Poeme : L’intrus Dans La Tour Aux Pendules
A Propos
J’ai pénétré la tour aux cent pendules,
Cent horloges asynchrones, en plein désaccord…
Nulle ne battait au même rythme que l’autre.
L’une disait : « c’est l’aurore »,
L’autre, que le soir est déjà là, et une autre encore,
La plus petite de toutes,
Prétendait que le temps n’a même pas pris son essor.
Ça sentait les soucis, l’odeur des calendulas,
Un parfum de fleurs broyées par les engrenages,
Sur nos vies diamétralement opposées,
Toi d’un côté, moi de l’autre, au fil des âges,
Comme deux chiffres juxtaposés, pris en otage.
J’ai cherché leur sens antihoraire,
Sous les aiguilles, les ressorts, les cadrans lunaires,
Dans ce mécanisme vide, sans aucun calendrier.
Mais il n’y avait rien à trouver,
Ni rouage imparfait, ni salut à espérer.
Rien que moi, l’intrus,
Dans cette tour illogique,
Et ces cent pendules magiques,
Suivant chacune leur propre voie,
Sans jamais nous demander pourquoi…
Simplement, un temps aléatoire.
L’intrus Dans La Tour Aux Pendules
Cent horloges asynchrones, en plein désaccord…
Nulle ne battait au même rythme que l’autre.
L’une disait : « c’est l’aurore »,
L’autre, que le soir est déjà là, et une autre encore,
La plus petite de toutes,
Prétendait que le temps n’a même pas pris son essor.
Ça sentait les soucis, l’odeur des calendulas,
Un parfum de fleurs broyées par les engrenages,
Sur nos vies diamétralement opposées,
Toi d’un côté, moi de l’autre, au fil des âges,
Comme deux chiffres juxtaposés, pris en otage.
J’ai cherché leur sens antihoraire,
Sous les aiguilles, les ressorts, les cadrans lunaires,
Dans ce mécanisme vide, sans aucun calendrier.
Mais il n’y avait rien à trouver,
Ni rouage imparfait, ni salut à espérer.
Rien que moi, l’intrus,
Dans cette tour illogique,
Et ces cent pendules magiques,
Suivant chacune leur propre voie,
Sans jamais nous demander pourquoi…
Simplement, un temps aléatoire.
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Poème en Phonétique
sɑ̃t- ɔʁlɔʒəz- azɛ̃kʁonə, ɑ̃ plɛ̃ dezakɔʁ…
nylə nə batε o mεmə ʁitmə kə lotʁə.
lynə dizε : « sε loʁɔʁə »,
lotʁə, kə lə swaʁ ε deʒa la, e ynə otʁə ɑ̃kɔʁə,
la plys pətitə də tutə,
pʁetɑ̃dε kə lə tɑ̃ na mεmə pa pʁi sɔ̃n- esɔʁ.
sa sɑ̃tε lε susi, lɔdœʁ dε kalɑ̃dyla,
œ̃ paʁfœ̃ də flœʁ bʁwaje paʁ lεz- ɑ̃ɡʁənaʒə,
syʁ no vi djametʁaləmɑ̃ ɔpoze,
twa dœ̃ kote, mwa də lotʁə, o fil dεz- aʒə,
kɔmə dø ʃifʁə- ʒykstapoze, pʁiz- ɑ̃n- ɔtaʒə.
ʒε ʃεʁʃe lœʁ sɑ̃sz- ɑ̃tiɔʁεʁə,
su lεz- εɡɥjə, lε ʁəsɔʁ, lε kadʁɑ̃ lynεʁə,
dɑ̃ sə mekanismə vidə, sɑ̃z- okœ̃ kalɑ̃dʁje.
mεz- il ni avε ʁjɛ̃ a tʁuve,
ni ʁuaʒə ɛ̃paʁfε, ni saly a εspeʁe.
ʁjɛ̃ kə mwa, lɛ̃tʁy,
dɑ̃ sεtə tuʁ illɔʒikə,
e sε sɑ̃ pɑ̃dylə maʒik,
sɥivɑ̃ ʃakynə lœʁ pʁɔpʁə vwa,
sɑ̃ ʒamε nu dəmɑ̃de puʁkwa…
sɛ̃pləmɑ̃, œ̃ tɑ̃z- aleatwaʁə.