Slam : Petit Lνcƛs Deviendra Grand
A Propos
Poème/slam pensé comme un mini-livre évoquant les problèmes et les questionnements d’un adolescent qui se rend compte qu’il est en train de grandir
Petit Lνcƛs Deviendra Grand
Comme un naufragé se débattant en Mer
Comme un fantôme perdu entre Ciel et Terre
Un mec commun lorsqu’on ne me connait guère
Même aux Paradis, mon cœur est aux Enfers
Même quand j’ai tout ce que je veux
Et que j’ai mon air dans mes cheveux
L’air de Mosaïque solitaire dans les oreilles
Une merde de moustique ou une belle abeille
Je ne suis pas frêle
Similaire au frelon
Faut des réserves ; je pends encore de la mamelle
J’ai les provisions, c’est pour ça que je survis de toute façon
Je produis mon miel
Cherche une échappée dans les sons
Les ailes de l’abeille cloîtrées dans le gel
Comprends le Fond
Peur de la Forme
Je m’imbibe de mon monde comme une éponge
Une masse informe
En éveil le soir, dans le noir, je m’allonge
Souvent, je doute de moi ; souvent, je doute de l’Homme
Un mal me ronge
Je n’ai pas la forme
Comme un vieux singe
C’est gris et morne
Comme du vieux linge
Toute l’année, c’est l’automne
Bloqué comme Gringe
Concepteur d’histoires où le glas sonne
Mes songes ont certains aspects grunges
Que s’est-il passé pour que le lycée paraisse monotone ?
Mes anges gardiens sont sans doute un peu dérangés
Mes anges sont des noires mésanges
Ils ne m’apportent aucun message
Il n’y a pas de réponse, que des conséquences
Je me sens content et privilégié d’être né en France
Nous pouvons être libres, heureux et vivre dans la décence
Alors, pourquoi ai-je l’impression de souffrir en silence ?
C’est comme stagner dans une salle descente
En soi, je cherche une symbolique, un but, un idéal, une perfection, voire l’essence-même
Je refais le monde en l’imaginant à l’extrême
Je crains cette Réalité et ses possibilités
J’ai l’impression de fuir un peu mes responsabilités
Ma priorité, c’est beaucoup les miens et les miennes
Avec eux, c’est sans honte, sans gêne
J’ai parfois le sentiment de ne pas assez les étreindre
Dans les jeux, j’essaie trop de vaincre
Quand je veux gagner, je suis bon pour me plaindre
Mais, je suis loin d’être le plus à plaindre
Certains devraient revoir leurs priorités
L’argent, c’est du papier
C’est normal d’avoir peur
Nous n’avons jamais été préparés à ce leurre
Nous n’avons jamais été prêts pour l’erreur
Comment être paré à cela ?
Alors que certains ne toucheront même jamais le RSA
Je me mets à la place de mon père, de ma mère, de ma sœur
Je vois un peu de moi
En position assise, j’y suis donc j’y reste et je sue du cul
Sur le canapé, ambiance chiante comme un sudoku
C’est normal de se chier dessus
Vénérateur de musiques, je réfléchis dessus
Je fais décoller mon esprit et mes tympans
Sortie de cours, pas de casque, écouteurs bons pour la casse, batterie à quatre pourcents
Oublié, je suis un chewing-gum dans un mouchoir
Je ne suis plus un angelot ; il est vrai, je me dérange
Ange déchu ne cesse de déchoir
Mes émotions sont mal rangées
Gommé d’ici pour respawn au lobby
À partir d’ici, vous êtes paumés comme je le suis
Tant de choix en vue dans une seule vie
Or, il n’y a plus de vie dans le choix qui est pris
Visage aride, je sens le vide
Pas crédible, on voit mon faciès humide
C’est à se sentir seul et triste comme un vieux riche
Un Homme-Esprit noiraud et morose comme un vieux pauvre
Si ça continue, le visage à rides arrivera en fraude
Mirage érotique, je crie : « Hé ho, trique ! »
Même si je ne le sens pas dans mes tripes
Rêve d’un but héroïque
Un abandonné
Le dernier de la Randonnée
J’ai voulu tant donner
Mes envies reparties sans dîner
Mon égo nourri au seum
J’aime bien être seul
Mais j’ai peur d’être seul
En flippe d’être abandonné, laissé seul
Bientôt huit milliards sur Terre, nous ne nous sommes jamais sentis si seul
Parfois, je n’ai pas la foi
Peur de moi
Et peur de tout
Mais peur de moi surtout
Quand je cours, quand j’écris, pas quand je discours mais quand on m’écoute
J’exfolie un peu de mes phobies, mes folies, mes faiblesses
Souvent je parle peu et je suis brun donc je peux faire le ténébreux
Je pourrais être un gars mystérieux
Alors qu’en fait, je suis une parodie flinguée d’humoriste de mes deux
Mais c’est ainsi que je m’aime et que je m’émeus
Marre de terrer ma tête dans le sable comme un émeu
Merde ! L’oiseau faisant ça est l’autruche
Tant pis ! Il faut que ça rime
Pas grave ! De A à Z, je suis nunuche
Trop de reproches et trop sensible, est-ce un crime ?
Je suis mon humour, mes humeurs, mon amour et ce que l’on a fait de moi
Je suis déjà allé trop loin parfois, c’est que longtemps après que je l’ai vu
Au début, ça sonne comme une erreur
Quand je m’en rends compte, c’est une honte
Quand je vis, ça me sert d’exemple
Je pense à mon amour, ça me sert de moteur
Je pense à mon humour, ça me sert de rampe
Vous pensez que c’est un poème, ça sert de leurre
Il y a mon silence qui me sert de sample
Je n’attendrai pas de voir la génération d’après
De voir qui a du talent et qui me remplacerait
Avant moi, mon père a écrit
Il arrêta quasi quand je naquis
Il m’a passé le flambeau, j’en ai fait un feu de joie
Non, je ne roule pas en Lambo’ à côtoyer des filles de joie
Je ne porte pas de vêtements en lambeaux ; je ne suis pas fils d’antibourgeois
Un gars lambda ?
Je pourrais danser maintenant la lambada
Que ça ne choquerait même plus mes potes
On grandit trop vite, Meilleur ami d’enfance dit avoir fumé du pote
Contre certains, je garde une déception titanesque
L’amitié est un foutu contrat dont je n’avais pas lu l’annexe
Je ressassais le présent et le passé
Mais je voulais quand même leur parler
Alors que de moi, il pouvait s’en passer
Mais sans façon, je ne veux pas faire comme si
Mais sans contrefaçon, je crois que je vais faire comme ça
Je m’imagine faire comme ci
Alors que j’ai fait comme ça
Mais cela change quoi en soi
Je suis la plus belle des plantes vertes
Et je les emmerde
J’inspire le malaise, je les baise
Je les gêne mais au fond je les aime
Je me prends trop le chou
Je ne suis pas chou dans ces états-là
Le Glauque et l’Angoisse autant dans le bazar que sur l’étalage
Égaré dans le Blizzard
Isolé comme ces phrases
J’ai comme des putains de phases
Tu me mets dans un bain à remous
Ça remue le tout et ça mixe les torts
Ça devient un bain à remords
L’air déprimé, si tu le rallonges dans le temps :
Nous dirions « dépressif » mais je suis plutôt blasé
J’ai grandi, dorénavant, je peux me raser
Poils de l’ado
Bientôt dix-sept ans : une vie dans le landau
Mais ne vis pas vraiment : une vie sur le radeau
Sans cesse en rade, sans cesse il prend l’eau
Je vis comme un vieux à la home sweet home
Je me protège à peine car l’armure n’est pas finie
On n’est pas protégé quand on a que le heaume
Un casque qui masque les grands axes de nos regrets infinis
J’ai aussi tenté de le porter, de faire semblant, d’être beau comme les autres Oiseaux de la Canopée
J’ai dit ci-dessus que je n’ai pas de casque ; ça se lit sur ma face que je suis lassé ; j’essaie d’être opé’
Oublie qui tu es pendant quelques instants
Le Monde entier est parisien ; pour toi, ils n’ont pas le temps
C’est mieux comme ça ; conserve un peu de tes sentiments
Réserve-les pour ta petite amie, ton clan, ton psy, tes parents
Je fus ce gosse un peu con bercé par l’imaginaire et l’illusion
J’ai poussé dans le dos un gamin qui m’avait fait chier ; désolé Damien si tu lis cette citation !
De mon obsession
J’en fais la confession
Ôtez-moi de ces doutes
Un peu marre de vivre en reboot
À ce stade, il n’y a plus grand-chose de vraiment voulu
Les pensées répétitives pullulent
Et les neurones entre eux se polluent
Contre moi-même, je fais preuve de combativité
Pour me prouver que mes pensées sales et obscures
Ne sont pas des vérités
Étrange sensation d’avoir souillé mon esprit et de l’avoir rendu impur
Je veux et je vais courir à la dernière minute comme je l’ai toujours fait
C’est un fait
C’est en fait une vie ponctuée d’halètements à la mode de l’asthme
Bizarre impression de confondre mes angoisses et mes fantasmes
Dans mon voyage, je passe la tête dans un nuage de femmes
Spirit dans la Lune tourne en orbite autour de ma bite
Tête dans les étoiles, je garde un œil sur moi et ce qui m’habite
J’ai mal mais je l’explique ; c’est difficile de faire plus explicite
J’ai eu dix-sept entre-temps, je ne sais pas si j’ai mûri ou juste assez germé
Je me suis un peu trop enfermé
Dans la chambre, ça sent un peu le renfermé
Je vais continuer de sortir
Ça aide à éclaircir les idées : les vertes et les ouvertes
Contrairement aux tontons racistes qui tendent à pourrir
Qui continuent de se clore dans le noir
Alors ils accusent le coup et ils accusent les Noirs
Plus aucune réflexion
Plus de remise en question
Si je ne fais que me lamenter
Comment avoir l’âme en paix ?
Et même si le talent est monumental
Le mental est légèrement lamentable
Peur de recevoir des troubles, des maladies mentales
Ma mémoire a des trous comme l’emmental
De très bons souvenirs sont omis
De plus en plus, je perds la face quand on s’en raconte avec mes homies
Il est affiché « données corrompues » dans mon esprit
Je ne suis né en ne sachant rien
Maintenant, je sais tout mais je ne sais rien
Auparavant je retenais tout, désormais j’oublie beaucoup
Auparavant je retenais tout, désormais j’écris beaucoup
À l’école, je ne demande plus trop de visibilité
Je ne cherche plus à me faire voir
Avec un groupe de potes, il y eut sentiment de divisibilité
Je laisse déjà plus glisser, ça fait du bien en sah
Laisse place aux sentiments
Je suis le petit génie, gêné, ingénu, gênant mais génial regardant son emploi du temps
Sac à dos sur le ventre : je le porterai par tous les temps
Arrête de penser aux défauts des gens
Arrête de penser aux tiens
Tant que j’y pense, pense pas trop, tiens !
Je m’en fous, je fonce et je fonds pour une fille comme un bonhomme de neige en août
Si bien aimés, nous sommes déjà arrivés au bout
Nos cœurs vibraient sur la même fréquence
Mais pute de Distance a tordu le cou de cette Évidence
Étant plus vulnérable en hors-saison, je vais tenter de survivre à un glacial Enfer
Je n’ai plus envie de me soucier du show que je vais livrer
On va juste se tenir chaud pendant l’hiver
On va juste éviter de trop se faire chier
Collé à ma famille de nains ; je me sens déjà comme Gulliver
Mes cheveux, ça fait un bail que je ne les ai pas arrachés
Fini la maladie, la trichotillomanie ; adieu tristesse d’un carnage capillaire
Maintenant je les tripote, vestige d’un des TOC
Apprendre à vivre et à être bien est comme une cure de désintox’
Parfois, je suis mal et un cheveu tombe ; je me rappelle les trous dans les veuch
Une sale époque où je les mangeais comme une vache
Finalement, je crois que j’ai toujours eu des trous à combler
Si vous cherchiez une ballade déprimante, vous voilà comblés
Imparfaits jusqu’au bout, nous essayons juste d’être comblés
Blasé de parler de folie smiley bouche en trait
Je diversifierai pour toujours rester bouche bée
Comme un fantôme perdu entre Ciel et Terre
Un mec commun lorsqu’on ne me connait guère
Même aux Paradis, mon cœur est aux Enfers
Même quand j’ai tout ce que je veux
Et que j’ai mon air dans mes cheveux
L’air de Mosaïque solitaire dans les oreilles
Une merde de moustique ou une belle abeille
Je ne suis pas frêle
Similaire au frelon
Faut des réserves ; je pends encore de la mamelle
J’ai les provisions, c’est pour ça que je survis de toute façon
Je produis mon miel
Cherche une échappée dans les sons
Les ailes de l’abeille cloîtrées dans le gel
Comprends le Fond
Peur de la Forme
Je m’imbibe de mon monde comme une éponge
Une masse informe
En éveil le soir, dans le noir, je m’allonge
Souvent, je doute de moi ; souvent, je doute de l’Homme
Un mal me ronge
Je n’ai pas la forme
Comme un vieux singe
C’est gris et morne
Comme du vieux linge
Toute l’année, c’est l’automne
Bloqué comme Gringe
Concepteur d’histoires où le glas sonne
Mes songes ont certains aspects grunges
Que s’est-il passé pour que le lycée paraisse monotone ?
Mes anges gardiens sont sans doute un peu dérangés
Mes anges sont des noires mésanges
Ils ne m’apportent aucun message
Il n’y a pas de réponse, que des conséquences
Je me sens content et privilégié d’être né en France
Nous pouvons être libres, heureux et vivre dans la décence
Alors, pourquoi ai-je l’impression de souffrir en silence ?
C’est comme stagner dans une salle descente
En soi, je cherche une symbolique, un but, un idéal, une perfection, voire l’essence-même
Je refais le monde en l’imaginant à l’extrême
Je crains cette Réalité et ses possibilités
J’ai l’impression de fuir un peu mes responsabilités
Ma priorité, c’est beaucoup les miens et les miennes
Avec eux, c’est sans honte, sans gêne
J’ai parfois le sentiment de ne pas assez les étreindre
Dans les jeux, j’essaie trop de vaincre
Quand je veux gagner, je suis bon pour me plaindre
Mais, je suis loin d’être le plus à plaindre
Certains devraient revoir leurs priorités
L’argent, c’est du papier
C’est normal d’avoir peur
Nous n’avons jamais été préparés à ce leurre
Nous n’avons jamais été prêts pour l’erreur
Comment être paré à cela ?
Alors que certains ne toucheront même jamais le RSA
Je me mets à la place de mon père, de ma mère, de ma sœur
Je vois un peu de moi
En position assise, j’y suis donc j’y reste et je sue du cul
Sur le canapé, ambiance chiante comme un sudoku
C’est normal de se chier dessus
Vénérateur de musiques, je réfléchis dessus
Je fais décoller mon esprit et mes tympans
Sortie de cours, pas de casque, écouteurs bons pour la casse, batterie à quatre pourcents
Oublié, je suis un chewing-gum dans un mouchoir
Je ne suis plus un angelot ; il est vrai, je me dérange
Ange déchu ne cesse de déchoir
Mes émotions sont mal rangées
Gommé d’ici pour respawn au lobby
À partir d’ici, vous êtes paumés comme je le suis
Tant de choix en vue dans une seule vie
Or, il n’y a plus de vie dans le choix qui est pris
Visage aride, je sens le vide
Pas crédible, on voit mon faciès humide
C’est à se sentir seul et triste comme un vieux riche
Un Homme-Esprit noiraud et morose comme un vieux pauvre
Si ça continue, le visage à rides arrivera en fraude
Mirage érotique, je crie : « Hé ho, trique ! »
Même si je ne le sens pas dans mes tripes
Rêve d’un but héroïque
Un abandonné
Le dernier de la Randonnée
J’ai voulu tant donner
Mes envies reparties sans dîner
Mon égo nourri au seum
J’aime bien être seul
Mais j’ai peur d’être seul
En flippe d’être abandonné, laissé seul
Bientôt huit milliards sur Terre, nous ne nous sommes jamais sentis si seul
Parfois, je n’ai pas la foi
Peur de moi
Et peur de tout
Mais peur de moi surtout
Quand je cours, quand j’écris, pas quand je discours mais quand on m’écoute
J’exfolie un peu de mes phobies, mes folies, mes faiblesses
Souvent je parle peu et je suis brun donc je peux faire le ténébreux
Je pourrais être un gars mystérieux
Alors qu’en fait, je suis une parodie flinguée d’humoriste de mes deux
Mais c’est ainsi que je m’aime et que je m’émeus
Marre de terrer ma tête dans le sable comme un émeu
Merde ! L’oiseau faisant ça est l’autruche
Tant pis ! Il faut que ça rime
Pas grave ! De A à Z, je suis nunuche
Trop de reproches et trop sensible, est-ce un crime ?
Je suis mon humour, mes humeurs, mon amour et ce que l’on a fait de moi
Je suis déjà allé trop loin parfois, c’est que longtemps après que je l’ai vu
Au début, ça sonne comme une erreur
Quand je m’en rends compte, c’est une honte
Quand je vis, ça me sert d’exemple
Je pense à mon amour, ça me sert de moteur
Je pense à mon humour, ça me sert de rampe
Vous pensez que c’est un poème, ça sert de leurre
Il y a mon silence qui me sert de sample
Je n’attendrai pas de voir la génération d’après
De voir qui a du talent et qui me remplacerait
Avant moi, mon père a écrit
Il arrêta quasi quand je naquis
Il m’a passé le flambeau, j’en ai fait un feu de joie
Non, je ne roule pas en Lambo’ à côtoyer des filles de joie
Je ne porte pas de vêtements en lambeaux ; je ne suis pas fils d’antibourgeois
Un gars lambda ?
Je pourrais danser maintenant la lambada
Que ça ne choquerait même plus mes potes
On grandit trop vite, Meilleur ami d’enfance dit avoir fumé du pote
Contre certains, je garde une déception titanesque
L’amitié est un foutu contrat dont je n’avais pas lu l’annexe
Je ressassais le présent et le passé
Mais je voulais quand même leur parler
Alors que de moi, il pouvait s’en passer
Mais sans façon, je ne veux pas faire comme si
Mais sans contrefaçon, je crois que je vais faire comme ça
Je m’imagine faire comme ci
Alors que j’ai fait comme ça
Mais cela change quoi en soi
Je suis la plus belle des plantes vertes
Et je les emmerde
J’inspire le malaise, je les baise
Je les gêne mais au fond je les aime
Je me prends trop le chou
Je ne suis pas chou dans ces états-là
Le Glauque et l’Angoisse autant dans le bazar que sur l’étalage
Égaré dans le Blizzard
Isolé comme ces phrases
J’ai comme des putains de phases
Tu me mets dans un bain à remous
Ça remue le tout et ça mixe les torts
Ça devient un bain à remords
L’air déprimé, si tu le rallonges dans le temps :
Nous dirions « dépressif » mais je suis plutôt blasé
J’ai grandi, dorénavant, je peux me raser
Poils de l’ado
Bientôt dix-sept ans : une vie dans le landau
Mais ne vis pas vraiment : une vie sur le radeau
Sans cesse en rade, sans cesse il prend l’eau
Je vis comme un vieux à la home sweet home
Je me protège à peine car l’armure n’est pas finie
On n’est pas protégé quand on a que le heaume
Un casque qui masque les grands axes de nos regrets infinis
J’ai aussi tenté de le porter, de faire semblant, d’être beau comme les autres Oiseaux de la Canopée
J’ai dit ci-dessus que je n’ai pas de casque ; ça se lit sur ma face que je suis lassé ; j’essaie d’être opé’
Oublie qui tu es pendant quelques instants
Le Monde entier est parisien ; pour toi, ils n’ont pas le temps
C’est mieux comme ça ; conserve un peu de tes sentiments
Réserve-les pour ta petite amie, ton clan, ton psy, tes parents
Je fus ce gosse un peu con bercé par l’imaginaire et l’illusion
J’ai poussé dans le dos un gamin qui m’avait fait chier ; désolé Damien si tu lis cette citation !
De mon obsession
J’en fais la confession
Ôtez-moi de ces doutes
Un peu marre de vivre en reboot
À ce stade, il n’y a plus grand-chose de vraiment voulu
Les pensées répétitives pullulent
Et les neurones entre eux se polluent
Contre moi-même, je fais preuve de combativité
Pour me prouver que mes pensées sales et obscures
Ne sont pas des vérités
Étrange sensation d’avoir souillé mon esprit et de l’avoir rendu impur
Je veux et je vais courir à la dernière minute comme je l’ai toujours fait
C’est un fait
C’est en fait une vie ponctuée d’halètements à la mode de l’asthme
Bizarre impression de confondre mes angoisses et mes fantasmes
Dans mon voyage, je passe la tête dans un nuage de femmes
Spirit dans la Lune tourne en orbite autour de ma bite
Tête dans les étoiles, je garde un œil sur moi et ce qui m’habite
J’ai mal mais je l’explique ; c’est difficile de faire plus explicite
J’ai eu dix-sept entre-temps, je ne sais pas si j’ai mûri ou juste assez germé
Je me suis un peu trop enfermé
Dans la chambre, ça sent un peu le renfermé
Je vais continuer de sortir
Ça aide à éclaircir les idées : les vertes et les ouvertes
Contrairement aux tontons racistes qui tendent à pourrir
Qui continuent de se clore dans le noir
Alors ils accusent le coup et ils accusent les Noirs
Plus aucune réflexion
Plus de remise en question
Si je ne fais que me lamenter
Comment avoir l’âme en paix ?
Et même si le talent est monumental
Le mental est légèrement lamentable
Peur de recevoir des troubles, des maladies mentales
Ma mémoire a des trous comme l’emmental
De très bons souvenirs sont omis
De plus en plus, je perds la face quand on s’en raconte avec mes homies
Il est affiché « données corrompues » dans mon esprit
Je ne suis né en ne sachant rien
Maintenant, je sais tout mais je ne sais rien
Auparavant je retenais tout, désormais j’oublie beaucoup
Auparavant je retenais tout, désormais j’écris beaucoup
À l’école, je ne demande plus trop de visibilité
Je ne cherche plus à me faire voir
Avec un groupe de potes, il y eut sentiment de divisibilité
Je laisse déjà plus glisser, ça fait du bien en sah
Laisse place aux sentiments
Je suis le petit génie, gêné, ingénu, gênant mais génial regardant son emploi du temps
Sac à dos sur le ventre : je le porterai par tous les temps
Arrête de penser aux défauts des gens
Arrête de penser aux tiens
Tant que j’y pense, pense pas trop, tiens !
Je m’en fous, je fonce et je fonds pour une fille comme un bonhomme de neige en août
Si bien aimés, nous sommes déjà arrivés au bout
Nos cœurs vibraient sur la même fréquence
Mais pute de Distance a tordu le cou de cette Évidence
Étant plus vulnérable en hors-saison, je vais tenter de survivre à un glacial Enfer
Je n’ai plus envie de me soucier du show que je vais livrer
On va juste se tenir chaud pendant l’hiver
On va juste éviter de trop se faire chier
Collé à ma famille de nains ; je me sens déjà comme Gulliver
Mes cheveux, ça fait un bail que je ne les ai pas arrachés
Fini la maladie, la trichotillomanie ; adieu tristesse d’un carnage capillaire
Maintenant je les tripote, vestige d’un des TOC
Apprendre à vivre et à être bien est comme une cure de désintox’
Parfois, je suis mal et un cheveu tombe ; je me rappelle les trous dans les veuch
Une sale époque où je les mangeais comme une vache
Finalement, je crois que j’ai toujours eu des trous à combler
Si vous cherchiez une ballade déprimante, vous voilà comblés
Imparfaits jusqu’au bout, nous essayons juste d’être comblés
Blasé de parler de folie smiley bouche en trait
Je diversifierai pour toujours rester bouche bée
Gred
PostScriptum
2019 mots pour 2019, l’une de mes plus belles années…
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Poème en Phonétique
kɔmə œ̃ nofʁaʒe sə debatɑ̃ ɑ̃ mεʁ
kɔmə œ̃ fɑ̃tomə pεʁdy ɑ̃tʁə sjεl e teʁə
œ̃ mεk kɔmœ̃ lɔʁskɔ̃ nə mə kɔnε ɡεʁə
mεmə o paʁadi, mɔ̃ kœʁ εt- oz- ɑ̃fe
mεmə kɑ̃ ʒε tu sə kə ʒə vø
e kə ʒε mɔ̃n- εʁ dɑ̃ mε ʃəvø
lεʁ də mozajkə sɔlitεʁə dɑ̃ lεz- ɔʁεjə
ynə mεʁdə də mustikə u ynə bεllə abεjə
ʒə nə sɥi pa fʁεlə
similεʁə o fʁəlɔ̃
fo dε ʁezεʁvə, ʒə pɑ̃z- ɑ̃kɔʁə də la mamεllə
ʒε lε pʁɔvizjɔ̃, sε puʁ sa kə ʒə syʁvi də tutə fasɔ̃
ʒə pʁɔdɥi mɔ̃ mjεl
ʃεʁʃə ynə eʃape dɑ̃ lε sɔ̃
lεz- εlə də labεjə klwatʁe dɑ̃ lə ʒεl
kɔ̃pʁɑ̃ lə fɔ̃
pœʁ də la fɔʁmə
ʒə mɛ̃bibə də mɔ̃ mɔ̃də kɔmə ynə epɔ̃ʒə
ynə masə ɛ̃fɔʁmə
ɑ̃n- evεj lə swaʁ, dɑ̃ lə nwaʁ, ʒə malɔ̃ʒə
suvɑ̃, ʒə dutə də mwa, suvɑ̃, ʒə dutə də lɔmə
œ̃ mal mə ʁɔ̃ʒə
ʒə nε pa la fɔʁmə
kɔmə œ̃ vjø sɛ̃ʒə
sε ɡʁiz- e mɔʁnə
kɔmə dy vjø lɛ̃ʒə
tutə lane, sε lotɔmnə
blɔke kɔmə ɡʁɛ̃ʒə
kɔ̃sεptœʁ distwaʁəz- u lə ɡla sɔnə
mε sɔ̃ʒəz- ɔ̃ sεʁtɛ̃z- aspε ɡʁœ̃ʒə
kə sεt- il pase puʁ kə lə lise paʁεsə monotɔnə ?
mεz- ɑ̃ʒə ɡaʁdjɛ̃ sɔ̃ sɑ̃ dutə œ̃ pø deʁɑ̃ʒe
mεz- ɑ̃ʒə sɔ̃ dε nwaʁə mezɑ̃ʒə
il nə mapɔʁte okœ̃ mesaʒə
il ni a pa də ʁepɔ̃sə, kə dε kɔ̃sekɑ̃sə
ʒə mə sɑ̃s kɔ̃tɑ̃ e pʁivileʒje dεtʁə ne ɑ̃ fʁɑ̃sə
nu puvɔ̃z- εtʁə libʁə, œʁøz- e vivʁə dɑ̃ la desɑ̃sə
alɔʁ, puʁkwa ε ʒə lɛ̃pʁesjɔ̃ də sufʁiʁ ɑ̃ silɑ̃sə ?
sε kɔmə staɲe dɑ̃z- ynə salə desɑ̃tə
ɑ̃ swa, ʒə ʃεʁʃə ynə sɛ̃bɔlikə, œ̃ byt, œ̃n- ideal, ynə pεʁfεksjɔ̃, vwaʁə lesɑ̃sə mεmə
ʒə ʁəfε lə mɔ̃də ɑ̃ limaʒinɑ̃ a lεkstʁεmə
ʒə kʁɛ̃ sεtə ʁealite e sε pɔsibilite
ʒε lɛ̃pʁesjɔ̃ də fɥiʁ œ̃ pø mε ʁεspɔ̃sabilite
ma pʁjɔʁite, sε boku lε mjɛ̃z- e lε mjεnə
avεk ø, sε sɑ̃z- ɔ̃tə, sɑ̃ ʒεnə
ʒε paʁfwa lə sɑ̃timɑ̃ də nə pa ase lεz- etʁɛ̃dʁə
dɑ̃ lε ʒø, ʒesε tʁo də vɛ̃kʁə
kɑ̃ ʒə vø ɡaɲe, ʒə sɥi bɔ̃ puʁ mə plɛ̃dʁə
mε, ʒə sɥi lwɛ̃ dεtʁə lə plysz- a plɛ̃dʁə
sεʁtɛ̃ dəvʁε ʁəvwaʁ lœʁ pʁjɔʁite
laʁʒe, sε dy papje
sε nɔʁmal davwaʁ pœʁ
nu navɔ̃ ʒamεz- ete pʁepaʁez- a sə ləʁə
nu navɔ̃ ʒamεz- ete pʁε puʁ leʁœʁ
kɔmɑ̃ εtʁə paʁe a səla ?
alɔʁ kə sεʁtɛ̃ nə tuʃəʁɔ̃ mεmə ʒamε lə εʁ εs a
ʒə mə mεtz- a la plasə də mɔ̃ pεʁə, də ma mεʁə, də ma sœʁ
ʒə vwaz- œ̃ pø də mwa
ɑ̃ pozisjɔ̃ asizə, ʒi sɥi dɔ̃k ʒi ʁεstə e ʒə sɥ dy kyl
syʁ lə kanape, ɑ̃bjɑ̃sə ʃjɑ̃tə kɔmə œ̃ sydɔky
sε nɔʁmal də sə ʃje dəsy
veneʁatœʁ də myzik, ʒə ʁefleʃi dəsy
ʒə fε dekɔle mɔ̃n- εspʁi e mε tɛ̃pɑ̃
sɔʁti də kuʁ, pa də kaskə, ekutœʁ bɔ̃ puʁ la kasə, batəʁi a katʁə puʁsɑ̃
ublje, ʒə sɥiz- œ̃ ʃəwiŋ ɡɔm dɑ̃z- œ̃ muʃwaʁ
ʒə nə sɥi plysz- œ̃n- ɑ̃ʒəlo, il ε vʁε, ʒə mə deʁɑ̃ʒə
ɑ̃ʒə deʃy nə sεsə də deʃwaʁ
mεz- emɔsjɔ̃ sɔ̃ mal ʁɑ̃ʒe
ɡɔme disi puʁ ʁεspawn o lɔbi
a paʁtiʁ disi, vuz- εtə pome kɔmə ʒə lə sɥi
tɑ̃ də ʃwa ɑ̃ vɥ dɑ̃z- ynə sələ vi
ɔʁ, il ni a plys də vi dɑ̃ lə ʃwa ki ε pʁi
vizaʒə aʁidə, ʒə sɑ̃s lə vidə
pa kʁediblə, ɔ̃ vwa mɔ̃ fasjεz- ymidə
sεt- a sə sɑ̃tiʁ səl e tʁistə kɔmə œ̃ vjø ʁiʃə
œ̃n- ɔmə εspʁi nwaʁo e mɔʁozə kɔmə œ̃ vjø povʁə
si sa kɔ̃tinɥ, lə vizaʒə a ʁidəz- aʁivəʁa ɑ̃ fʁodə
miʁaʒə eʁɔtikə, ʒə kʁi : « e o, tʁikə ! »
mεmə si ʒə nə lə sɑ̃s pa dɑ̃ mε tʁipə
ʁεvə dœ̃ byt eʁɔikə
œ̃n- abɑ̃dɔne
lə dεʁnje də la ʁɑ̃dɔne
ʒε vuly tɑ̃ dɔne
mεz- ɑ̃vi ʁəpaʁti sɑ̃ dine
mɔ̃n- eɡo nuʁʁi o søm
ʒεmə bjɛ̃ εtʁə səl
mε ʒε pœʁ dεtʁə səl
ɑ̃ flipə dεtʁə abɑ̃dɔne, lεse səl
bjɛ̃to ɥi miljaʁd syʁ teʁə, nu nə nu sɔmə ʒamε sɑ̃ti si səl
paʁfwa, ʒə nε pa la fwa
pœʁ də mwa
e pœʁ də tu
mε pœʁ də mwa syʁtu
kɑ̃ ʒə kuʁ, kɑ̃ ʒekʁi, pa kɑ̃ ʒə diskuʁ mε kɑ̃t- ɔ̃ mekutə
ʒεksfɔli œ̃ pø də mε fɔbi, mε fɔli, mε fεblesə
suvɑ̃ ʒə paʁlə pø e ʒə sɥi bʁœ̃ dɔ̃k ʒə pø fεʁə lə tenebʁø
ʒə puʁʁεz- εtʁə œ̃ ɡaʁ misteʁjø
alɔʁ kɑ̃ fε, ʒə sɥiz- ynə paʁɔdi flɛ̃ɡe dymɔʁistə də mε dø
mε sεt- ɛ̃si kə ʒə mεmə e kə ʒə memøs
maʁə də teʁe ma tεtə dɑ̃ lə sablə kɔmə œ̃n- emø
mεʁdə ! lwazo fəzɑ̃ sa ε lotʁyʃə
tɑ̃ pi ! il fo kə sa ʁimə
pa ɡʁavə ! də a a zεd, ʒə sɥi nynyʃə
tʁo də ʁəpʁoʃəz- e tʁo sɑ̃siblə, ε sə œ̃ kʁimə ?
ʒə sɥi mɔ̃n- ymuʁ, mεz- ymœʁ, mɔ̃n- amuʁ e sə kə lɔ̃n- a fε də mwa
ʒə sɥi deʒa ale tʁo lwɛ̃ paʁfwa, sε kə lɔ̃tɑ̃z- apʁε kə ʒə lε vy
o deby, sa sɔnə kɔmə ynə eʁœʁ
kɑ̃ ʒə mɑ̃ ʁɑ̃ kɔ̃tə, sεt- ynə ɔ̃tə
kɑ̃ ʒə vis, sa mə sεʁ dεɡzɑ̃plə
ʒə pɑ̃sə a mɔ̃n- amuʁ, sa mə sεʁ də mɔtœʁ
ʒə pɑ̃sə a mɔ̃n- ymuʁ, sa mə sεʁ də ʁɑ̃pə
vu pɑ̃se kə sεt- œ̃ pɔεmə, sa sεʁ də ləʁə
il i a mɔ̃ silɑ̃sə ki mə sεʁ də sɑ̃plə
ʒə natɑ̃dʁε pa də vwaʁ la ʒeneʁasjɔ̃ dapʁε
də vwaʁ ki a dy talɑ̃ e ki mə ʁɑ̃plasəʁε
avɑ̃ mwa, mɔ̃ pεʁə a ekʁi
il aʁεta kazi kɑ̃ ʒə naki
il ma pase lə flɑ̃bo, ʒɑ̃n- ε fε œ̃ fø də ʒwa
nɔ̃, ʒə nə ʁulə pa ɑ̃ lɑ̃bɔa kotwaje dε fijə də ʒwa
ʒə nə pɔʁtə pa də vεtəmɑ̃z- ɑ̃ lɑ̃bo, ʒə nə sɥi pa fis dɑ̃tibuʁʒwa
œ̃ ɡaʁ lɑ̃bda ?
ʒə puʁʁε dɑ̃se mɛ̃tənɑ̃ la lɑ̃bada
kə sa nə ʃɔkəʁε mεmə plys mε pɔtə
ɔ̃ ɡʁɑ̃di tʁo vitə, mεjœʁ ami dɑ̃fɑ̃sə di avwaʁ fyme dy pɔtə
kɔ̃tʁə sεʁtɛ̃, ʒə ɡaʁdə ynə desεpsjɔ̃ titanεskə
lamitje εt- œ̃ futy kɔ̃tʁa dɔ̃ ʒə navε pa ly lanεksə
ʒə ʁesasε lə pʁezɑ̃ e lə pase
mε ʒə vulε kɑ̃ mεmə lœʁ paʁle
alɔʁ kə də mwa, il puvε sɑ̃ pase
mε sɑ̃ fasɔ̃, ʒə nə vø pa fεʁə kɔmə si
mε sɑ̃ kɔ̃tʁəfasɔ̃, ʒə kʁwa kə ʒə vε fεʁə kɔmə sa
ʒə mimaʒinə fεʁə kɔmə si
alɔʁ kə ʒε fε kɔmə sa
mε səla ʃɑ̃ʒə kwa ɑ̃ swa
ʒə sɥi la plys bεllə dε plɑ̃tə vεʁtə
e ʒə lεz- amεʁdə
ʒɛ̃spiʁə lə malεzə, ʒə lε bεzə
ʒə lε ʒεnə mεz- o fɔ̃ ʒə lεz- εmə
ʒə mə pʁɑ̃ tʁo lə ʃu
ʒə nə sɥi pa ʃu dɑ̃ sεz- eta la
lə ɡlokə e lɑ̃ɡwasə otɑ̃ dɑ̃ lə bazaʁ kə syʁ letalaʒə
eɡaʁe dɑ̃ lə blizaʁ
izɔle kɔmə sε fʁazə
ʒε kɔmə dε pytɛ̃ də fazə
ty mə mεt dɑ̃z- œ̃ bɛ̃ a ʁəmu
sa ʁəmɥ lə tut- e sa miksə lε tɔʁ
sa dəvjɛ̃ œ̃ bɛ̃ a ʁəmɔʁd
lεʁ depʁime, si ty lə ʁalɔ̃ʒə dɑ̃ lə tɑ̃ :
nu diʁjɔ̃s « depʁesif » mε ʒə sɥi plyto blaze
ʒε ɡʁɑ̃di, dɔʁenavɑ̃, ʒə pø mə ʁaze
pwal də lado
bjɛ̃to di- sεt ɑ̃ : ynə vi dɑ̃ lə lɑ̃do
mε nə vis pa vʁεmɑ̃ : ynə vi syʁ lə ʁado
sɑ̃ sεsə ɑ̃ ʁadə, sɑ̃ sεsə il pʁɑ̃ lo
ʒə vis kɔmə œ̃ vjøz- a la ɔmə swi ɔmə
ʒə mə pʁɔtεʒə a pεnə kaʁ laʁmyʁə nε pa fini
ɔ̃ nε pa pʁɔteʒe kɑ̃t- ɔ̃n- a kə lə omə
œ̃ kaskə ki maskə lε ɡʁɑ̃z- aksə də no ʁəɡʁεz- ɛ̃fini
ʒε osi tɑ̃te də lə pɔʁte, də fεʁə sɑ̃blɑ̃, dεtʁə bo kɔmə lεz- otʁəz- wazo də la kanɔpe
ʒε di si dəsy kə ʒə nε pa də kaskə, sa sə li syʁ ma fasə kə ʒə sɥi lase, ʒesε dεtʁə ɔpe
ubli ki ty ε pɑ̃dɑ̃ kεlkz- ɛ̃stɑ̃
lə mɔ̃də ɑ̃tje ε paʁizjɛ̃, puʁ twa, il nɔ̃ pa lə tɑ̃
sε mjø kɔmə sa, kɔ̃sεʁvə œ̃ pø də tε sɑ̃timɑ̃
ʁezεʁvə lε puʁ ta pətitə ami, tɔ̃ klɑ̃, tɔ̃ psi, tε paʁɑ̃
ʒə fy sə ɡɔsə œ̃ pø kɔ̃ bεʁse paʁ limaʒinεʁə e lilyzjɔ̃
ʒε puse dɑ̃ lə doz- œ̃ ɡamɛ̃ ki mavε fε ʃje, dezɔle damjɛ̃ si ty li sεtə sitasjɔ̃ !
də mɔ̃n- ɔpsesjɔ̃
ʒɑ̃ fε la kɔ̃fesjɔ̃
ote mwa də sε dutə
œ̃ pø maʁə də vivʁə ɑ̃ ʁəbu
a sə stadə, il ni a plys ɡʁɑ̃ ʃozə də vʁεmɑ̃ vuly
lε pɑ̃se ʁepetitivə pylyle
e lε nəʁɔnəz- ɑ̃tʁə ø sə pɔlɥe
kɔ̃tʁə mwa mεmə, ʒə fε pʁəvə də kɔ̃bativite
puʁ mə pʁuve kə mε pɑ̃se saləz- e ɔpskyʁə
nə sɔ̃ pa dε veʁite
etʁɑ̃ʒə sɑ̃sasjɔ̃ davwaʁ suje mɔ̃n- εspʁi e də lavwaʁ ʁɑ̃dy ɛ̃pyʁ
ʒə vøz- e ʒə vε kuʁiʁ a la dεʁnjεʁə minytə kɔmə ʒə lε tuʒuʁ fε
sεt- œ̃ fε
sεt- ɑ̃ fε ynə vi pɔ̃ktye dalεtəmɑ̃z- a la mɔdə də lasmə
bizaʁə ɛ̃pʁesjɔ̃ də kɔ̃fɔ̃dʁə mεz- ɑ̃ɡwasəz- e mε fɑ̃tasmə
dɑ̃ mɔ̃ vwajaʒə, ʒə pasə la tεtə dɑ̃z- œ̃ nɥaʒə də famə
spiʁi dɑ̃ la lynə tuʁnə ɑ̃n- ɔʁbitə otuʁ də ma bitə
tεtə dɑ̃ lεz- etwalə, ʒə ɡaʁdə œ̃n- œj syʁ mwa e sə ki mabitə
ʒε mal mε ʒə lεksplikə, sε difisilə də fεʁə plysz- εksplisitə
ʒε y di- sεt ɑ̃tʁə tɑ̃, ʒə nə sε pa si ʒε myʁi u ʒystə ase ʒεʁme
ʒə mə sɥiz- œ̃ pø tʁo ɑ̃fεʁme
dɑ̃ la ʃɑ̃bʁə, sa sɑ̃ œ̃ pø lə ʁɑ̃fεʁme
ʒə vε kɔ̃tinɥe də sɔʁtiʁ
sa εdə a eklεʁsiʁ lεz- ide : lε vεʁtəz- e lεz- uvεʁtə
kɔ̃tʁεʁəmɑ̃ o tɔ̃tɔ̃ ʁasistə ki tɑ̃de a puʁʁiʁ
ki kɔ̃tinɥe də sə klɔʁə dɑ̃ lə nwaʁ
alɔʁz- ilz- akyze lə ku e ilz- akyze lε nwaʁ
plysz- okynə ʁeflεksjɔ̃
plys də ʁəmizə ɑ̃ kεstjɔ̃
si ʒə nə fε kə mə lamɑ̃te
kɔmɑ̃ avwaʁ lamə ɑ̃ pε ?
e mεmə si lə talɑ̃ ε mɔnymɑ̃tal
lə mɑ̃tal ε leʒεʁəmɑ̃ lamɑ̃tablə
pœʁ də ʁəsəvwaʁ dε tʁublə, dε maladi mɑ̃talə
ma memwaʁə a dε tʁus kɔmə lamɑ̃tal
də tʁε bɔ̃ suvəniʁ sɔ̃t- ɔmi
də plysz- ɑ̃ plys, ʒə pεʁd la fasə kɑ̃t- ɔ̃ sɑ̃ ʁakɔ̃tə avεk mεz- ɔmi
il εt- afiʃe « dɔne kɔʁɔ̃pɥəs » dɑ̃ mɔ̃n- εspʁi
ʒə nə sɥi ne ɑ̃ nə saʃɑ̃ ʁjɛ̃
mɛ̃tənɑ̃, ʒə sε tu mε ʒə nə sε ʁjɛ̃
opaʁavɑ̃ ʒə ʁətənε tu, dezɔʁmε ʒubli boku
opaʁavɑ̃ ʒə ʁətənε tu, dezɔʁmε ʒekʁi boku
a lekɔlə, ʒə nə dəmɑ̃də plys tʁo də vizibilite
ʒə nə ʃεʁʃə plysz- a mə fεʁə vwaʁ
avεk œ̃ ɡʁupə də pɔtə, il i y sɑ̃timɑ̃ də divizibilite
ʒə lεsə deʒa plys ɡlise, sa fε dy bjɛ̃ ɑ̃ sa
lεsə plasə o sɑ̃timɑ̃
ʒə sɥi lə pəti ʒeni, ʒεne, ɛ̃ʒeny, ʒεnɑ̃ mε ʒenjal ʁəɡaʁdɑ̃ sɔ̃n- ɑ̃plwa dy tɑ̃
sak a do syʁ lə vɑ̃tʁə : ʒə lə pɔʁtəʁε paʁ tus lε tɑ̃
aʁεtə də pɑ̃se o defo dε ʒɑ̃
aʁεtə də pɑ̃se o tjɛ̃
tɑ̃ kə ʒi pɑ̃sə, pɑ̃sə pa tʁo, tjɛ̃ !
ʒə mɑ̃ fus, ʒə fɔ̃sə e ʒə fɔ̃ puʁ ynə fijə kɔmə œ̃ bɔnɔmə də nεʒə ɑ̃n- aut
si bjɛ̃ εme, nu sɔmə deʒa aʁivez- o bu
no kœʁ vibʁε syʁ la mεmə fʁekɑ̃sə
mε pytə də distɑ̃sə a tɔʁdy lə ku də sεtə evidɑ̃sə
etɑ̃ plys vylneʁablə ɑ̃n- ɔʁ sεzɔ̃, ʒə vε tɑ̃te də syʁvivʁə a œ̃ ɡlasjal ɑ̃fe
ʒə nε plysz- ɑ̃vi də mə susje dy ʃɔw kə ʒə vε livʁe
ɔ̃ va ʒystə sə təniʁ ʃo pɑ̃dɑ̃ livεʁ
ɔ̃ va ʒystə evite də tʁo sə fεʁə ʃje
kɔle a ma famijə də nɛ̃, ʒə mə sɑ̃s deʒa kɔmə ɡylive
mε ʃəvø, sa fε œ̃ baj kə ʒə nə lεz- ε pa aʁaʃe
fini la maladi, la tʁiʃɔtijɔmani, adjø tʁistεsə dœ̃ kaʁnaʒə kapijεʁə
mɛ̃tənɑ̃ ʒə lε tʁipɔtə, vεstiʒə dœ̃ dε tɔk
apʁɑ̃dʁə a vivʁə e a εtʁə bjɛ̃ ε kɔmə ynə kyʁə də dezɛ̃tɔks
paʁfwa, ʒə sɥi mal e œ̃ ʃəvø tɔ̃bə, ʒə mə ʁapεllə lε tʁus dɑ̃ lε vøk
ynə salə epɔkə u ʒə lε mɑ̃ʒε kɔmə ynə vaʃə
finaləmɑ̃, ʒə kʁwa kə ʒε tuʒuʁz- y dε tʁusz- a kɔ̃ble
si vu ʃεʁʃjez- ynə baladə depʁimɑ̃tə, vu vwala kɔ̃ble
ɛ̃paʁfε ʒysko bu, nuz- esεjɔ̃ ʒystə dεtʁə kɔ̃ble
blaze də paʁle də fɔli asteʁiskə smile buʃə ɑ̃ tʁε asteʁiskə
ʒə divεʁsifjəʁε puʁ tuʒuʁ ʁεste buʃə be
kɔmə œ̃ fɑ̃tomə pεʁdy ɑ̃tʁə sjεl e teʁə
œ̃ mεk kɔmœ̃ lɔʁskɔ̃ nə mə kɔnε ɡεʁə
mεmə o paʁadi, mɔ̃ kœʁ εt- oz- ɑ̃fe
mεmə kɑ̃ ʒε tu sə kə ʒə vø
e kə ʒε mɔ̃n- εʁ dɑ̃ mε ʃəvø
lεʁ də mozajkə sɔlitεʁə dɑ̃ lεz- ɔʁεjə
ynə mεʁdə də mustikə u ynə bεllə abεjə
ʒə nə sɥi pa fʁεlə
similεʁə o fʁəlɔ̃
fo dε ʁezεʁvə, ʒə pɑ̃z- ɑ̃kɔʁə də la mamεllə
ʒε lε pʁɔvizjɔ̃, sε puʁ sa kə ʒə syʁvi də tutə fasɔ̃
ʒə pʁɔdɥi mɔ̃ mjεl
ʃεʁʃə ynə eʃape dɑ̃ lε sɔ̃
lεz- εlə də labεjə klwatʁe dɑ̃ lə ʒεl
kɔ̃pʁɑ̃ lə fɔ̃
pœʁ də la fɔʁmə
ʒə mɛ̃bibə də mɔ̃ mɔ̃də kɔmə ynə epɔ̃ʒə
ynə masə ɛ̃fɔʁmə
ɑ̃n- evεj lə swaʁ, dɑ̃ lə nwaʁ, ʒə malɔ̃ʒə
suvɑ̃, ʒə dutə də mwa, suvɑ̃, ʒə dutə də lɔmə
œ̃ mal mə ʁɔ̃ʒə
ʒə nε pa la fɔʁmə
kɔmə œ̃ vjø sɛ̃ʒə
sε ɡʁiz- e mɔʁnə
kɔmə dy vjø lɛ̃ʒə
tutə lane, sε lotɔmnə
blɔke kɔmə ɡʁɛ̃ʒə
kɔ̃sεptœʁ distwaʁəz- u lə ɡla sɔnə
mε sɔ̃ʒəz- ɔ̃ sεʁtɛ̃z- aspε ɡʁœ̃ʒə
kə sεt- il pase puʁ kə lə lise paʁεsə monotɔnə ?
mεz- ɑ̃ʒə ɡaʁdjɛ̃ sɔ̃ sɑ̃ dutə œ̃ pø deʁɑ̃ʒe
mεz- ɑ̃ʒə sɔ̃ dε nwaʁə mezɑ̃ʒə
il nə mapɔʁte okœ̃ mesaʒə
il ni a pa də ʁepɔ̃sə, kə dε kɔ̃sekɑ̃sə
ʒə mə sɑ̃s kɔ̃tɑ̃ e pʁivileʒje dεtʁə ne ɑ̃ fʁɑ̃sə
nu puvɔ̃z- εtʁə libʁə, œʁøz- e vivʁə dɑ̃ la desɑ̃sə
alɔʁ, puʁkwa ε ʒə lɛ̃pʁesjɔ̃ də sufʁiʁ ɑ̃ silɑ̃sə ?
sε kɔmə staɲe dɑ̃z- ynə salə desɑ̃tə
ɑ̃ swa, ʒə ʃεʁʃə ynə sɛ̃bɔlikə, œ̃ byt, œ̃n- ideal, ynə pεʁfεksjɔ̃, vwaʁə lesɑ̃sə mεmə
ʒə ʁəfε lə mɔ̃də ɑ̃ limaʒinɑ̃ a lεkstʁεmə
ʒə kʁɛ̃ sεtə ʁealite e sε pɔsibilite
ʒε lɛ̃pʁesjɔ̃ də fɥiʁ œ̃ pø mε ʁεspɔ̃sabilite
ma pʁjɔʁite, sε boku lε mjɛ̃z- e lε mjεnə
avεk ø, sε sɑ̃z- ɔ̃tə, sɑ̃ ʒεnə
ʒε paʁfwa lə sɑ̃timɑ̃ də nə pa ase lεz- etʁɛ̃dʁə
dɑ̃ lε ʒø, ʒesε tʁo də vɛ̃kʁə
kɑ̃ ʒə vø ɡaɲe, ʒə sɥi bɔ̃ puʁ mə plɛ̃dʁə
mε, ʒə sɥi lwɛ̃ dεtʁə lə plysz- a plɛ̃dʁə
sεʁtɛ̃ dəvʁε ʁəvwaʁ lœʁ pʁjɔʁite
laʁʒe, sε dy papje
sε nɔʁmal davwaʁ pœʁ
nu navɔ̃ ʒamεz- ete pʁepaʁez- a sə ləʁə
nu navɔ̃ ʒamεz- ete pʁε puʁ leʁœʁ
kɔmɑ̃ εtʁə paʁe a səla ?
alɔʁ kə sεʁtɛ̃ nə tuʃəʁɔ̃ mεmə ʒamε lə εʁ εs a
ʒə mə mεtz- a la plasə də mɔ̃ pεʁə, də ma mεʁə, də ma sœʁ
ʒə vwaz- œ̃ pø də mwa
ɑ̃ pozisjɔ̃ asizə, ʒi sɥi dɔ̃k ʒi ʁεstə e ʒə sɥ dy kyl
syʁ lə kanape, ɑ̃bjɑ̃sə ʃjɑ̃tə kɔmə œ̃ sydɔky
sε nɔʁmal də sə ʃje dəsy
veneʁatœʁ də myzik, ʒə ʁefleʃi dəsy
ʒə fε dekɔle mɔ̃n- εspʁi e mε tɛ̃pɑ̃
sɔʁti də kuʁ, pa də kaskə, ekutœʁ bɔ̃ puʁ la kasə, batəʁi a katʁə puʁsɑ̃
ublje, ʒə sɥiz- œ̃ ʃəwiŋ ɡɔm dɑ̃z- œ̃ muʃwaʁ
ʒə nə sɥi plysz- œ̃n- ɑ̃ʒəlo, il ε vʁε, ʒə mə deʁɑ̃ʒə
ɑ̃ʒə deʃy nə sεsə də deʃwaʁ
mεz- emɔsjɔ̃ sɔ̃ mal ʁɑ̃ʒe
ɡɔme disi puʁ ʁεspawn o lɔbi
a paʁtiʁ disi, vuz- εtə pome kɔmə ʒə lə sɥi
tɑ̃ də ʃwa ɑ̃ vɥ dɑ̃z- ynə sələ vi
ɔʁ, il ni a plys də vi dɑ̃ lə ʃwa ki ε pʁi
vizaʒə aʁidə, ʒə sɑ̃s lə vidə
pa kʁediblə, ɔ̃ vwa mɔ̃ fasjεz- ymidə
sεt- a sə sɑ̃tiʁ səl e tʁistə kɔmə œ̃ vjø ʁiʃə
œ̃n- ɔmə εspʁi nwaʁo e mɔʁozə kɔmə œ̃ vjø povʁə
si sa kɔ̃tinɥ, lə vizaʒə a ʁidəz- aʁivəʁa ɑ̃ fʁodə
miʁaʒə eʁɔtikə, ʒə kʁi : « e o, tʁikə ! »
mεmə si ʒə nə lə sɑ̃s pa dɑ̃ mε tʁipə
ʁεvə dœ̃ byt eʁɔikə
œ̃n- abɑ̃dɔne
lə dεʁnje də la ʁɑ̃dɔne
ʒε vuly tɑ̃ dɔne
mεz- ɑ̃vi ʁəpaʁti sɑ̃ dine
mɔ̃n- eɡo nuʁʁi o søm
ʒεmə bjɛ̃ εtʁə səl
mε ʒε pœʁ dεtʁə səl
ɑ̃ flipə dεtʁə abɑ̃dɔne, lεse səl
bjɛ̃to ɥi miljaʁd syʁ teʁə, nu nə nu sɔmə ʒamε sɑ̃ti si səl
paʁfwa, ʒə nε pa la fwa
pœʁ də mwa
e pœʁ də tu
mε pœʁ də mwa syʁtu
kɑ̃ ʒə kuʁ, kɑ̃ ʒekʁi, pa kɑ̃ ʒə diskuʁ mε kɑ̃t- ɔ̃ mekutə
ʒεksfɔli œ̃ pø də mε fɔbi, mε fɔli, mε fεblesə
suvɑ̃ ʒə paʁlə pø e ʒə sɥi bʁœ̃ dɔ̃k ʒə pø fεʁə lə tenebʁø
ʒə puʁʁεz- εtʁə œ̃ ɡaʁ misteʁjø
alɔʁ kɑ̃ fε, ʒə sɥiz- ynə paʁɔdi flɛ̃ɡe dymɔʁistə də mε dø
mε sεt- ɛ̃si kə ʒə mεmə e kə ʒə memøs
maʁə də teʁe ma tεtə dɑ̃ lə sablə kɔmə œ̃n- emø
mεʁdə ! lwazo fəzɑ̃ sa ε lotʁyʃə
tɑ̃ pi ! il fo kə sa ʁimə
pa ɡʁavə ! də a a zεd, ʒə sɥi nynyʃə
tʁo də ʁəpʁoʃəz- e tʁo sɑ̃siblə, ε sə œ̃ kʁimə ?
ʒə sɥi mɔ̃n- ymuʁ, mεz- ymœʁ, mɔ̃n- amuʁ e sə kə lɔ̃n- a fε də mwa
ʒə sɥi deʒa ale tʁo lwɛ̃ paʁfwa, sε kə lɔ̃tɑ̃z- apʁε kə ʒə lε vy
o deby, sa sɔnə kɔmə ynə eʁœʁ
kɑ̃ ʒə mɑ̃ ʁɑ̃ kɔ̃tə, sεt- ynə ɔ̃tə
kɑ̃ ʒə vis, sa mə sεʁ dεɡzɑ̃plə
ʒə pɑ̃sə a mɔ̃n- amuʁ, sa mə sεʁ də mɔtœʁ
ʒə pɑ̃sə a mɔ̃n- ymuʁ, sa mə sεʁ də ʁɑ̃pə
vu pɑ̃se kə sεt- œ̃ pɔεmə, sa sεʁ də ləʁə
il i a mɔ̃ silɑ̃sə ki mə sεʁ də sɑ̃plə
ʒə natɑ̃dʁε pa də vwaʁ la ʒeneʁasjɔ̃ dapʁε
də vwaʁ ki a dy talɑ̃ e ki mə ʁɑ̃plasəʁε
avɑ̃ mwa, mɔ̃ pεʁə a ekʁi
il aʁεta kazi kɑ̃ ʒə naki
il ma pase lə flɑ̃bo, ʒɑ̃n- ε fε œ̃ fø də ʒwa
nɔ̃, ʒə nə ʁulə pa ɑ̃ lɑ̃bɔa kotwaje dε fijə də ʒwa
ʒə nə pɔʁtə pa də vεtəmɑ̃z- ɑ̃ lɑ̃bo, ʒə nə sɥi pa fis dɑ̃tibuʁʒwa
œ̃ ɡaʁ lɑ̃bda ?
ʒə puʁʁε dɑ̃se mɛ̃tənɑ̃ la lɑ̃bada
kə sa nə ʃɔkəʁε mεmə plys mε pɔtə
ɔ̃ ɡʁɑ̃di tʁo vitə, mεjœʁ ami dɑ̃fɑ̃sə di avwaʁ fyme dy pɔtə
kɔ̃tʁə sεʁtɛ̃, ʒə ɡaʁdə ynə desεpsjɔ̃ titanεskə
lamitje εt- œ̃ futy kɔ̃tʁa dɔ̃ ʒə navε pa ly lanεksə
ʒə ʁesasε lə pʁezɑ̃ e lə pase
mε ʒə vulε kɑ̃ mεmə lœʁ paʁle
alɔʁ kə də mwa, il puvε sɑ̃ pase
mε sɑ̃ fasɔ̃, ʒə nə vø pa fεʁə kɔmə si
mε sɑ̃ kɔ̃tʁəfasɔ̃, ʒə kʁwa kə ʒə vε fεʁə kɔmə sa
ʒə mimaʒinə fεʁə kɔmə si
alɔʁ kə ʒε fε kɔmə sa
mε səla ʃɑ̃ʒə kwa ɑ̃ swa
ʒə sɥi la plys bεllə dε plɑ̃tə vεʁtə
e ʒə lεz- amεʁdə
ʒɛ̃spiʁə lə malεzə, ʒə lε bεzə
ʒə lε ʒεnə mεz- o fɔ̃ ʒə lεz- εmə
ʒə mə pʁɑ̃ tʁo lə ʃu
ʒə nə sɥi pa ʃu dɑ̃ sεz- eta la
lə ɡlokə e lɑ̃ɡwasə otɑ̃ dɑ̃ lə bazaʁ kə syʁ letalaʒə
eɡaʁe dɑ̃ lə blizaʁ
izɔle kɔmə sε fʁazə
ʒε kɔmə dε pytɛ̃ də fazə
ty mə mεt dɑ̃z- œ̃ bɛ̃ a ʁəmu
sa ʁəmɥ lə tut- e sa miksə lε tɔʁ
sa dəvjɛ̃ œ̃ bɛ̃ a ʁəmɔʁd
lεʁ depʁime, si ty lə ʁalɔ̃ʒə dɑ̃ lə tɑ̃ :
nu diʁjɔ̃s « depʁesif » mε ʒə sɥi plyto blaze
ʒε ɡʁɑ̃di, dɔʁenavɑ̃, ʒə pø mə ʁaze
pwal də lado
bjɛ̃to di- sεt ɑ̃ : ynə vi dɑ̃ lə lɑ̃do
mε nə vis pa vʁεmɑ̃ : ynə vi syʁ lə ʁado
sɑ̃ sεsə ɑ̃ ʁadə, sɑ̃ sεsə il pʁɑ̃ lo
ʒə vis kɔmə œ̃ vjøz- a la ɔmə swi ɔmə
ʒə mə pʁɔtεʒə a pεnə kaʁ laʁmyʁə nε pa fini
ɔ̃ nε pa pʁɔteʒe kɑ̃t- ɔ̃n- a kə lə omə
œ̃ kaskə ki maskə lε ɡʁɑ̃z- aksə də no ʁəɡʁεz- ɛ̃fini
ʒε osi tɑ̃te də lə pɔʁte, də fεʁə sɑ̃blɑ̃, dεtʁə bo kɔmə lεz- otʁəz- wazo də la kanɔpe
ʒε di si dəsy kə ʒə nε pa də kaskə, sa sə li syʁ ma fasə kə ʒə sɥi lase, ʒesε dεtʁə ɔpe
ubli ki ty ε pɑ̃dɑ̃ kεlkz- ɛ̃stɑ̃
lə mɔ̃də ɑ̃tje ε paʁizjɛ̃, puʁ twa, il nɔ̃ pa lə tɑ̃
sε mjø kɔmə sa, kɔ̃sεʁvə œ̃ pø də tε sɑ̃timɑ̃
ʁezεʁvə lε puʁ ta pətitə ami, tɔ̃ klɑ̃, tɔ̃ psi, tε paʁɑ̃
ʒə fy sə ɡɔsə œ̃ pø kɔ̃ bεʁse paʁ limaʒinεʁə e lilyzjɔ̃
ʒε puse dɑ̃ lə doz- œ̃ ɡamɛ̃ ki mavε fε ʃje, dezɔle damjɛ̃ si ty li sεtə sitasjɔ̃ !
də mɔ̃n- ɔpsesjɔ̃
ʒɑ̃ fε la kɔ̃fesjɔ̃
ote mwa də sε dutə
œ̃ pø maʁə də vivʁə ɑ̃ ʁəbu
a sə stadə, il ni a plys ɡʁɑ̃ ʃozə də vʁεmɑ̃ vuly
lε pɑ̃se ʁepetitivə pylyle
e lε nəʁɔnəz- ɑ̃tʁə ø sə pɔlɥe
kɔ̃tʁə mwa mεmə, ʒə fε pʁəvə də kɔ̃bativite
puʁ mə pʁuve kə mε pɑ̃se saləz- e ɔpskyʁə
nə sɔ̃ pa dε veʁite
etʁɑ̃ʒə sɑ̃sasjɔ̃ davwaʁ suje mɔ̃n- εspʁi e də lavwaʁ ʁɑ̃dy ɛ̃pyʁ
ʒə vøz- e ʒə vε kuʁiʁ a la dεʁnjεʁə minytə kɔmə ʒə lε tuʒuʁ fε
sεt- œ̃ fε
sεt- ɑ̃ fε ynə vi pɔ̃ktye dalεtəmɑ̃z- a la mɔdə də lasmə
bizaʁə ɛ̃pʁesjɔ̃ də kɔ̃fɔ̃dʁə mεz- ɑ̃ɡwasəz- e mε fɑ̃tasmə
dɑ̃ mɔ̃ vwajaʒə, ʒə pasə la tεtə dɑ̃z- œ̃ nɥaʒə də famə
spiʁi dɑ̃ la lynə tuʁnə ɑ̃n- ɔʁbitə otuʁ də ma bitə
tεtə dɑ̃ lεz- etwalə, ʒə ɡaʁdə œ̃n- œj syʁ mwa e sə ki mabitə
ʒε mal mε ʒə lεksplikə, sε difisilə də fεʁə plysz- εksplisitə
ʒε y di- sεt ɑ̃tʁə tɑ̃, ʒə nə sε pa si ʒε myʁi u ʒystə ase ʒεʁme
ʒə mə sɥiz- œ̃ pø tʁo ɑ̃fεʁme
dɑ̃ la ʃɑ̃bʁə, sa sɑ̃ œ̃ pø lə ʁɑ̃fεʁme
ʒə vε kɔ̃tinɥe də sɔʁtiʁ
sa εdə a eklεʁsiʁ lεz- ide : lε vεʁtəz- e lεz- uvεʁtə
kɔ̃tʁεʁəmɑ̃ o tɔ̃tɔ̃ ʁasistə ki tɑ̃de a puʁʁiʁ
ki kɔ̃tinɥe də sə klɔʁə dɑ̃ lə nwaʁ
alɔʁz- ilz- akyze lə ku e ilz- akyze lε nwaʁ
plysz- okynə ʁeflεksjɔ̃
plys də ʁəmizə ɑ̃ kεstjɔ̃
si ʒə nə fε kə mə lamɑ̃te
kɔmɑ̃ avwaʁ lamə ɑ̃ pε ?
e mεmə si lə talɑ̃ ε mɔnymɑ̃tal
lə mɑ̃tal ε leʒεʁəmɑ̃ lamɑ̃tablə
pœʁ də ʁəsəvwaʁ dε tʁublə, dε maladi mɑ̃talə
ma memwaʁə a dε tʁus kɔmə lamɑ̃tal
də tʁε bɔ̃ suvəniʁ sɔ̃t- ɔmi
də plysz- ɑ̃ plys, ʒə pεʁd la fasə kɑ̃t- ɔ̃ sɑ̃ ʁakɔ̃tə avεk mεz- ɔmi
il εt- afiʃe « dɔne kɔʁɔ̃pɥəs » dɑ̃ mɔ̃n- εspʁi
ʒə nə sɥi ne ɑ̃ nə saʃɑ̃ ʁjɛ̃
mɛ̃tənɑ̃, ʒə sε tu mε ʒə nə sε ʁjɛ̃
opaʁavɑ̃ ʒə ʁətənε tu, dezɔʁmε ʒubli boku
opaʁavɑ̃ ʒə ʁətənε tu, dezɔʁmε ʒekʁi boku
a lekɔlə, ʒə nə dəmɑ̃də plys tʁo də vizibilite
ʒə nə ʃεʁʃə plysz- a mə fεʁə vwaʁ
avεk œ̃ ɡʁupə də pɔtə, il i y sɑ̃timɑ̃ də divizibilite
ʒə lεsə deʒa plys ɡlise, sa fε dy bjɛ̃ ɑ̃ sa
lεsə plasə o sɑ̃timɑ̃
ʒə sɥi lə pəti ʒeni, ʒεne, ɛ̃ʒeny, ʒεnɑ̃ mε ʒenjal ʁəɡaʁdɑ̃ sɔ̃n- ɑ̃plwa dy tɑ̃
sak a do syʁ lə vɑ̃tʁə : ʒə lə pɔʁtəʁε paʁ tus lε tɑ̃
aʁεtə də pɑ̃se o defo dε ʒɑ̃
aʁεtə də pɑ̃se o tjɛ̃
tɑ̃ kə ʒi pɑ̃sə, pɑ̃sə pa tʁo, tjɛ̃ !
ʒə mɑ̃ fus, ʒə fɔ̃sə e ʒə fɔ̃ puʁ ynə fijə kɔmə œ̃ bɔnɔmə də nεʒə ɑ̃n- aut
si bjɛ̃ εme, nu sɔmə deʒa aʁivez- o bu
no kœʁ vibʁε syʁ la mεmə fʁekɑ̃sə
mε pytə də distɑ̃sə a tɔʁdy lə ku də sεtə evidɑ̃sə
etɑ̃ plys vylneʁablə ɑ̃n- ɔʁ sεzɔ̃, ʒə vε tɑ̃te də syʁvivʁə a œ̃ ɡlasjal ɑ̃fe
ʒə nε plysz- ɑ̃vi də mə susje dy ʃɔw kə ʒə vε livʁe
ɔ̃ va ʒystə sə təniʁ ʃo pɑ̃dɑ̃ livεʁ
ɔ̃ va ʒystə evite də tʁo sə fεʁə ʃje
kɔle a ma famijə də nɛ̃, ʒə mə sɑ̃s deʒa kɔmə ɡylive
mε ʃəvø, sa fε œ̃ baj kə ʒə nə lεz- ε pa aʁaʃe
fini la maladi, la tʁiʃɔtijɔmani, adjø tʁistεsə dœ̃ kaʁnaʒə kapijεʁə
mɛ̃tənɑ̃ ʒə lε tʁipɔtə, vεstiʒə dœ̃ dε tɔk
apʁɑ̃dʁə a vivʁə e a εtʁə bjɛ̃ ε kɔmə ynə kyʁə də dezɛ̃tɔks
paʁfwa, ʒə sɥi mal e œ̃ ʃəvø tɔ̃bə, ʒə mə ʁapεllə lε tʁus dɑ̃ lε vøk
ynə salə epɔkə u ʒə lε mɑ̃ʒε kɔmə ynə vaʃə
finaləmɑ̃, ʒə kʁwa kə ʒε tuʒuʁz- y dε tʁusz- a kɔ̃ble
si vu ʃεʁʃjez- ynə baladə depʁimɑ̃tə, vu vwala kɔ̃ble
ɛ̃paʁfε ʒysko bu, nuz- esεjɔ̃ ʒystə dεtʁə kɔ̃ble
blaze də paʁle də fɔli asteʁiskə smile buʃə ɑ̃ tʁε asteʁiskə
ʒə divεʁsifjəʁε puʁ tuʒuʁ ʁεste buʃə be