Poeme : Pour Vous, Pour Nous.
A Propos
C’est le poème liminaire d’un recueil de poésie que je suis en train de finaliser. C’est une écriture contemporaine, se voulant rebelle.
Pour Vous, Pour Nous.
0.
Ce monde est cruel,
Volatile
Malhabile,
Uburlesque
Et si vil,
Invitant
Ces si vils
Humains
À se dignifier en déconnants
Bugs,
En détonnants
Smugs.
I.
22 ans de vie j’avais quand j’ai commencé à l’écrire, destin encore hypothétique, testament encore à l’état de graine non fertile.
Verset si singulier vous le verrez, si insolemment non classique, ne prônant beauté des vers, encensant monstruosité de l’envers
De poésie tronquée.
Écueils
Se dressant,
Orgueil
Fulminant
Et l’âme sanguinolente imbiba
De Cœur peur,
Imprégna ses draps
De sueur de l’agonie.
Et de ses yeux blanc nacré
Larmes de sel, larmes de sang
Tachèrent cœur
Et celui-ci, rageur,
Pensa :
La poésie est le reflet d’un visage d’ange estropié.
- Dans un souci de bien paraître aux yeux de Société, je vous prie de bien vouloir modérer vos propos immodérés, sous peine de censure immédiate suivie de poursuites au tribunal de l’Injustice.
II.
Ces mots-ci
Sont écœurants, insultants,
Irrespectueux, indélicieux
Vous devez vous le dire.
Vous devez me maudire
De là où vous me lisez
Car la Différence est belle
Et si c’est faux,
Alors rien n’est beau
À part Caveau.
III.
Je n’ai guère vécu bien longtemps
Dans cette vie follement intéressante
Et pourtant
Comme sensation d’avoir vécu
Dans deux
Univers totalement différents :
• Un monde bisounoursé,
Régi par
Parentales figures et règles écolières,
De l’enfer pouponnières.
N’ignorons guère
Règle première
Que nous enseigne exécrable monde :
Deviens comme autrui car métro boulot dodo est de vivre raison première,
Dodo est prise pour tenter de vivre et non de survivre,
Tenter d’oublier pour mieux s’mentir,
Médire sur autrui
Au banquet des vivants
Et s’maudire
En silence en entendant trompettes de l’apocalypse.
Procuration donnée à Autre pour qu’elle dirige notre vie,
Elle nous dirige vers cimetière
Les yeux fermés la bouche ouverte.
Un peu de mort un peu de Hess soit malheureux (index moralisateur levé) .
L’autre univers est Notre univers :
• Ce monde réel,
Où vivre est un tort,
Où règne loi du plus fort,
Où Société y fait sa loi
Sans foi ni lois
Véritables
Et où les louanges,
Nombreuses et proférées par des anges
À diabolique frange,
Ne se font qu’aux plus malIntentionnés.
IV.
J’me noie
Dans ce visqueux
Poison
Que sécrète en permanence Société pour tenter d’oublier douceur
D’ipséité,
Douleur
De lithopédion.
V.
Toi qui me lis,
Je me sens lié à toi,
Nous ne faisons qu’un dans notre individualité
Mais nous ne vous faisons confiance pour nous diriger
Et nous ne nous faisons confiance pour nous aimer
Et je ne me fais confiance qu’à part dans mon sommeil,
Alors à qui peut-il faire confiance, mon autre Moi ?
À toi, folie des grandeurs aimant par-dessus tout l’argent ?
À toi, lumière, me guidant tel un aveugle
À travers labyrinthe éreintant ?
Nous sommes humains,
Nous sommes terriens,
Nous sommes univeriens
Nous sommes habitants
De l’univers et pourtant
Nous ne sommes rien
De plus qu’un grain
De poussière perdu dans une entité
Hypothétiquement
Infinie.
VI.
Je me souviens encore de ce sentiment grisant
Qui m’habitait quand je traçais mes premiers mots
Sur papier encore vierge ; je pressentais que ce recueil
Était destiné à être différent, et souffrir
De sa différence il devrait,
Etre rejeté par les puissants
Puisant
Dans leur arrogance pour tenter de m’étriller,
De mépriser
Mon art, de m’épuiser,
De maîtriser
Ce sombre poète.
VII.
(Eh, j’te parle, Moi du futur, quand tu me reliras, n’oublie pas ce qu’on a sacrifié,
Ce qu’on a pour ce résultat scarifié) .
J’inspire et j’expire,
Civils, ennemis et amis
Hésitent
À lire suite,
Mettez-vous-y,
Plongez dans l’abîme où s’éteint le nacré.
Ce monde est cruel,
Volatile
Malhabile,
Uburlesque
Et si vil,
Invitant
Ces si vils
Humains
À se dignifier en déconnants
Bugs,
En détonnants
Smugs.
I.
22 ans de vie j’avais quand j’ai commencé à l’écrire, destin encore hypothétique, testament encore à l’état de graine non fertile.
Verset si singulier vous le verrez, si insolemment non classique, ne prônant beauté des vers, encensant monstruosité de l’envers
De poésie tronquée.
Écueils
Se dressant,
Orgueil
Fulminant
Et l’âme sanguinolente imbiba
De Cœur peur,
Imprégna ses draps
De sueur de l’agonie.
Et de ses yeux blanc nacré
Larmes de sel, larmes de sang
Tachèrent cœur
Et celui-ci, rageur,
Pensa :
La poésie est le reflet d’un visage d’ange estropié.
- Dans un souci de bien paraître aux yeux de Société, je vous prie de bien vouloir modérer vos propos immodérés, sous peine de censure immédiate suivie de poursuites au tribunal de l’Injustice.
II.
Ces mots-ci
Sont écœurants, insultants,
Irrespectueux, indélicieux
Vous devez vous le dire.
Vous devez me maudire
De là où vous me lisez
Car la Différence est belle
Et si c’est faux,
Alors rien n’est beau
À part Caveau.
III.
Je n’ai guère vécu bien longtemps
Dans cette vie follement intéressante
Et pourtant
Comme sensation d’avoir vécu
Dans deux
Univers totalement différents :
• Un monde bisounoursé,
Régi par
Parentales figures et règles écolières,
De l’enfer pouponnières.
N’ignorons guère
Règle première
Que nous enseigne exécrable monde :
Deviens comme autrui car métro boulot dodo est de vivre raison première,
Dodo est prise pour tenter de vivre et non de survivre,
Tenter d’oublier pour mieux s’mentir,
Médire sur autrui
Au banquet des vivants
Et s’maudire
En silence en entendant trompettes de l’apocalypse.
Procuration donnée à Autre pour qu’elle dirige notre vie,
Elle nous dirige vers cimetière
Les yeux fermés la bouche ouverte.
Un peu de mort un peu de Hess soit malheureux (index moralisateur levé) .
L’autre univers est Notre univers :
• Ce monde réel,
Où vivre est un tort,
Où règne loi du plus fort,
Où Société y fait sa loi
Sans foi ni lois
Véritables
Et où les louanges,
Nombreuses et proférées par des anges
À diabolique frange,
Ne se font qu’aux plus malIntentionnés.
IV.
J’me noie
Dans ce visqueux
Poison
Que sécrète en permanence Société pour tenter d’oublier douceur
D’ipséité,
Douleur
De lithopédion.
V.
Toi qui me lis,
Je me sens lié à toi,
Nous ne faisons qu’un dans notre individualité
Mais nous ne vous faisons confiance pour nous diriger
Et nous ne nous faisons confiance pour nous aimer
Et je ne me fais confiance qu’à part dans mon sommeil,
Alors à qui peut-il faire confiance, mon autre Moi ?
À toi, folie des grandeurs aimant par-dessus tout l’argent ?
À toi, lumière, me guidant tel un aveugle
À travers labyrinthe éreintant ?
Nous sommes humains,
Nous sommes terriens,
Nous sommes univeriens
Nous sommes habitants
De l’univers et pourtant
Nous ne sommes rien
De plus qu’un grain
De poussière perdu dans une entité
Hypothétiquement
Infinie.
VI.
Je me souviens encore de ce sentiment grisant
Qui m’habitait quand je traçais mes premiers mots
Sur papier encore vierge ; je pressentais que ce recueil
Était destiné à être différent, et souffrir
De sa différence il devrait,
Etre rejeté par les puissants
Puisant
Dans leur arrogance pour tenter de m’étriller,
De mépriser
Mon art, de m’épuiser,
De maîtriser
Ce sombre poète.
VII.
(Eh, j’te parle, Moi du futur, quand tu me reliras, n’oublie pas ce qu’on a sacrifié,
Ce qu’on a pour ce résultat scarifié) .
J’inspire et j’expire,
Civils, ennemis et amis
Hésitent
À lire suite,
Mettez-vous-y,
Plongez dans l’abîme où s’éteint le nacré.
Ra’salphen
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Poème en Phonétique
zeʁo.
sə mɔ̃də ε kʁyεl,
vɔlatilə
malabilə,
ybyʁlεskə
e si vil,
ɛ̃vitɑ̃
sε si vil
ymɛ̃
a sə diɲifje ɑ̃ dekɔnɑ̃
byɡ,
ɑ̃ detɔnɑ̃
smyɡ.
i.
vɛ̃t- døz- ɑ̃ də vi ʒavε kɑ̃ ʒε kɔmɑ̃se a lekʁiʁə, dεstɛ̃ ɑ̃kɔʁə ipɔtetikə, tεstame ɑ̃kɔʁə a leta də ɡʁεnə nɔ̃ fεʁtilə.
vεʁsε si sɛ̃ɡylje vu lə veʁe, si ɛ̃sɔlamɑ̃ nɔ̃ klasikə, nə pʁonɑ̃ bote dε vεʁ, ɑ̃sɑ̃sɑ̃ mɔ̃stʁyozite də lɑ̃vεʁ
də pɔezi tʁɔ̃ke.
ekɥεj
sə dʁesɑ̃,
ɔʁɡœj
fylminɑ̃
e lamə sɑ̃ɡinɔlɑ̃tə ɛ̃biba
də kœʁ pœʁ,
ɛ̃pʁeɲa sε dʁa
də sɥœʁ də laɡɔni.
e də sεz- iø blɑ̃ nakʁe
laʁmə- də sεl, laʁmə- də sɑ̃
taʃεʁe kœʁ
e səlɥi si, ʁaʒœʁ,
pɑ̃sa :
la pɔezi ε lə ʁəflε dœ̃ vizaʒə dɑ̃ʒə εstʁɔpje.
dɑ̃z- œ̃ susi də bjɛ̃ paʁεtʁə oz- iø də sɔsjete, ʒə vu pʁi də bjɛ̃ vulwaʁ mɔdeʁe vo pʁɔpoz- imɔdeʁe, su pεnə də sɑ̃syʁə imedjatə sɥivi də puʁsɥitəz- o tʁibynal də lɛ̃ʒystisə.
ji.
sε mo si
sɔ̃t- ekeyʁɑ̃, ɛ̃syltɑ̃,
iʁεspεktɥø, ɛ̃delisjø
vu dəve vu lə diʁə.
vu dəve mə modiʁə
də la u vu mə lize
kaʁ la difeʁɑ̃sə ε bεllə
e si sε fo,
alɔʁ ʁjɛ̃ nε bo
a paʁ kavo.
jji.
ʒə nε ɡεʁə veky bjɛ̃ lɔ̃tɑ̃
dɑ̃ sεtə vi fɔlmɑ̃ ɛ̃teʁesɑ̃tə
e puʁtɑ̃
kɔmə sɑ̃sasjɔ̃ davwaʁ veky
dɑ̃ dø
ynive tɔtaləmɑ̃ difeʁɑ̃ :
œ̃ mɔ̃də bizunuʁse,
ʁeʒi paʁ
paʁɑ̃talə fiɡyʁəz- e ʁεɡləz- ekɔljεʁə,
də lɑ̃fe pupɔnjεʁə.
niɲɔʁɔ̃ ɡεʁə
ʁεɡlə pʁəmjεʁə
kə nuz- ɑ̃sεɲə εɡzekʁablə mɔ̃də :
dəvjɛ̃ kɔmə otʁɥi kaʁ metʁo bulo dɔdo ε də vivʁə ʁεzɔ̃ pʁəmjεʁə,
dɔdo ε pʁizə puʁ tɑ̃te də vivʁə e nɔ̃ də syʁvivʁə,
tɑ̃te dublje puʁ mjø smɑ̃tiʁ,
mediʁə syʁ otʁɥi
o bɑ̃kε dε vivɑ̃
e smodiʁə
ɑ̃ silɑ̃sə ɑ̃n- ɑ̃tɑ̃dɑ̃ tʁɔ̃pεtə də lapɔkalipsə.
pʁɔkyʁasjɔ̃ dɔne a otʁə puʁ kεllə diʁiʒə nɔtʁə vi,
εllə nu diʁiʒə vεʁ simətjεʁə
lεz- iø fεʁme la buʃə uvεʁtə.
œ̃ pø də mɔʁ œ̃ pø də εs swa maləʁøks (ɛ̃dεks mɔʁalizatœʁ ləve) .
lotʁə ynivez- ε nɔtʁə ynive :
sə mɔ̃də ʁeεl,
u vivʁə εt- œ̃ tɔʁ,
u ʁεɲə lwa dy plys fɔʁ,
u sɔsjete i fε sa lwa
sɑ̃ fwa ni lwa
veʁitablə
e u lε lwɑ̃ʒə,
nɔ̃bʁøzəz- e pʁɔfeʁe paʁ dεz- ɑ̃ʒə
a djabɔlikə fʁɑ̃ʒə,
nə sə fɔ̃ ko plys malɛ̃tɑ̃sjɔne.
iv.
ʒmə nwa
dɑ̃ sə viskø
pwazɔ̃
kə sekʁεtə ɑ̃ pεʁmanɑ̃sə sɔsjete puʁ tɑ̃te dublje dusœʁ
dipseite,
dulœʁ
də litɔpedjɔ̃.
ve.
twa ki mə li,
ʒə mə sɑ̃s lje a twa,
nu nə fəzɔ̃ kœ̃ dɑ̃ nɔtʁə ɛ̃dividɥalite
mε nu nə vu fəzɔ̃ kɔ̃fjɑ̃sə puʁ nu diʁiʒe
e nu nə nu fəzɔ̃ kɔ̃fjɑ̃sə puʁ nuz- εme
e ʒə nə mə fε kɔ̃fjɑ̃sə ka paʁ dɑ̃ mɔ̃ sɔmεj,
alɔʁz- a ki pø til fεʁə kɔ̃fjɑ̃sə, mɔ̃n- otʁə mwa ?
a twa, fɔli dε ɡʁɑ̃dœʁz- εmɑ̃ paʁ dəsy tu laʁʒe ?
a twa, lymjεʁə, mə ɡidɑ̃ tεl œ̃n- avøɡlə
a tʁavεʁ labiʁɛ̃tə eʁɛ̃tɑ̃ ?
nu sɔməz- ymɛ̃,
nu sɔmə teʁjɛ̃,
nu sɔməz- ynivəʁjɛ̃
nu sɔmə-abitɑ̃
də lynivez- e puʁtɑ̃
nu nə sɔmə ʁjɛ̃
də plys kœ̃ ɡʁɛ̃
də pusjεʁə pεʁdy dɑ̃z- ynə ɑ̃tite
ipɔtetikəmɑ̃
ɛ̃fini.
vi.
ʒə mə suvjɛ̃z- ɑ̃kɔʁə də sə sɑ̃timɑ̃ ɡʁizɑ̃
ki mabitε kɑ̃ ʒə tʁasε mε pʁəmje mo
syʁ papje ɑ̃kɔʁə vjεʁʒə, ʒə pʁəsɑ̃tε kə sə ʁəkœj
etε dεstine a εtʁə difeʁɑ̃, e sufʁiʁ
də sa difeʁɑ̃sə il dəvʁε,
εtʁə ʁəʒəte paʁ lε pɥisɑ̃
pɥizɑ̃
dɑ̃ lœʁ aʁɔɡɑ̃sə puʁ tɑ̃te də metʁije,
də mepʁize
mɔ̃n- aʁ, də mepɥize,
də mεtʁize
sə sɔ̃bʁə pɔεtə.
vji.
(ε, ʒtə paʁlə, mwa dy fytyʁ, kɑ̃ ty mə ʁəliʁa, nubli pa sə kɔ̃n- a sakʁifje,
sə kɔ̃n- a puʁ sə ʁezylta skaʁifje) .
ʒɛ̃spiʁə e ʒεkspiʁə,
sivil, εnəmiz- e ami
ezite
a liʁə sɥitə,
mεte vuz- i,
plɔ̃ʒe dɑ̃ labimə u setɛ̃ lə nakʁe.
sə mɔ̃də ε kʁyεl,
vɔlatilə
malabilə,
ybyʁlεskə
e si vil,
ɛ̃vitɑ̃
sε si vil
ymɛ̃
a sə diɲifje ɑ̃ dekɔnɑ̃
byɡ,
ɑ̃ detɔnɑ̃
smyɡ.
i.
vɛ̃t- døz- ɑ̃ də vi ʒavε kɑ̃ ʒε kɔmɑ̃se a lekʁiʁə, dεstɛ̃ ɑ̃kɔʁə ipɔtetikə, tεstame ɑ̃kɔʁə a leta də ɡʁεnə nɔ̃ fεʁtilə.
vεʁsε si sɛ̃ɡylje vu lə veʁe, si ɛ̃sɔlamɑ̃ nɔ̃ klasikə, nə pʁonɑ̃ bote dε vεʁ, ɑ̃sɑ̃sɑ̃ mɔ̃stʁyozite də lɑ̃vεʁ
də pɔezi tʁɔ̃ke.
ekɥεj
sə dʁesɑ̃,
ɔʁɡœj
fylminɑ̃
e lamə sɑ̃ɡinɔlɑ̃tə ɛ̃biba
də kœʁ pœʁ,
ɛ̃pʁeɲa sε dʁa
də sɥœʁ də laɡɔni.
e də sεz- iø blɑ̃ nakʁe
laʁmə- də sεl, laʁmə- də sɑ̃
taʃεʁe kœʁ
e səlɥi si, ʁaʒœʁ,
pɑ̃sa :
la pɔezi ε lə ʁəflε dœ̃ vizaʒə dɑ̃ʒə εstʁɔpje.
dɑ̃z- œ̃ susi də bjɛ̃ paʁεtʁə oz- iø də sɔsjete, ʒə vu pʁi də bjɛ̃ vulwaʁ mɔdeʁe vo pʁɔpoz- imɔdeʁe, su pεnə də sɑ̃syʁə imedjatə sɥivi də puʁsɥitəz- o tʁibynal də lɛ̃ʒystisə.
ji.
sε mo si
sɔ̃t- ekeyʁɑ̃, ɛ̃syltɑ̃,
iʁεspεktɥø, ɛ̃delisjø
vu dəve vu lə diʁə.
vu dəve mə modiʁə
də la u vu mə lize
kaʁ la difeʁɑ̃sə ε bεllə
e si sε fo,
alɔʁ ʁjɛ̃ nε bo
a paʁ kavo.
jji.
ʒə nε ɡεʁə veky bjɛ̃ lɔ̃tɑ̃
dɑ̃ sεtə vi fɔlmɑ̃ ɛ̃teʁesɑ̃tə
e puʁtɑ̃
kɔmə sɑ̃sasjɔ̃ davwaʁ veky
dɑ̃ dø
ynive tɔtaləmɑ̃ difeʁɑ̃ :
œ̃ mɔ̃də bizunuʁse,
ʁeʒi paʁ
paʁɑ̃talə fiɡyʁəz- e ʁεɡləz- ekɔljεʁə,
də lɑ̃fe pupɔnjεʁə.
niɲɔʁɔ̃ ɡεʁə
ʁεɡlə pʁəmjεʁə
kə nuz- ɑ̃sεɲə εɡzekʁablə mɔ̃də :
dəvjɛ̃ kɔmə otʁɥi kaʁ metʁo bulo dɔdo ε də vivʁə ʁεzɔ̃ pʁəmjεʁə,
dɔdo ε pʁizə puʁ tɑ̃te də vivʁə e nɔ̃ də syʁvivʁə,
tɑ̃te dublje puʁ mjø smɑ̃tiʁ,
mediʁə syʁ otʁɥi
o bɑ̃kε dε vivɑ̃
e smodiʁə
ɑ̃ silɑ̃sə ɑ̃n- ɑ̃tɑ̃dɑ̃ tʁɔ̃pεtə də lapɔkalipsə.
pʁɔkyʁasjɔ̃ dɔne a otʁə puʁ kεllə diʁiʒə nɔtʁə vi,
εllə nu diʁiʒə vεʁ simətjεʁə
lεz- iø fεʁme la buʃə uvεʁtə.
œ̃ pø də mɔʁ œ̃ pø də εs swa maləʁøks (ɛ̃dεks mɔʁalizatœʁ ləve) .
lotʁə ynivez- ε nɔtʁə ynive :
sə mɔ̃də ʁeεl,
u vivʁə εt- œ̃ tɔʁ,
u ʁεɲə lwa dy plys fɔʁ,
u sɔsjete i fε sa lwa
sɑ̃ fwa ni lwa
veʁitablə
e u lε lwɑ̃ʒə,
nɔ̃bʁøzəz- e pʁɔfeʁe paʁ dεz- ɑ̃ʒə
a djabɔlikə fʁɑ̃ʒə,
nə sə fɔ̃ ko plys malɛ̃tɑ̃sjɔne.
iv.
ʒmə nwa
dɑ̃ sə viskø
pwazɔ̃
kə sekʁεtə ɑ̃ pεʁmanɑ̃sə sɔsjete puʁ tɑ̃te dublje dusœʁ
dipseite,
dulœʁ
də litɔpedjɔ̃.
ve.
twa ki mə li,
ʒə mə sɑ̃s lje a twa,
nu nə fəzɔ̃ kœ̃ dɑ̃ nɔtʁə ɛ̃dividɥalite
mε nu nə vu fəzɔ̃ kɔ̃fjɑ̃sə puʁ nu diʁiʒe
e nu nə nu fəzɔ̃ kɔ̃fjɑ̃sə puʁ nuz- εme
e ʒə nə mə fε kɔ̃fjɑ̃sə ka paʁ dɑ̃ mɔ̃ sɔmεj,
alɔʁz- a ki pø til fεʁə kɔ̃fjɑ̃sə, mɔ̃n- otʁə mwa ?
a twa, fɔli dε ɡʁɑ̃dœʁz- εmɑ̃ paʁ dəsy tu laʁʒe ?
a twa, lymjεʁə, mə ɡidɑ̃ tεl œ̃n- avøɡlə
a tʁavεʁ labiʁɛ̃tə eʁɛ̃tɑ̃ ?
nu sɔməz- ymɛ̃,
nu sɔmə teʁjɛ̃,
nu sɔməz- ynivəʁjɛ̃
nu sɔmə-abitɑ̃
də lynivez- e puʁtɑ̃
nu nə sɔmə ʁjɛ̃
də plys kœ̃ ɡʁɛ̃
də pusjεʁə pεʁdy dɑ̃z- ynə ɑ̃tite
ipɔtetikəmɑ̃
ɛ̃fini.
vi.
ʒə mə suvjɛ̃z- ɑ̃kɔʁə də sə sɑ̃timɑ̃ ɡʁizɑ̃
ki mabitε kɑ̃ ʒə tʁasε mε pʁəmje mo
syʁ papje ɑ̃kɔʁə vjεʁʒə, ʒə pʁəsɑ̃tε kə sə ʁəkœj
etε dεstine a εtʁə difeʁɑ̃, e sufʁiʁ
də sa difeʁɑ̃sə il dəvʁε,
εtʁə ʁəʒəte paʁ lε pɥisɑ̃
pɥizɑ̃
dɑ̃ lœʁ aʁɔɡɑ̃sə puʁ tɑ̃te də metʁije,
də mepʁize
mɔ̃n- aʁ, də mepɥize,
də mεtʁize
sə sɔ̃bʁə pɔεtə.
vji.
(ε, ʒtə paʁlə, mwa dy fytyʁ, kɑ̃ ty mə ʁəliʁa, nubli pa sə kɔ̃n- a sakʁifje,
sə kɔ̃n- a puʁ sə ʁezylta skaʁifje) .
ʒɛ̃spiʁə e ʒεkspiʁə,
sivil, εnəmiz- e ami
ezite
a liʁə sɥitə,
mεte vuz- i,
plɔ̃ʒe dɑ̃ labimə u setɛ̃ lə nakʁe.