑ̃bisjɔ̃ məʁtʁjεʁə
su lε ku dεz- ɛ̃ʒyʁəz- e dε tʁavεʁz- ɛ̃sutənablə
nɔtʁə mɔʁal sefɔ̃dʁə dɑ̃z- ynə ɑ̃bjɑ̃sə ɛ̃sypɔʁtablə…
pεʁsekysjɔ̃, ɛ̃timidasjɔ̃z- e otʁə- debɔʁdəmɑ̃
la kɔlεʁə ɡʁɑ̃di də plysz- ɑ̃ plysz- e teʁɔʁizə lε ʒɑ̃
mε dɑ̃ tu sə mikmak, e sε bjɛ̃ sə kə ʒə deplɔʁə
sε kə pεʁsɔnə onoʁabləmɑ̃ nə vø fεʁə defɔʁ
puʁ œ̃n- ui u puʁ œ̃ nɔ̃, nu nu kəʁεllɔ̃
sɑ̃ mεmə paʁfwaz- ɑ̃ kɔnεtʁə la ʁεzɔ̃
mε sə ki mə debεktə lə plys kɑ̃ ʒə vwa lə malœʁ
sε ko fɔ̃, nu navɔ̃ pa də kœʁ
kεl ε nɔtʁə byt a ʃakœ̃ syʁ sεtə bεllə teʁə
ε sə də tu detʁɥiʁə e kɔ̃tinɥεllmɑ̃ nu fεʁə la ɡeʁə
mε ʒə pɑ̃sə kə nu navɔ̃ pa tut- a fε kɔ̃pʁi
kə nɔtʁə ʁolə pʁɛ̃sipal ε də pʁɔteʒe la vi…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
ʒə tʁuvə inadmisiblə kə pεʁsɔnə nə sɑ̃ ʁɑ̃də kɔ̃tə
e ʒε lɛ̃pʁesjɔ̃ kə paʁfwa, lε ʒɑ̃z- ɑ̃n- ɔ̃ ɔ̃tə
ʃakœ̃ də nu fε dεz- eʁœʁz- e sə dwa də lε kɔʁiʒe
sə ki nu ʁɑ̃dʁε bjɛ̃ plys fɔʁ e syʁtu sivilize
nɔtʁə ʁɑ̃kœʁ səʁa pyni puʁ tus no peʃe kɔmi
paʁ tus no kʁiməz- e nɔtʁə basεsə dεspʁi
lɔ̃ mɑ̃, lɔ̃ paʁʒyʁə, lɔ̃ sɛ̃syʁʒə e nu njɔ̃ lε fε
la veʁite etɑ̃ kə nu sɔmə tu sɛ̃pləmɑ̃ ɛ̃paʁfε
ε sə kœ̃ ʒuʁ sə mɔ̃də dəvjɛ̃dʁa mεjœʁ
puʁ kə lɔ̃ dəvjεnə libʁə e vivʁə sɑ̃z- avwaʁ pœʁ
ɔ̃n- ɑ̃ fəʁε tut- otɑ̃ si setε a ʁəfεʁə
kaʁ lεtʁə ymɛ̃ puʁ tu diʁə, a tu sə mɔ̃tʁə ʁefʁaktεʁə…
ʒεməʁε puvwaʁ mə kɔ̃vɛ̃kʁə dynə fytyʁə ameljɔʁasjɔ̃
u la saʒεsə vjɛ̃dʁε nuz- apɔʁte sɔ̃n- apʁɔbasjɔ̃
dɑ̃ sεtə ilyzjɔ̃ dɔptikə ki mə ʁɑ̃ paʁfwaz- ilaʁə
ʒə mə sɑ̃s pʁεskə ɛ̃pɥisɑ̃ fasə a sεtə fʁenezi baʁbaʁə
nɔtʁə ʁεspɔ̃sabilite nə sə ʁezu pa a ynə sɛ̃plə dedyksjɔ̃
il nu fo pεʁse lə fɔ̃dəmɑ̃ də paʁ la ʁeflεksjɔ̃
sə ki nuz- apɔʁtəʁε ʒə pɑ̃sə, ynə otʁə vizjɔ̃ də nu mεmə
nuz- ɑ̃ sɔməz- ɛ̃kapabləz- e sε la kə ʁəpozə tu lə pʁɔblεmə
puʁtɑ̃, si nuz- esjɔ̃ plysz- ymɛ̃, nu səʁjɔ̃ tus sɔlidεʁə
fɔʁsɑ̃ nɔtʁə kuʁaʒə a dəvəniʁ boku mwɛ̃z- ostεʁə
la kɔnεsɑ̃sə də swa a tuʒuʁz- ete œ̃ susi
la vεʁty a paʁle e sə nε pa mwa ki lə di…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
no ʒuʁ sɔ̃ kɔ̃tez- e bjɛ̃ kə lɔ̃ sɑ̃ mɔkə
lɔ̃ sapitwa syʁ nɔtʁə sɔʁ mεz- ɑ̃ ʁjɛ̃ səla nu ʃɔkə
ɑ̃tʁə nɔtʁə fɔli də ɡʁɑ̃dœʁz- e no pitwajablə kapʁisə
la sələ ʃozə ki ʁɑ̃tʁə ɑ̃ viɡœʁ ʁεstə lə sakʁifisə
ɔ̃ kɔ̃damnə suvɑ̃ a pεʁtə e də səla sɑ̃z- eta damə
puʁ ɑ̃sɥitə vəniʁ sə plɛ̃dʁə kə tʁo ʃodə ε la flamə
lɑ̃vεʁ dy dekɔʁ ε boku plys teʁifjɑ̃
kɑ̃ lɔ̃ fε minə diɲɔʁe sə ki εt- ɛ̃pɔʁtɑ̃
lə mɔ̃də sə məʁ dɑ̃z- œ̃ pʁɔfɔ̃ sɔmεj
u nɔtʁə kɔ̃sjɑ̃sə sə kaʃə dɑ̃ lɔ̃bʁə dy sɔlεj
la vi a paʁfwa sa pʁɔpʁə ʒystisə e nə sɑ̃ ʒystifi pwɛ̃
la mɔʁ ɑ̃ səʁa puʁ nu nɔtʁə səl temwɛ̃…
la kɔnεsɑ̃sə, lə savwaʁ vəle puʁtɑ̃ dɑ̃ lεksεllɑ̃sə
kə la ʁasə ymεnə dəvjεnə sɔsjablə ɑ̃ tutə siʁkɔ̃stɑ̃sə
nu tʁavεʁsɔ̃ də ʁydəz- e pεʁtinɑ̃təz- epʁəvə
il nə tjɛ̃ ka nu syʁ sεtə planεtə də fεʁə no pʁəvə
noz- aktə sɔ̃t- ɛ̃paʁdɔnablə mε lɔ̃ pasə utʁə məzyʁə
puʁtɑ̃ nu nə sɔmə kə də vylneʁablə kʁeatyʁə
sil falε kə lɔ̃ fasə œ̃ ʒεstə puʁ mɔ̃tʁe nɔtʁə lwajote
alɔʁ nu lə fəʁjɔ̃z- e də səla sɑ̃ mεmə ezite
la vi ε kuʁtə puʁ nə pa lapʁesje fɔʁtəmɑ̃
ʒə tʁuvə dɔmaʒə kə nu nɑ̃ sɔmə pa kɔ̃sjɑ̃
il nu ʁεstə pø tεtʁə ɑ̃kɔʁə ynə minimə ʃɑ̃sə
sɑ̃ sə vwale lεz- iøz- e ʁəɡaʁde ɑ̃ fasə levidɑ̃sə…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
fo til kə lɔ̃ swa si pyeʁil puʁ ɑ̃n- aʁive a linevitablə
sə ki ε puʁ ma paʁ e ʒə pεzə lε mo, lamɑ̃tablə
paʁ nɔtʁə fasɔ̃ daʒiʁ, nɔtʁə manjεʁə də pɑ̃se e tu lə ʁεstə
nɔtʁə mɔ̃də εt- ɑ̃ pεʁdisjɔ̃ nɔtʁə dεstɛ̃ sɔ̃bʁə dɑ̃ lə fynεstə
ʒə nə sɥi pa mɔʁalistə ni mεmə dɔnœʁ də ləsɔ̃
ʒə nε pa lə lɑ̃ɡaʒə dœ̃ sεʁtɛ̃ ʒɑ̃ dɔʁmesɔ̃
sεtə ʁutə nə nu mεnəʁa nylə paʁ sof si e sələmɑ̃ si
lεz- εtʁə- ymɛ̃z- o ljø də sɑ̃tʁətɥe, vulε dəvəniʁ ami
lə fytyʁ ε tεllmɑ̃ lwɛ̃, lə pʁezɑ̃ tεllmɑ̃ luʁ
kə lɔ̃ pʁefεʁə sə fεʁə la ɡeʁə plyto kə də fεʁə lamuʁ
dɑ̃ sεtə maskaʁadə ki mə sɑ̃blə tʁo efemεʁə
ʒə dutə kœ̃ ʒuʁ nɔtʁə ʁepytasjɔ̃ dəvjεnə leʒɑ̃dεʁə…
nu sɔmə puʁ lə pø tus paʁεj mε tεllmɑ̃ difeʁɑ̃
e tu səsi sə vwa dɑ̃ nɔtʁə kɔ̃pɔʁtəmɑ̃
lə mal εt- ynə pœʁ kɔ̃ na lεse ɡʁɑ̃diʁ
ɔ̃ na lεse fεʁə, ɔ̃ na pa vuly sɑ̃fɥiʁ
la pɔʁtə ʁεste uvεʁtə, lɔ̃bʁə i εt- ɑ̃tʁe
e nu kɔmə dε laʃə, ɔ̃ na kapityle
si lεtʁə ymɛ̃ ɑ̃ sɔ̃ du sɔmεj
nə dεɲə uvʁiʁ œ̃n- œj
ʒə nə kʁɛ̃ kə sɔ̃ ʁevεj
nə swa plys nwaʁ kə sɔ̃ sεʁkœj
ʒə vε maʁεte la sinɔ̃ ʒi pasəʁε dεz- œʁ
ɑ̃n- atɑ̃dɑ̃ kə voz- εspʁi sevεje, syʁ sə a bɔ̃ ɑ̃tɑ̃dœʁ…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
mεmə si ma ʁeflεksjɔ̃ okynəmɑ̃ nə səʁa ɑ̃tɑ̃dɥ
ʒə mə pozə sεtə kεstjɔ̃, kə sɔmə nu dəvənys…
la plymə də bʁyno
la sεʁtitydə sε davwaʁ ublje dapʁɑ̃dʁə…
(la plymə də bʁynɔ)
dəpɥi dε sjεklə, a dε lwa, il nu fo ɔbeiʁ
kitə a ɑ̃ pləʁe də ʃaɡʁɛ̃, kitə a ɑ̃ muʁiʁ
ɔ̃n- εɡzekytə, ɔ̃ fε dεz- efɔʁz- ɑ̃ bɔ̃ sitwajɛ̃
mε lɔ̃ nu tʁεtə tuʒuʁ kɔmə dε ʃjɛ̃
ɔ̃ nu dɔnə dε ləsɔ̃ də kɔ̃dɥitə fytilə
ki nə sεʁve ka nu ʁɑ̃dʁə fʁaʒilə
alɔʁ lə dutə sɛ̃stalə e ʁɑ̃fɔʁsə nɔtʁə mepʁi
e sε la kə kɔmɑ̃sə nɔtʁə mizeʁablə vi
si lɔ̃n- uvʁə la buʃə puʁ diʁə dε mo ki deʁɑ̃ʒe
səla ʒεnə mε ʁjɛ̃ vʁεmɑ̃ nə ʃɑ̃ʒə
la ʁεzɔ̃ a tuʒuʁz- ete sεllə dy plys fɔʁ
e səla nuz- a koze enɔʁmemɑ̃ də tɔʁ…
ɔ̃ nu pusə a fεʁə dε ʃozə kɔ̃tʁεʁə a letikə
avεk dε bεllə paʁɔlə ki sɔ̃ puʁ lə pø, ytɔpik
tuʒuʁ dɑ̃ lɑ̃ɡaʒəmɑ̃, lymɛ̃ sə satisfε
mε ʒamε ʁeεllmɑ̃ il nə vwa də kɔ̃kʁε
la pœʁ nuz- ɑ̃vai e paʁfwa lɔ̃ sykɔ̃bə
lε tʁus sɔ̃ deʒa kʁøze puʁ i mεtʁə no tɔ̃bə
nɔtʁə fwa, nɔtʁə kuʁaʒə ɑ̃ dəvjεne pʁεskə ilyzwaʁə
e sε la kə sɑ̃vɔlə tu no ʁεvə dεspwaʁ
la fɔli nu ɡεtə e lɑ̃təmɑ̃ nuz- ɑ̃pʁizɔnə
ʒə kʁwaz- o fɔ̃ də mwa kə lɛ̃tεlliʒɑ̃sə nuz- abɑ̃dɔnə
sε dɑ̃ ladvεʁsite kil nu fo mɔ̃tʁe nɔtʁə fɔʁsə
sɑ̃ puʁ otɑ̃ ɑ̃ dəvəniʁ kʁyεlz- e feʁɔsə…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
ɔ̃ nu destabilizə, ɔ̃ nu pʁɔvɔkə sɑ̃ sεsə
sɑ̃ dutə puʁ nuz- efʁεje e atiʁe lə stʁεs
fasə a sεtə mənasə dynə evɑ̃tɥεllə eʁadikasjɔ̃
la mɔ̃stʁyozite atɛ̃ sɔ̃ paʁɔksismə sɑ̃ kɔ̃disjɔ̃
la vjɔlɑ̃sə ɑ̃ʒɑ̃dʁə la vjɔlɑ̃sə e lεsə dε tʁasə
nɔtʁə vɔlɔ̃te sə fε mwɛ̃dʁə e nɔtʁə amə sefasə
lε ʁəɡaʁd sə poze syʁ ynə dekʁepitydə εksesivə
e lɔ̃ fini paʁ adɔpte ynə atitydə depʁesivə
tutə sεtə aɡʁesivite dəvənɥ sɑ̃ɡinεʁə
nu pɔʁtəʁε a kʁwaʁə kə sεt- ynə ɑ̃bisjɔ̃ məʁtʁjεʁə
su lε ku dεz- ɛ̃ʒyʁəz- e dε tʁavεʁz- ɛ̃sutənablə
nɔtʁə mɔʁal sefɔ̃dʁə dɑ̃z- ynə ɑ̃bjɑ̃sə ɛ̃sypɔʁtablə…
pεʁsekysjɔ̃, ɛ̃timidasjɔ̃z- e otʁə- debɔʁdəmɑ̃
la kɔlεʁə ɡʁɑ̃di də plysz- ɑ̃ plysz- e teʁɔʁizə lε ʒɑ̃
mε dɑ̃ tu sə mikmak, e sε bjɛ̃ sə kə ʒə deplɔʁə
sε kə pεʁsɔnə onoʁabləmɑ̃ nə vø fεʁə defɔʁ
puʁ œ̃n- ui u puʁ œ̃ nɔ̃, nu nu kəʁεllɔ̃
sɑ̃ mεmə paʁfwaz- ɑ̃ kɔnεtʁə la ʁεzɔ̃
mε sə ki mə debεktə lə plys kɑ̃ ʒə vwa lə malœʁ
sε ko fɔ̃, nu navɔ̃ pa də kœʁ
kεl ε nɔtʁə byt a ʃakœ̃ syʁ sεtə bεllə teʁə
ε sə də tu detʁɥiʁə e kɔ̃tinɥεllmɑ̃ nu fεʁə la ɡeʁə
mε ʒə pɑ̃sə kə nu navɔ̃ pa tut- a fε kɔ̃pʁi
kə nɔtʁə ʁolə pʁɛ̃sipal ε də pʁɔteʒe la vi…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
ʒə tʁuvə inadmisiblə kə pεʁsɔnə nə sɑ̃ ʁɑ̃də kɔ̃tə
e ʒε lɛ̃pʁesjɔ̃ kə paʁfwa, lε ʒɑ̃z- ɑ̃n- ɔ̃ ɔ̃tə
ʃakœ̃ də nu fε dεz- eʁœʁz- e sə dwa də lε kɔʁiʒe
sə ki nu ʁɑ̃dʁε bjɛ̃ plys fɔʁ e syʁtu sivilize
nɔtʁə ʁɑ̃kœʁ səʁa pyni puʁ tus no peʃe kɔmi
paʁ tus no kʁiməz- e nɔtʁə basεsə dεspʁi
lɔ̃ mɑ̃, lɔ̃ paʁʒyʁə, lɔ̃ sɛ̃syʁʒə e nu njɔ̃ lε fε
la veʁite etɑ̃ kə nu sɔmə tu sɛ̃pləmɑ̃ ɛ̃paʁfε
ε sə kœ̃ ʒuʁ sə mɔ̃də dəvjɛ̃dʁa mεjœʁ
puʁ kə lɔ̃ dəvjεnə libʁə e vivʁə sɑ̃z- avwaʁ pœʁ
ɔ̃n- ɑ̃ fəʁε tut- otɑ̃ si setε a ʁəfεʁə
kaʁ lεtʁə ymɛ̃ puʁ tu diʁə, a tu sə mɔ̃tʁə ʁefʁaktεʁə…
ʒεməʁε puvwaʁ mə kɔ̃vɛ̃kʁə dynə fytyʁə ameljɔʁasjɔ̃
u la saʒεsə vjɛ̃dʁε nuz- apɔʁte sɔ̃n- apʁɔbasjɔ̃
dɑ̃ sεtə ilyzjɔ̃ dɔptikə ki mə ʁɑ̃ paʁfwaz- ilaʁə
ʒə mə sɑ̃s pʁεskə ɛ̃pɥisɑ̃ fasə a sεtə fʁenezi baʁbaʁə
nɔtʁə ʁεspɔ̃sabilite nə sə ʁezu pa a ynə sɛ̃plə dedyksjɔ̃
il nu fo pεʁse lə fɔ̃dəmɑ̃ də paʁ la ʁeflεksjɔ̃
sə ki nuz- apɔʁtəʁε ʒə pɑ̃sə, ynə otʁə vizjɔ̃ də nu mεmə
nuz- ɑ̃ sɔməz- ɛ̃kapabləz- e sε la kə ʁəpozə tu lə pʁɔblεmə
puʁtɑ̃, si nuz- esjɔ̃ plysz- ymɛ̃, nu səʁjɔ̃ tus sɔlidεʁə
fɔʁsɑ̃ nɔtʁə kuʁaʒə a dəvəniʁ boku mwɛ̃z- ostεʁə
la kɔnεsɑ̃sə də swa a tuʒuʁz- ete œ̃ susi
la vεʁty a paʁle e sə nε pa mwa ki lə di…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
no ʒuʁ sɔ̃ kɔ̃tez- e bjɛ̃ kə lɔ̃ sɑ̃ mɔkə
lɔ̃ sapitwa syʁ nɔtʁə sɔʁ mεz- ɑ̃ ʁjɛ̃ səla nu ʃɔkə
ɑ̃tʁə nɔtʁə fɔli də ɡʁɑ̃dœʁz- e no pitwajablə kapʁisə
la sələ ʃozə ki ʁɑ̃tʁə ɑ̃ viɡœʁ ʁεstə lə sakʁifisə
ɔ̃ kɔ̃damnə suvɑ̃ a pεʁtə e də səla sɑ̃z- eta damə
puʁ ɑ̃sɥitə vəniʁ sə plɛ̃dʁə kə tʁo ʃodə ε la flamə
lɑ̃vεʁ dy dekɔʁ ε boku plys teʁifjɑ̃
kɑ̃ lɔ̃ fε minə diɲɔʁe sə ki εt- ɛ̃pɔʁtɑ̃
lə mɔ̃də sə məʁ dɑ̃z- œ̃ pʁɔfɔ̃ sɔmεj
u nɔtʁə kɔ̃sjɑ̃sə sə kaʃə dɑ̃ lɔ̃bʁə dy sɔlεj
la vi a paʁfwa sa pʁɔpʁə ʒystisə e nə sɑ̃ ʒystifi pwɛ̃
la mɔʁ ɑ̃ səʁa puʁ nu nɔtʁə səl temwɛ̃…
la kɔnεsɑ̃sə, lə savwaʁ vəle puʁtɑ̃ dɑ̃ lεksεllɑ̃sə
kə la ʁasə ymεnə dəvjεnə sɔsjablə ɑ̃ tutə siʁkɔ̃stɑ̃sə
nu tʁavεʁsɔ̃ də ʁydəz- e pεʁtinɑ̃təz- epʁəvə
il nə tjɛ̃ ka nu syʁ sεtə planεtə də fεʁə no pʁəvə
noz- aktə sɔ̃t- ɛ̃paʁdɔnablə mε lɔ̃ pasə utʁə məzyʁə
puʁtɑ̃ nu nə sɔmə kə də vylneʁablə kʁeatyʁə
sil falε kə lɔ̃ fasə œ̃ ʒεstə puʁ mɔ̃tʁe nɔtʁə lwajote
alɔʁ nu lə fəʁjɔ̃z- e də səla sɑ̃ mεmə ezite
la vi ε kuʁtə puʁ nə pa lapʁesje fɔʁtəmɑ̃
ʒə tʁuvə dɔmaʒə kə nu nɑ̃ sɔmə pa kɔ̃sjɑ̃
il nu ʁεstə pø tεtʁə ɑ̃kɔʁə ynə minimə ʃɑ̃sə
sɑ̃ sə vwale lεz- iøz- e ʁəɡaʁde ɑ̃ fasə levidɑ̃sə…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
ʃεʁʃɑ̃ a kɔ̃keʁiʁ ynə teʁə aɡʁeablə
puʁ la ʁɑ̃dʁə finaləmɑ̃, boku plysz- ɛ̃stablə…
fo til kə lɔ̃ swa si pyeʁil puʁ ɑ̃n- aʁive a linevitablə
sə ki ε puʁ ma paʁ e ʒə pεzə lε mo, lamɑ̃tablə
paʁ nɔtʁə fasɔ̃ daʒiʁ, nɔtʁə manjεʁə də pɑ̃se e tu lə ʁεstə
nɔtʁə mɔ̃də εt- ɑ̃ pεʁdisjɔ̃ nɔtʁə dεstɛ̃ sɔ̃bʁə dɑ̃ lə fynεstə
ʒə nə sɥi pa mɔʁalistə ni mεmə dɔnœʁ də ləsɔ̃
ʒə nε pa lə lɑ̃ɡaʒə dœ̃ sεʁtɛ̃ ʒɑ̃ dɔʁmesɔ̃
sεtə ʁutə nə nu mεnəʁa nylə paʁ sof si e sələmɑ̃ si
lεz- εtʁə- ymɛ̃z- o ljø də sɑ̃tʁətɥe, vulε dəvəniʁ ami
lə fytyʁ ε tεllmɑ̃ lwɛ̃, lə pʁezɑ̃ tεllmɑ̃ luʁ
kə lɔ̃ pʁefεʁə sə fεʁə la ɡeʁə plyto kə də fεʁə lamuʁ
dɑ̃ sεtə maskaʁadə ki mə sɑ̃blə tʁo efemεʁə
ʒə dutə kœ̃ ʒuʁ nɔtʁə ʁepytasjɔ̃ dəvjεnə leʒɑ̃dεʁə…
nu sɔmə puʁ lə pø tus paʁεj mε tεllmɑ̃ difeʁɑ̃
e tu səsi sə vwa dɑ̃ nɔtʁə kɔ̃pɔʁtəmɑ̃
lə mal εt- ynə pœʁ kɔ̃ na lεse ɡʁɑ̃diʁ
ɔ̃ na lεse fεʁə, ɔ̃ na pa vuly sɑ̃fɥiʁ
la pɔʁtə ʁεste uvεʁtə, lɔ̃bʁə i εt- ɑ̃tʁe
e nu kɔmə dε laʃə, ɔ̃ na kapityle
si lεtʁə ymɛ̃ ɑ̃ sɔ̃ du sɔmεj
nə dεɲə uvʁiʁ œ̃n- œj
ʒə nə kʁɛ̃ kə sɔ̃ ʁevεj
nə swa plys nwaʁ kə sɔ̃ sεʁkœj
ʒə vε maʁεte la sinɔ̃ ʒi pasəʁε dεz- œʁ
ɑ̃n- atɑ̃dɑ̃ kə voz- εspʁi sevεje, syʁ sə a bɔ̃ ɑ̃tɑ̃dœʁ…
povʁəz- εtʁə- ymɛ̃ ki nə save u il vɔ̃
tuʒuʁ la tεtə basə dɑ̃z- œ̃n- eta pʁεskə səɡɔ̃
mεmə si ma ʁeflεksjɔ̃ okynəmɑ̃ nə səʁa ɑ̃tɑ̃dɥ
ʒə mə pozə sεtə kεstjɔ̃, kə sɔmə nu dəvənys…
la plymə də bʁyno